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ÊTRE HUMAIN...

 
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MichelFOURNIER
Invité





MessagePosté le: Mar Jan, 2006 6:33 am    Sujet du message: ÊTRE HUMAIN... Répondre en citant

ÊTRE HUMAIN….


Citation:
Nous savons qu'il existe un Univers, composé de milliards de poussières qui se déplacent selon des lois qui ne regardent que lui, dans un TEMPS qui est à son échelle...

Nous savons qu'il existe, dans cet Univers, une poussière bien plus petite que bien d'autres, plus grosse que d'autres, appelée de manière conventionnelle "TERRE"...

Nous savons donc qu'il existe une planète, la Terre, qui se meut dans un Univers, l'Univers ayant des dimensions spatiales et temporelles "INCOMMENSURABLES"... tandis qu'on attribue à la Terre l'éventualité d'un début et d'une fin….



Citation:
Nous savons qu'il y eut, sur cette Terre, un jour, un couple originel d'humains identiques par le sang, les larmes, les membres,… mais différents ET complémentaires par les organes de reproduction, sortis d'on ne sait où (des extra-terrestres ensemenceurs, un dieu créateur, un singe copulant avec une truie, des bactéries évolutives , etc...etc…???) .

Nous savons qu'il y eut, sur cette Terre, un enfant. Ce couple constitué de deux humains, après qu'ils se soient accouplés, conçoit un petit d'humain qui va grandir pour rencontrer celui ou celle avec qui il concevra à son tour un nouveau petit d'humain ... cette succession de générations fabriquera ce qu'il convient de nommer "HUMANITE", avec ses errances, ses progrès et ses reculs, tout autant que ses déchirements et ses retrouvailles...

Nous savons qu'il y eut, pour cette humanité, la découverte du TEMPS qui passe. Cette "HUMANITE" avance dans un TEMPS que les humains matérialisent avec leurs systèmes de mesure (la femme plus proche du temps "lunaire" qui est celui qui rythme ses menstrues, l'homme plus proche du temps "solaire" qui rythme les récoltes, les migrations des troupeaux, …) et cette humanité se construit, à mesure de son avancée dans ce temps, des "lois" qui évoluent en fonction de l'accumulation et de la vérification de ses connaissances, acquises par ses expériences, ces connaissances qui composent le SAVOIR HUMAIN qui se transmet de génération en génération en se précisant et s'élargissant sans cesse...



L'Univers et la Terre s'inscrivent et évoluent dans un TEMPS qui n'est pas celui des humains....
Ils évoluent selon des "lois" éventuelles (probables !) que l'humain ne connaît pas car elles échappent à son SAVOIR qui est basé sur des connaissances "à son niveau"... inscrites dans un TEMPS qui est à son échelle... évaluable par ses critères…

Les évolutions de l'Univers et de la Terre ont des effets tantôt bénéfiques, tantôt négatifs, tantôt indifférents pour l'humain qui est avant tout préoccupé par sa survie quand les conditions sont difficiles, par sa vie quand les conditions sont bonnes, et par son bonheur quand les conditions sont excellentes...

Pour accéder à ce bonheur final, l'humain sait qu'il doit apporter SATISFACTION à ses besoins fondamentaux, que cette satisfaction doit être DURABLE en s'inscrivant dans le temps humain, que cette satisfaction doit être FIABLE parce que permanente quels que soient les effets de l'évolution de l'Univers et de la Terre , cette évolution se déroulant dans un TEMPS non-humain que l'humain perçoit comme étant "éternel"...

Pour avancer dans le TEMPS que des lois qui lui échappent lui impartissent, l'homme va personnaliser toutes ces forces qui l'entourent et dont il est l'OBJET, afin d'accéder à la compréhension des mécanismes qui gèrent sa destinée… et tenter de devenir SUJET de son destin, être AUTONOME et RESPONSABLE, LIBRE, sans dieu ni maître

C'est par cette compréhension qu'il saura le mieux mobiliser sa volonté et son énergie pour agir sur son environnement et sur lui-même, afin de se "fabriquer" les conditions optimales à son épanouissement, indispensables à l'accession au "BONHEUR"…

Il échangera cette compréhension avec ses congénères, lui donnant une forme variable en fonction des connaissances d'un MOMENT ou d'un LIEU : si c'est le mythe qui est le mieux accessible à un moment de l'humanité, c'est par le mythe que la compréhension sera communiquée. Si c'est la religion qui est la plus accessible à un autre moment de l'humanité, c'est par les religions que la compréhension sera communiquée. Si les mythes et les religions trouvent leurs limites, c'est l'imagination (la science-fiction par exemple, ou les contes, les légendes…) qui prend le relais et les extra-terrestres peuvent ainsi devenir le mode d'expression de ces forces extérieures qui échappent à la compréhension "rationnelle" des humains, … le "rationnel" étant strictement ce qui est compréhensible et accessible à l'échelle de l'humain et du temps où il s'inscrit…et qu'il nomme "REALITE"…

Mais cette compréhension, variable donc dans son expression, selon les époques, présente cette particularité que , pour ce qui est du fond, elle conduit TOUJOURS à la même évidence… qui est celle qui a été rappelée au début de ce texte….ce qui nous montre que TOUTES les boucles créées par les humains "se bouclent"…. que la fin d'une civilisation est le début d'une autre…et que, dans tous les cas, si les civilisations passent, les humains restent… et resteront jusqu'à ce que leur ignorance ou les lois de l'Univers et de la Terre n'en décident autrement…….

Avant que de savoir quelle sera la destinée de l'humain selon les lois de cet Univers, il faut que l'HUMAIN veille donc à amplifier son SAVOIR pour ne pas être ignorant et ne pas être victime de son ignorance, à échanger avec ses congénères, dans la fraternité et la solidarité, pour enrichir et affiner ce SAVOIR, qu'il veille à préserver chaque humain qui est un joyau dans l'humanité, afin que l'espèce humain puisse, le plus longtemps possible, se perpétuer dans cet Univers sans fin… quoique, qui sait ???… mais c'est là une histoire qui nous dépasse…

1er janvier 2006

Meilleurs voeux à toutes et à tous...

Michel FOURNIER
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je-positive



Inscrit le: 09 Déc 2005
Messages: 18

MessagePosté le: Mar Jan, 2006 10:12 am    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Tout d'abord, sachez que j'ai une profonde admiration pour vos écrits qui s'accordent plus ou moins bien avec ma conception de l'univers. Laissez-moi vous décrire avec exactitude cette conception qui fait corps avec moi-même depuis près d'un demi-siècle.

L'homme a d'abord tenté d'établir des "relations"entre les éléments du monde qui l'entoure. La notion d'information lui étant étrangère jusqu'à une époque récente (Shannon, 1948), il a cru qu'il pouvait résoudre ses problèmes humains de la même façon que ceux du monde physique, avec la thermodynamique. Mais l'information n'est qu' "information", elle n'est ni masse ni énergie (Wiener), bien qu'elle ait besoin d'elles pour exister. La "structure", c'est-à-dire l'ensemble des relations existant entre les éléments d'un ensemble, est ce qui fait que le tout ajoute quelque chose de plus à la somme des éléments (j'estime l'avoir trés bien expliqué dans mon deuxième avant-dernier message). On pourrait même dire que ce nouvel ensemble immatériel possède les caractéristiques fondamentales de l'Esprit. Mais la connaissance de l'ensemble des relations nous sera toujours interdit. L'objectivité ne peut espérer qu'abstraire un sous-ensemble à l'ensemble des relations. L'idéalisme réside dans le fait de croire que ce sous-ensemble constitue l'ensemble des relations, la Structure, alors que nous n'avons accès qu'à des "sous-structures". Du moins, est-il utile, pour rendre efficace l'action, de faire appel au maximum d'entre elles. Or, ce qui caractérise des systèmes vivants justement, c'est la structure particulière suivant laquelle la matière s'organise en eux.

Dans des systèmes hypercomplexes, il ne s'agit plus de trouver des "causes" à une action, car la causalité ne peut plus être conçue comme linéaire ("cause-effet"), suivant l'interprétation du déterminisme de la fin du XIXè siècle. Il s'agit de "systèmes" dont il est indispensable de découvrir d'abord l'organisation, pour en comprendre les mécanismes d'action. Les organismes vivants sont toujours des systèmes ouverts, par rapport à l'énergie qu'ils dégradent, conformément au deuxième principe de la thermodynamique. On peut dire que par l'intermédiaire de la photosynthèse, c'est l'énergie solaire qui coule en eux. On pourrait même admettre que cette énergie, en augmentant l'agitation et l'état d'excitation des particules, leur a fourni l'occasion, dans des conditions physico-chimiques particulières, d'augmenter leurs chances de rencontre, et donc d'association dans des structures moléculaires plus complexes qui furent à l'origine des structures vivantes (Laborit, 1961).

L'ordre et la complexité apparaissent ainsi comme une conséquence d'un désordre croissant. L'apparition des ensembles enzymatiques permit ensuite de réduire considérablement la participation de l'énergie cinétique et de la contrôler, dans la réalisation des réactions chimiques. Sur le plan informationnel, le problème apparaît plus complexe. En effet, les organismes sont constitués par "niveaux d'organisation". Utilisant le sens étymologique du terme d'information, on appelle "information-structure", celle qui organise aussi bien un être vivant qu'un ensemble social et "information circulante", celle constituée par l'ensemble des messages circulant entre les individus sub-cellulaires, cellulaires, organiques et sociaux permettant le maitient temporaire de l'information-structure dans le temps et l'espace. L'existence des niveaux d'organisation résulte peut-être du fait qu'en dehors de la symbiose (origine des mitochondries et des plastes), l'accroissement des structures vivantes se réalise par l'intégration d'un matériel inanimé qui leur est extérieur, donc par le passage de ce matériel à travers une surface qui ne croît que comme les carrés alors que les volumes croissent comme les cubes.

Or, chaque niveau d'organisation englobe le précédent et se trouble englobé par celui de complexité supérieure, la complexité résultant alors du nombre des niveaux d'organisation du système envisagé. On passe ainsi de la molécule à l'ensemble enzymatique, puis aux organisations intracellulaires (mitochondries, noyau, cytosol, membranes, etc.), des organites aux cellules, des cellules aux organes, des organes aux systèmes, avant d'atteindre le niveau de l'organisme entier. Chaque système d'organisation constitue un système fermé sur le plan de sa structure, et sa fonction est généralement régulée par le feed back (rétroaction). Le maintien de l'information-structure exprimé par l'état de "satisfaction" de la société cellulaire qui constitue un organisme multicellulaire exige que le système nerveux qui en est informé puisse agir en retour sur l'environnement et l'informe, le mette en forme, le transforme, conformément à sa structure propre. Malgré cette schématisation systématique trés superficielle, on conçoit cependant que chaque niveau d'organisation d'un système doit avoir pour finalité celle de l'ensemble et que la finalité de l'ensemble doit permettre celle de chaque niveau d'organisation sous-jacent. On conçoit ainsi qu'il n'y a pas d'analogie à rechercher entre les structures des différents niveaux d'organisation, mais à comprendre comment leurs structures différentes peuvent concourir à la même finalité, et par quels mécanismes. En ce sens, "la seule raison d'être d'un être c'est d'être", de conserver son "information-structure" et, quelle que soit la richesse de son comportement, là réside sa "téléonomie", son seul projet sans quoi il n'y aurait pas d'êtres. Il est "programme" de telle façon qu'il "est" et notre problème n'est pas de savoir comment ni pourquoi il nous présente la "structure" que nous lui découvrons mais de prendre connaissance le mieux possible de cette structure.

En effet, s'il n'existe pas de hierarchie de dominance dans un organisme, c'est que chaque cellule, chaque organe, chaque système remplit une "fonction" dont la finalité est de participer au maintien de la structure de l'ensemble sans laquelle aucun niveau d'organisation, du plus simple au plus complexe, ne pourrait survivre. Enfin, la notion de niveaux d'organisation que l'on retrouve, dans l'anatomie fonctionnelle du système nerveux central, débouchant sur des comportements, permet de comprendre pourquoi les faits observés en éthologie, par l'étude du comportement animal, ne peuvent être intégralement transposés dans celle du comportement humain, car l'Homme est seul à posséder des zones associatives suffisamment développées pour créer de l'information à partir de son imaginaire et pour utiliser un langage symbolique. Le réductionnisme, on le comprend, consiste donc à couper la commande extérieure à un niveau d'organisation, la commande extérieure au système qu'on observe et à croire qu'en décrivant le fonctionnement de ce niveau d'organisation isolé, on a compris l'ensemble du fonctionnement du système, en ignorant aussi le fonctionnement des parties qui le constituent.

Et la société dans tout ça ?

Nous y voilà ! J'ai expliqué trés sommairement -ou plutôt résumé un dossier personnel de 219 pages- le mécanisme de complexité cellulaire dont la formation d'un organisme évolué en est l'aboutissement. Mais ce principe, valable à l'échelle biologique, l'est également à celle de la société. Les organismes individuels ne sont que des éléments transitoires dans la chaîne continue, autoperpétuée de la vie. Comme nous le savons, il y a un processus évolutionnaire produisant des formes d'existence de plus en plus parfaites. Ce fait est essentiel pour notre analyse. La continuité de la vie et l'apparition d'espèces et de comportements plus évolués ne sera pas possible sans l'accumulation et le transfert de l'expérience, génération après génération. A la lueur de ce processus, le flux de la vie ainsi que la mort elle-même cessent d'apparaître comme des phénomènes purement négatifs et deviennent au contraire significatifs. Les minéraux ne sont pas mortels, ils sont stables et inchangeables, néanmoins ils n'ont pas d'expérience, ils ne se développent pas et n'évoluent pas comme le font les organismes. La facilité avec laquelle les organismes peuvent être influencés de l'extérieur, et donc leur vulnérabilité, sont des conditions nécessaires pour expérimenter, et par conséquent apprendre et se développer. Puisque l'évolution aboutit à des formes de vie de plus en plus parfaites, le but de la mort est de servir la vie.

Contrairement aux animaux, l'homme accumule deux types d'expérience : organique et intellectuelle. Pour pouvoir préserver ces deux volets de l'expérience humaine, un double système de protection est nécessaire. Quand les individus meurent, ils survivent non seulement à travers leurs gènes mais aussi à travers le corpus de leur connaissance extériorisée (le CC). Par conséquent l'homme est sujet à deux type de transfert de l'expérience, et donc à deux types d'évolution : génétique et culturelle. L'homme non seulement perçoit et pense mais également, et cela est crucial, extériorise et préserve la connaissance en dehors de son cerveau, construisant par là même le CC. Tant que le CC va en s'accroissant, chaque nouvelle génération hérite une plus grande acccumulation de connaissance. Le CC acru qui en résulte affecte les hommes plus puissamment et accélére leur évolution culturelle. Ainsi, la relation entre la connaissance et l'évolution devient plus compréhensible. Le développement de la connaissance, d'abord sous la forme de la perception sensible, puis de la cognitation intellectuelle, apparaît comme un aboutissement logique de la lutte de la nature pour arriver à des formes de vie toujours plus riches et perfectionnées.

Autant que nous le sachions, l'évolution culturelle est une forme unique de développement qui n'a pas de parallèle dans la nature. Ce n'est pas seulement une expansion de processus naturels ou une prolongation directe de l'évolution biologique. Cette dernière produit des organismes qui sont totalement contenus dans l'ordre de la vie organique, et ne menacent ou n'altèrent pas cet ordre de manière significative. Tel n'est pas le cas en ce qui concerne l'évolution culturelle, ou plus précisément, le développement de la connaissance qui élève l'homme au-dessus des autres organismes et change sa relation avec la nature.

Jusqu'à présent le futur de l'humanité était assuré par la nature, c'est-à-dire par l'urgence biologique de se reproduire et par l'équilibre écologique entre l'homme et son habitat. L'urgence de se reproduire s'accompagnait de la croyance que la descendance tout comme les parents auraient une place au soleil et seraient suffisamment pourvus de tout ce dont ils pourraient avoir besoin. Personne ne se souciait de l'humanité dans son ensemble; l'homme continuait de se reproduire, la nature suivait en supportant les conséquences. Ainsi la propagation de l'espèce humaine était un processus naturel alimenté en énergie par le dynamisme biologique. L'homme participait à ce processus sans discernement et, dans cette mesure, ne différait pas des animaux. Actuellement néanmoins, nous assistons à un changement dans la relation entre l'homme et son support biologique. Avec le développement rapide de la connaissance et la croissance exponentielle des pouvoirs démiurgiques de l'homme, le dynamisme biologique ne suffit plus à assurer le futur de la race humaine. Son intellect a donné à l'homme des pouvoirs qui vont au-delà de ce que nous connaissons dans la nature et qui ne cessent de grandir. Bien plus, la connaissance crée des désirs toujours nouveaux et plus sophistiqués et rend possible la rapide croissance démographique de l'espèce humaine.

A l'inverse des autres animaux, l'homme doit à présent se contrôler lui-même et assurer la responsabilité de son avenir. Les hommes ont à présent une plus grande capacité de progresser que jamais auparavant. Mais, en contrepartie, ils ont acquis une possibilité sans précédent de s'autodétruire. Pour la première fis dans l'histoire, l'humanité est pleinement responsable de son futur (démonstration du principe que j'ai juste énoncé dans mon deuxième avant-dernier message, à savoir que c'est l'homme qui prépare le devenir de l'humanité). Les changements dans la condition humaine sont causés soit par des facteurs extérieurs soit par l'activité de l'homme. De plus en plus ces changements sont produits, directement ou indirectement, par l'homme lui-même. Leurs effets peuvent être prémédités, comme l'amélioration des soins médicaux, ou incontrôlés, comme la pollution.

Appelons le système dans lequel vit l'homme le système existentiel (SEH). Ce système est composé de quatre éléments : les humains, la nature, le corpus de la connaissance et les produits de l'activité rationnelle, qu'ils soient de nature matérielle, tels que les maisons et les outils, ou immatérielle, tels que les lois et coutumes. Le système est dynamique, fournit sa propre énergie et il grandit en taille, complexité et efficacité. C'est un système néguentropique, qui évolue de plus en plus vite. Il est différent des autres systèmes de la nature, que ceux-ci soient inanimés ou écologiques. Puisque c'est un système, il s'ensuit que les lois générales des systèmes s'appliquent au SEH; c'est pourquoi une approche systémique du SEH est pertinente.

L'homme a produit deux des quatre composants de ce système. De plus son activité continue d'accroître la sphère de la connaissance et la sphère des produits et donc de modifier la relation entre :

a) l'homme et les autres éléments du système
b) la connaissance et les autres éléments, et
c) les produits et les autres éléments

Ainsi, les actions de l'homme ont pour effet de transformer toutes les relations existant entre les parties du système. Cela a des conséquences trés importantes pour le système dans son ensemble, aussi bien que pour chaque élément du système. Le SEH change et il change de plus en plus vite. C'est un système ouvert. Son ouverture croît avec la croissance du CC, c'est-à-dire avec le progrès de l'homme. Proportionnellement à la croissance de l'ouverture du système, le taux de changement du système s'accroît. Cela signifie que plus le SEH se développe, moins un état donné du système a des chances de se maintenir ou de servir de base pour une description définitive du système dans son ensemble, ou bien de l'homme. Le facteur humain devient une composante de plus en plus importante et déterminante du système. Le système devient de plus en plus un système fait par l'homme. Le système est l'oeuvre de l'homme non pas en tant qu'il serait le résultat intentionnel de son activité, mais en tant qu'il est un produit dérivé de son activité. Le caractère changeant et toujours plus complexe du système est ce qu'il y a de plus prévisible comme résultat de l'activité rationnelle de l'homme. Ce fait est suffisamment fondamental et universel pour être exprimé dans les lois suivantes :

1re loi : la taille et la complexité du SEH sont proportionnelles au niveau de l'activité rationnelle.
2ème loi : l'effet causal du SEH sur l'homme est porportionnel à sa nature (taille et complexité)
3ème loi : le niveau de complexité de la vie humaine et les problèmes auquels elle a à faire face sont proportionnels au SEH.

Ces lois sont, bien sûr, étroitement imbriqués et tournent autour d'un facteur commun qui influence de plus en plus vite la taille de l'homme : le facteur de la connaissance. Une question intrigante soulevée par le SEH concerne la différence entre la causalité exercée par le SEH et la nature infrahumaine. Le SEH est plus complexe que les environnements des animaux, plus hétérogène et plus changeant. Quelle qu'ait pu être la situation au commencement de l'aventure humaine, la nature n'est plus l'habitat propre de l'homme et elle ne saurait satisfaire tous ses besoins. L'intellect de l'homme transcende la nature, créant un monde nouveau, en un mot la sphère des structures conceptuelles et rationnelles, le CC; ce corpus n'est pas simplement fait d'entités différenters de celles qui composent la nature, il est aussi gouverné par des lois différentes. C'est un ordre de réalité totalement différent de la nature.

Il y a deux effets généraux et apparemment contradictoires de l'impact du SEH sur l'homme : l'un est de toute évidence positif et l'autre paraît négatif. Le système agit comme un protecteur de la vie, qui la rend plus facile. Il donne à l'existence aisance et richesse et stimule la croissance du potentiel humain : potentiel biologique et, plus encore, potentiel psychologique. D'un autre côté, néanmoins, le système engendre des situations de complexité croissante; les visions du monde, les modèles et modes de vie ont tendance à tomber rapidement en désuétude. Stimulé et défiée par le système, la volonté de l'homme s'ingénie à constamment dépasser les accomplissements du passé, à s'ajuster à de nouvelles situations et à explorer des horizons inconnus. Le défi lancé par le SEH est d'une importance capitale pour l'évolution de l'humanité.


A quel stade d'évolution, sommes-nous parvenus au jour d'aujourd'hui ?

Une question surgit à ce point conernant la nature de la réalité. Pour les hommes, la réalité est surtout faite d'objets, en accord avec le vrai sens du mot :"realis, ou "choses", et les langages, avec les mathématiques, sont utilisés pour décrire les "choses". Quand la réalité est faite de personnes on se sert du langage pour donner une approximation des intentions et des sentiments, ou de l'"esprit". Eu égard au problème de déterminisme biologique et culturel, ces exemples illustrent la variété des prédispositions biologiques, et la manière dont elles influencent les culture. La culture, à son tour, rétroagit sur la biologie, à travers les mécanismes de sélection. Comme exemple plus concret de la complexité de ce processus, nous pouvons considérer un aspect particulier du langage qui est devenu critique pour la survie de toutes les sociétés modernes : les systèmes écrits. Ce qui ressort des rapports humains a été appliqué à résoudre les problèmes qu'engendre le partage des ressources (une propension biologique des mères humaines, qui a été accentuée culturellement chez les pères humains. etc.).

Les systèmes écrits antiques ont trouvé leur origine dans la documentation des échanges économiques (solutions culturelles aux besoins biologiques). L'homme, qui est inévitablement responsable pour les économies de surplus (via les systèmes de domination biologique), a inventé l'écriture (capacité intellectuelle de symbolisation) afin de résoudre le problème de savoir qui devrait quoi à qui. Dans l'antique civilisation sumérienne, où sont apparus les premiers systèmes écrits, les écoles étaient faites uniquement pour les hommes (un résultat culturel de la domination). En dépit du fait que cette situation a persisté pendant plus de quatre mille ans, presque jusqu'à nos jours, 80% de tous les dyslexiques sont des hommes, ce qui est surement un des arguments les plus frappants contre le déterminisme culturel dans l'histoire humaine.

A partir du moment où un système écrit a évolué, il commence à avoir un impact dans les domaines culturels. Les mythes peuvent être transcrits, de nouveaux mythes créés et la littérature est née. Les sanctions sociales évoluent vers des systèmes légaux comprenant des règles, des codes et des contrats. La puissance politique peut être décrétée par écrit, d'abord "sacrée" puis séculière. Aujourd'hui, nous nous trouvons au milieu d'une révolution informatique qui aura tant d'importance pour notre évolution culturelle qu'a eue celle de l'invention de l'écriture. Nous sommes témoins de la vitesse à laquelle une technique nouvelle et vraiment puissante peut influencer l'organisation sociale : nous devons cependant nous rappeler que nous venons à peine d'atteindre l'étape de l'alphabet. Les spécialistes de l'informatique inventent encore des langages qui permettront à nous autres mortels d'avoir accès à "l'esprit de la machine". Ces langages sont des codes de haut niveau qui retranscrivent le système à deux phonèmes de l'ordinateur -disposés en longues files sans signification directe (12211122112121121)-, en codes biologiquement porteurs de sens, comme les mots prononçables. Quand ces langages deviendront accessibles à chacun, de la même manière que dans l'alphabet phonétique, leur impact sur la culture humaine sera incalculable.

Pour clore ce message, je voudrais citer Jean-Michel Robert :

"Depuis quelques centaines de milliers d'années, il est un cortex cérébral humain alors développé, tel que nous le connaissons aujourd'hui, trés probablement.
"Depuis quelques dizaines de milliers d'années, ce cortex humain sait parler, chanter, dessiner.
"Depuis quelques milliers d'années seulement il sait comment écrire et lire.
"Depuis quelques centaines d'années seulement il sait comment compter.
"Depuis quelques années, il converse avec des microprocesseurs qu'il a lui-même inventés."
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Lai



Inscrit le: 05 Jan 2006
Messages: 975

MessagePosté le: Jeu Jan, 2006 7:00 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Il est parfois des travaux qui sont grands comme le jour et inutile comme la nuit , ne s'en servent que les étoiles et les lueurs vagues de l'aurore

Se dire ,une effluve un rien sinon se griser à soi-même nonchalemment

Ma question à cette synthèse cybernétique est " l'homme est il une machine?"

Peut on penser le social sur des analogies pseudo-structuralo-biologiques ?
La volonté de synthèse n'est elle pas une volonté dans un miroir sans lumière?

Qui trop embrasse mal étreint?

Est ce seulement beau parce que c'est inutile ?

Peut être me reconnais je dans votre message ce goût de comprendre et cette vanité de croire comprendre le compris ? Vanité ou obscure nécessité Pourquoi savoir ? Pourquoi vouloir savoir et (se) le dire?

Ce besoin de maitrise semble nous venir devant l'immensité des luminaires et des feux célestes et dont la cosmologie mythique en est le premier pas jusqu'aux sciences disséquantes d'aujourd'hui Les sciences aujourd'hui fusionnent leur domaines d'observation en sciences toujours nouvelles vers de plus insondables mystères soulevés avec un soudain vertige d'une maitrise qui n'arrive jamais

Vivre cela va t il sans dire? Le verbe ou le verbiage est il le masque de l'impuissance?

Créer c'est faire du neuf peut on créer en répétant du su et du crû connu?

Peut on oser créer et se donner un autre vertige celui de se tourner (enfin) vers un peu de son essentiel ( la vaisselle en rade ou le mesquin quotidien de chaussettes sales qui traînent et de mots d'amour à dire? )

Peut on inventer et créer son savoir pour être au monde Etre au monde passe t il par le créer à partir du journal des autres en faire sa chronique propre

Sommes nous à l'interstice du savoir des autres N'y a t il pas en nous un gai savoir qui consiste à dire autre chose que les autres n'ont jamais dit

Peut on oser le savoir jusqu'à la folie , folie d'en rire ?

L'illusion de l'harmonie des strates systémique nous aide t elle à vivre?

Ne m'en veuillez pas d'être caustique je suis à la recherche du vrai toujours inlassablement pour moi qui sonne un peu creu Un peu cloche quoi mais quelle musique Venez vous faire de la musique avec moi?

Au plaisir
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MichelFOURNIER
Invité





MessagePosté le: Jeu Jan, 2006 9:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Ne m'en veuillez pas d'être caustique je suis à la recherche du vrai toujours inlassablement pour moi qui sonne un peu creux


Il serait grandement temps que vous finissiez par le trouver....

Vous verrez, c'est le pied....

Relisez le texte que je vous ai soumis, "ÊTRE HUMAIN"... et dites-moi simplement ce qu'il contient de FAUX...

S'il ne contient rien de FAUX, alors il contient le VRAI...

Mais, de grâce, limitez-vous strictement au contenu !!!

Cordialement

Michel FOURNIER
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