ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mer Déc, 2005 4:23 am Sujet du message: |
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Elle m'appela en fin d'après-midi, alors j'y suis allé. Elle m'accueilla à demie-nue entre deux kiss, à demie vue elle m'indiqua son PC pané. Vite réparé. Je ne sais plus comment nous nous sommes rencontrés. Nous nous parlions comme ça, occasionnellement. On ne voulait pas tout savoir l'un de l'autre. C'était très bien comme ça. Elle m'appelait principalement pour ses problèmes en informatique. J'étais aussi son webmaster. Ah, voilà, cela me revient. Nous nous sommes rencontrés sur le net, dans un salon de discussion. On tchattait. Elle cherchait un webmaster pour créer son site érotique. Pour la conseiller afin de mener une promotion efficace sur internet. J'ai crée son site, puis il fut intégré dans un réseau en relation à son domaine, afin que son activité soit rentable. Le charme. Bon d'accord, un charme pornographique. Mais peu importe les détails de sa vie, je voyais une fille bien. On sortait de temps en temps ensemble. Juste comme des camarades. Il n'y avait aucun mec avec elle, elle passait inaperçue. Elle semblait toujours un peu ailleurs. Comme moi. Mais à contrario de moi, elle n'était pas malheureuse. Pas heureuse, juste dans le mouvement. Sa présence me rendait bonne mine. En fait... en fait, je crois qu'elle était un peu malheureuse autant, au fond. Je croise quelques femmes parfois qui lui ressemblent. Le regard surtout, sombre, toujours cette ombre dans ses yeux, toujours au bout un petit éclat, cette lueur. J'ai toujours beaucoup d'affection pour elle, oui, beaucoup. Mes mots sous votre lecture donneront cette impression que j'y suis amoureux. Peu importe, je ne cherche pas à savoir. Mon coeur, mon corps, mon âme, mes peines traînent aujourd'hui. Me traîne sans plus m'entraîner. Nulle part. J'ai bien rencontré cette femme depuis, cette personne qui devait juger de mon cas, qui ne me sentait pas, tout comme moi je ne me sens plus. Mais je reviens sur le souvenir de ma camarade. Mes pensées se trouvent au soir, ce fameux soir où je la vis pour la dernière fois. Sa peau. Elle ressemblait à... enfin... elle était comme un livre brûlé. Je l'ai à peine vu. Les ambulances, les pompiers, les flics, enfin toute une mêlée agitée. Juste son regard passait sur moi, juste un signe de la main, mais comment pouvait-elle lever encore cette main, comment m'a t elle reconnu dans la cohue. Elle pénétra dans ces lumières...
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Je pénètre dans ces lumières où les gens s'agitent. Du rouge, du bleu, du puissant ! C'est assourdissant mais j'aime ça ! Ce soir, c'est décidé, je m'oublie jusqu'au petit matin. La musique effrénée m'emmènera sans refrain. Tiens, une tête que je connais "coucou" un petit signe de la main, mais il me parait ailleurs. Mais non roooooo ce n'est pas mon mec. Enfin... pas encore, c'est un chouette gars. J'ai décidé d'arrêter mon activité. Enfin, mes exhibitions pornos sur le net. Ca gagne bien mais je n'y suis plus, plus assez de distance. Je suis prise entre plusieurs émotions en ce moment. Comment lui faire comprendre ? Comment m'y prendre, je verrai bien demain. Mais j'arrête ça maintenant, ça ne me dit vraiment plus rien du tout. Je vais reprendre mes études, en psycho. Être amoureuse de lui me donne de nouvelles forces. J'ai pas mal d'argent, ça va m'aider à garder mon autonomie quelques temps. Température, la température, il faut chaud ici je trouve. J'ai l'impression d'étouffer. Mais où est-il ? Tout ces mouvements, comme une échappée. Je ne sais pas ce qui se passe, je ne vois plus rien ! On me bouscule, on me presse, ces hurlements, tout est opaque "Dé... rila...eur... fait... ar... rdiaque... réa... ation..." tout est nuit. Mais ces lueurs, cette blancheur. Et lui, mais où est-il ? Mon amour "troi... ilgramme... ject... cédure... asse... ite... autr..." des anges blancs m'accompagnent. Suis-je morte ? Aucun souvenir, aucun corps, aucune réalité me fait face, seulement de la glace. Un palais de glace aux lustres solaires. Tout est à jamais sans fonte. Le chaud de mon coeur, à lui, je suis désormais toute à la vie.
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C'est mon dernier souvenir, le plus terrible lorsque la réanimation devait se faire sur place, juste derrière l'ambulance. Je me disais que ce n'était pas possible, qu'elle n'allait pas mourir maintenant comme ça... "mais dis leur que tu es vivante, dis leur qu'ils t'emmènent !"... c'était n'importe quoi dans ma tête. Toutes les pensées coexistaient. Je la voyais sourire, je l'entendais rire, et puis lorsque nous étions au café, je la taquinais quelque fois, on usait d'un humour commun, pour ne dire, d'une complicité. Sa vie défila devant mes yeux, en cet instant, notre vie entière jusqu'à la mort. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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