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maJie

Inscrit le: 14 Mai 2005 Messages: 605 Localisation: Bretagne
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Posté le: Mar Déc, 2005 8:23 pm Sujet du message: un témoignage d'un passage carcéral |
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puisque le sujet sur les prisons a été abordé, je vais apporter mon témoignage sur les conditions carcérales puisque je les ai vécues en 1994.
11 ans ont passé et je peux revoir ce passage douloureux de ma vie sans en ressentir aujourd'hui de l'émotion. Il m'a fallu quand même quelques années pour ne plus avoir peur d'une clé, d'un bruit, d'une sirène, d'une porte qui s'ouvre ou se ferme tout simplement.
Mais commençons d'abord par la garde à vue. Pour moi, physiquement c'est ce que j'ai trouvé de plus éprouvant. Des hommes de la PJ (police judiciaire) débarquent chez moi et me demandent de les suivre, sans en connaître le motif. Il est 20H30, je suis en pantalon de survêtement, chausson aux pieds et petit pull-over (octobre 94, il ne fait pas chaud dehors). Je leur demande s'il y en a pour longtemps, mes enfants attendent comme moi la réponse. "Non, non, juste quelques questions !" ... je les ai suivi, mettant mes baskets et ma veste. Je me retourne vers mes enfants et je leur dit à tout à l'heure avec un sourire.
nb : Je ne suis jamais retournée dans mon domicile de l'époque.
Je n'ai pas de menottes pour sortir de chez moi par contre ils m'en mettent en rentrant dans leurs locaux. Et commence alors un interrogatoire. Au début j'écoute ce qu'ils disent et puis tout d'un coup tout se referme dans ma tête ... je ne veux plus rien entendre et je me terre dans un silence avec juste cette phrase : "je n'ai rien à vous dire" ... "je n'ai rien à vous dire" .. "je ne suis pas responsable des actes d'autrui". Un homme m'emmène dans la cellule de la police ... je n'ai plus aucune notion de temps, je suis fatiguée et je m'inquiète pour mes enfants. Mais je ne peux rien faire et je tombe dans un rêve où je me vois en cellule (eh oui ! rêve et réalité parfois se réunissent). J'ai froid. On m'a enlevé mes lacets de chaussure, le cordon de mon survêtement et on a refermé la porte. Un néon reste allumé sur moi, je suis assise sur le banc avec d'autres femmes qui pleurent ou qui se mettent à crier subitement. La porte s'ouvre et j'apprends que le médecin est là, il doit voir l'état de santé de chacun. Nous passons une par une. Je le vois, c'est la nuit et il me pose la question : "est-ce que tout va bien ?" ... je lui réponds "non, j'ai froid, j'ai faim, je manque de sommeil, j'ai mal partout et nous n'avons pas de couverture. Est-il possible au moins d'avoir une couverture ?" et la seule réponse que j'obtiens "je ne peux pas le demander, je suis là pour vérifier que vous êtes en vie et en santé". Aucun examen, rien ... juste une question et je retourne avec mon froid au ventre dans la cellule. Je me recroqueville et j'essaie de dormir (qui dort dîne !) mais à peine le sommeil m'effleure que la porte s'ouvre à nouveau et on lance mon nom. Nouvel interrogatoire ... et je les vois taper sur leur ordinateur sans que je dise un seul mot. Ils font l'histoire et je continue "je n'ai rien à vous et je ne signerai rien". On me remet en cellule .... et cela dure 2 jours sans savoir s'il fait jour ou nuit. Puis enfin, après un dernier interrogatoire on m'apprend qu'il y a un mandat de dépôt pour moi. Je ne comprends pas ce que cela veut dire et ils comprennent. Alors ils m'annoncent qu'ils m'emmènent en prison ... je n'ai pas bronché ... je n'étais plus atteinte par les mots et j'ai suivi docilement ....
La porte de la prison s'ouvre, un sas, puis une autre. Nous sommes toujours dans la voiture et j'entends les policiers me dire : "nous sommes désolés pour vous". Là j'ai un petit trou dans ma mémoire ... je me vois être fouillée et on me met toute nue (c'est une femme qui contrôle) puis elle me remet entre les mains d'un maton, qui m'emmène dans une pièce où l'on me donne quelques culottes, un peignoir de bain, un pantalon et un pull over et aussi une brosse à dent. Mais je n'ai pas de dentifrice ni de savon. Puis j'avance en suivant, sans faire de bruit ... comme dans un rêve ! j'entends quand même les bruits de la prison ... les cris, les pas et le cliquetis d'une clé. Au passage on m'a donné des draps pour que je puisse faire mon lit. J'arrive dans une cellule de 20 m2 environ et il y a déjà 6 femmes (on peut en mettre 8 ! et peu de temps après nous avons été au complet).
La seule chose que je me rappelle à ce moment là c'est ... le lit (je ne savais pas que c'était aussi bon de trouver un lit).
Le lendemain je fais une demande de liberté conditionnelle et 2 jours après j'avais la réponse négative. J'en refais une autre aussitôt et toujours négative. J'en fais une 3e pour ne pas qu'on m'oublie dans ce trou ... mais la réponse toujours négative. Alors sans rien dire, je me suis allongée dans mon lit et j'ai refusé toute nourriture. On pouvait enfermer mon corps à leur convenance mais on ne pouvait pas enfermer mon esprit. Mes co-détenues ont eu toute sorte de réactions face à cela. Une s'est approchée et m'a parlé de Dieu ... une autre voulait me casser la gueule (c'était son expression), elle ne comprenait pas ma détermination silencieuse et elle me provoquait. D'autres m'ont raconté leurs histoires et je les écoutais avec le sourire.
Je ne pouvais pas faire peser mon cas sur les autres, alors je faisais tout ce que l'on me disait (le ménage à l'eau de javel chaque jour, je lavais mes petites culottes quand c'était mon tour ; eh oui ! c'est difficile de faire sécher le linge en même temps dans si peu d'espace). Pour faire sa toilette, il y avait un coin avec un muret, la cuvette des toilettes était à côté du lavabo. Elles m'ont prêté leur savon, leur dentifrice et m'offraient du thé (c'est la seule chose que j'avalais ainsi que l'eau). Je n'avais aucun argent, je n'avais droit à rien mais c'était sans importance, je n'avais besoin de RIEN
Chaque nuit, toutes les heures, un maton soulève l'oeilleton sur la porte et allume la lumière du plafond ... pour vérifier que l'on dort bien !! à 6H30 du mat', la lumière reste allumée ... cela veut dire que tout le monde doit être habillée pour avoir droit au petit déjeuner (un café immonde et du pain sec ... il faut avoir de l'argent pour s'acheter du beurre, de la confiture, du miel) mais ce n'est pas mon problème, je reste dans mon lit. Une légère tension commence à monter, elles ont peur qu'il se passe quelque chose pour moi et c'est comme cela qu'e la direction a su que je refusais de manger. A l'époque je n'étais pas bien grosse, les os me faisaient mal ; en position couchée je ne pouvais pas me mettre en chien de fusil, les os de ma jambe ne supportaient pas le contact de l'autre jambe.
La seule réponse ! j'ai eu droit à une entrevue avec le juge d'instruction qui m'a demandé où j'en étais. Et j'ai répondu là encore "je n'ai rien à vous dire, je n'ai rien à faire ici". Je suis repartie aussi sec mais arrivée à la prison, j'apprends que je suis transférée à la prison de Fresnes. J'oubliais ! avant de sortir par le sas pour retrouver les gendarmes cette fois, j'ai eu droit à une fouille corporelle totale .. visite au juge avec menottes ... puis refouille totale avant d'entrer. Je fais mon baluchon, je n'ai pas eu le temps de dire à mes co-détenues que j'étais transférée que je me retrouve encore une fois à la fouille totale corporelle (nb : c'est très humiliant car on me regarde toutes les parties du corps). J'arrive à Fresnes ... c'est impressionnant ! tout est immense, c'est une vieille prison. J'ai un trou de mémoire ... je me retrouve à poil à tenir un numéro en-dessous de mon visage et un flash vient me rappeler la réalité. Je me rhabille ... je marche et je me retrouve encore à un sas où j'ai le droit encore à une fouille totale corporelle. Je ne suis plus rien à ce moment là, plus rien qu'un numéro ... parce que je n'entendrai que ce numéro là jusqu'à la fin. Je ne sais pas combien de couloirs j'ai marché ... j'étais du côté hôpital. J'ai retrouvé un lit et je ne voulais que dormir et que l'on me foute la paix, la paix de l'âme était déjà en moi.
Pendant tout le temps de ma détention provisoire, je n'ai eu droit à aucune visite, aucune lettre, aucun contact, aucune nouvelle. Un trou total où il a fallu que je ressorte.
Pendant quelques années je ne pouvais plus voir à la TV un seul film, aucune émission où la prison était abordée. Pendant des mois je n'ai pas pu tenir une seule clé dans la main. Pendant des semaines, je n'ai pas pu manger normalement pourtant ma mère me faisait tous les plats que j'aimais. Alors j'ai été à l'hôpital de la ville et ils m'ont branché des perfusions pour je réapprenne à vivre normalement.
Revenir de rien n'est pas facile ... mais cela m'a fait prendre conscience que la vie avait une valeur bien plus grande que tous les scénarios que l'on essaie de vous fabriquer.
Calumette _________________ "Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d'autre" Paul Eluard |
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maJie

Inscrit le: 14 Mai 2005 Messages: 605 Localisation: Bretagne
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Posté le: Mar Déc, 2005 8:41 pm Sujet du message: |
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J'espère maintenant Monsieur Fournier que lorsque vous écrirez sur mon passage carcéral, vous entendrez votre coeur méchant.
Vous pouvez écrire tout ce que vous voulez à mon sujet, je n'ai pas peur de mes choix passés ou présent. J'aime la vie et personne ne pourra m'enlèver cet amour que je mets au plus haut de mon esprit.
Calumette _________________ "Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d'autre" Paul Eluard |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mar Déc, 2005 8:50 pm Sujet du message: |
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Personne ne peut t'enlever le meilleur. Au contraire, on peut s'en ajouter...
Procédures de détention provisoire
ET
Procédures de traitements forcés
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sont à revoir...
et sont en débat.
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ÊTRE HUMAIN n'exclu pas le DROIT d'ÊTRE UNE PERSONNE ! _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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maJie

Inscrit le: 14 Mai 2005 Messages: 605 Localisation: Bretagne
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Posté le: Mar Déc, 2005 9:02 pm Sujet du message: |
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mon crime de cette époque ??
aimer un homme qui savait que je l'aimais ... et me connaissant savait aussi que je ne cracherai jamais sur cet amour
Calumette _________________ "Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d'autre" Paul Eluard |
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MichelFOURNIER Invité
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Posté le: Mar Déc, 2005 9:05 pm Sujet du message: |
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Maggi,
Je me réjouis de voir qu'enfin nous avons devant nous une femme qui parle SIMPLEMENT d'une douloureuse expérience qu'elle a connue... et qui, inévitablement, a laissé des traces...
Vous savez que j'ai connu, moi aussi, des expériences de ce genre qui, peut-être, sont plus terribles que les vôtres puisque, moi aussi, j'ai connu la Justice, la prison, l'exclusion (en France ... et en Grèce !) sur la base d'accusations totalement mensongères et diffamatoires, et ceci dans des contextes tels que mon fils Pierre s'est vu exposer à des drames qui auraient pu faire de lui un "raté" si je n'avais mobilisé toute mon énergie pour le préserver...
Il a eu 21 ans le 4 décembre dernier et, indiscutablement grâce à l'éducation que je lui ai donnée, seul, depuis 1997 (sa mère ne se soucie de lui qu'ne lui envoyant une carte d'anniversaire chaque 4 décembre !), il est aujourd'hui un "homme" dont je puis déjà être fier.
De ce fait, libéré de cette "charge", je n'ai plus qu'une préoccupation, hormis le fait que je veuille, ENFIN, profiter du TEMPS de vie qui me reste : lui permettre de démarrer dans la vie dans de bonnes conditions, avec un nom qui soit rendu à la pureté, avec des moyens suffisants puisque je ne cesse de réclamer à l'Etat qui m'a injustement sanctionné des comptes afin de constituer pour mon fils un "pécule" de base...
Pour ce qui me concerne, parce que , dans le ventre maternel, on avait attenté à ma vie, déjà, je n'ai pas attendu ces expériences douloureuses pour savoir que la VIE était le bien le plus précieux dont chaque humain pouvait disposer sur cette Terre.
Pour ce qui me concerne, en raison de mon vécu prénatal, j'ai pu aborder ces expériences douloureuses avec un détachement certain, avec une philosophie pure, telle celle qu'avaient développé nos premiers philosophes, ceux qui n'étaient pas encore corrompus par le verbiage.... et que je suis allé retrouver dans leurs terres natales.
Pour ce qui me concerne, j'ai assumé ces expériences en décidant que ce que j'allais endurer ne devait PLUS JAMAIS être enduré par d'autres et que je ferais TOUT pour que ce monde change au mieux des intérêts des plus modestes...
Pour ce qui me concerne, TOUTE MA VIE a été vouée à ce "sacerdoce"....
Je n'en tire aucune gloire, je ne veux en tirer aucun bénéfice... si ce n'est pour mon fils...
L'an prochain, je quitte votre monde pour, comme Voltaire, aller entretenir mon jardin...
Je vous souhaite, Maggi, de comprendre un jour tout ce que je tente de VOUS dire, de dire à CHACUN sur cette planète, afin que, comme nombre de ceux que je côtoie, vous vous engagiez véritablement dans une VIE où vous vous épanouirez en apportant votre rayonnement aux autres, avec l'idée que le sourire de cet Autre est le sourire qui vous apportera de la joie, à vous...
Cordialement
Michel FOURNIER
PS : Je suis ravi de constater que ThY'D a su faire le rapprochement entre ce qui est aujourd'hui dans l'actualité et que j'ai amené sur ce forum (l'affaire d'OUTREAU, son horreur, et les horreurs qu'elle met en évidence) avec ce que VOUS avez vécu, avec ce que j'ai vécu....
Puissent nos témoignages et ceux de tous les autres faire qu'à jamais la JUSTICE, dans ce pays dit "des Droits de l'Homme" ne commette plus d'injustice, que les politiques qui prétendent être GARANTS de cette Justice soient mis en accusation par le PEUPLE pour leur LAXISME et leur PASSIVITE, que les citoyens réagissent et cessent de s'en remettre à des experts de tous ordres qui ne pensent qu'au fric, comme cet expert d'Outreau qui fait des expertises en fonction de ce qu'il encaisse...
Dernière édition par MichelFOURNIER le Mar Déc, 2005 10:05 pm, édité 1 fois |
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maJie

Inscrit le: 14 Mai 2005 Messages: 605 Localisation: Bretagne
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Posté le: Mar Déc, 2005 9:30 pm Sujet du message: |
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Monsieur l'Instituteur en retraite,
merci d'ouvrir votre post à vous et lâcher mes pots pour vous étalez
mais je rêve
Calumette _________________ "Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d'autre" Paul Eluard |
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MichelFOURNIER Invité
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Posté le: Mar Déc, 2005 9:42 pm Sujet du message: |
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Mais, chère Maggi, le post que vous avez ouvert est public puisqu'il est sur un forum public...
Qui plus est, le moins que l'on puisse dire est que, une fois de plus, j'abonde largement dans votre sens et suis tout à fait dans le sujet ... enrichissant par ma propre expérience l'expérience que vous rapportez et les conclusions que vous en avez tirées...
Cordialement
Michel FOURNIER |
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maJie

Inscrit le: 14 Mai 2005 Messages: 605 Localisation: Bretagne
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Posté le: Mar Déc, 2005 10:29 pm Sujet du message: |
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| Citation: | | enrichissant par ma propre expérience l'expérience que vous rapportez et les conclusions que vous en avez tirées... |
tu n'enrichies rien, tu étales sur tous mes messages les mêmes histoires.
Je sais que tu prends ton pied en ce moment mais je tiens à te dire ici aussi ....
cordialement ou non ... JE T'EMMERDE ... je m'appelle J
Calumette
PS : je fais remarquer que mon témoignage n'apportait aucune conclusion. J'ai juste écrit ce qui m'était arrivé et je laisse à chacun la faculté d'en tirer les réflexions (et non les conclusions) qui lui sont propres. _________________ "Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d'autre" Paul Eluard |
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MichelFOURNIER Invité
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Posté le: Mar Déc, 2005 10:44 pm Sujet du message: |
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| Citation: | | Revenir de rien n'est pas facile ... mais cela m'a fait prendre conscience que la vie avait une valeur bien plus grande que tous les scénarios que l'on essaie de vous fabriquer. |
Ceci s'apparente beaucoup à une conclusion, bien intéressante d'ailleurs et dont tout un chacun devrait s'inspirer pour savoir combien il a de la chance de vivre la LIBERTE, de vivre la SERENITE, dans un monde où enfin on prend conscience que la Justice peut être injuste et peut briser la vie d'INNOCENTS comme Maggi.
| Citation: | | cordialement ou non ... JE T'EMMERDE ... je m'appelle J |
Dommage que vous vous laissiez aller à ces emportements...
Cela nuit à la qualité des propos intéressants que vous nous soumettez...
Cordialement
Michel FOURNIER |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mar Déc, 2005 11:18 pm Sujet du message: |
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Votre comportement n'est pas tout clean tout autant Mr Fournier.
| Citation: | | C'est un asile psychiatrique qui serait votre meilleure demeure ! |
http://reims.levillage.org/ftopic840.php
Evidemment, je ne peux prouver que ces propos sont les vôtres. Mais toutefois, des propos que vous approuviez alors !
Si tenté ces propos ne seraient pas les vôtres, je sollicite vivement cette personne à s'exprimer. Je souhaite même connaître cette personne, de tels propos ne laissant pas ma bonne curiosité indifférente.
"L'être humain n'est pas modifiable, il s'adapte à l'environnement, qui lui, est modifiable"...
Encore faut-il comprendre que cet environnement est fabriqué par l'être humain... le mythe de l'humanité est immuable en ce sens que aujourd'hui, la psychose touche notre société dans son intégralité. Je rappelle qu'une psychose peut être individuelle ou collective. Peut toucher une maison, comme un pays, voire même un continent dans son entièreté...
Donc, prenez conscience de ce qui anime vos messages et vos heurts...
ET FAITES NOUS DE BEAUX ENFANTS
Humour, parce que j'en ai besoin...
Parce que d'ici une poignée de jours, ma mère allant demain à un entretien me concernant, je soupçonne la venue d'un camion de pompier accompagné d'un psychiatre et de la représentante du service social. Et je suis sérieux.
Bien à vous,
ThY'D. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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MichelFOURNIER Invité
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Posté le: Mar Déc, 2005 11:48 pm Sujet du message: |
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| Citation: | | Evidemment, je ne peux prouver que ces propos sont les vôtres. Mais toutefois, des propos que vous approuviez alors ! |
Et je ne puis vous prouver que ce ne sont pas les miens.... ce qui fait que ceci n'a pas d'importance...
Ce qui est sûr, c'est que désormais il n'y aura plus d'équivoque !
Vous ne pouvez pas dire que j'approuvais ces propos... car ce n'est pas ce que je pense, ce que je dis et que j'assume : vous avez vécu des expériences qui vous ont, à l'évidence , fortement meurtri si bien que votre personnalité a été terriblement affectée. Cela, c'est ce que je pense... en ajoutant que, dans la mesure où vous ne parvenez pas seul à vous en sortir, il vous faut une aide extérieure.
Vous avez fait une fixation psychologique sur une personne, phénomène que je connais parfaitement pour en avoir été victime moi-même : ma première épouse fut mon épouse parce que, un jour, elle avait passé un coton frais sur un de mes boutons d'acné; ce geste réveilla le seul souvenir d'un geste de tendresse que j'avais jamais reçu de ma mère dans mon enfance et je me mis à éprouver un amour débordant pour cette jeune fille.
C'était il y a trente cinq ans et j'ai pu m'en sortir définitivement, 11 années plus tard, grâce à un ami psychiatre !
C'est dire si je sais ce qui vous affecte et les moyens d'en sortir... qui ne sont pas l'asile psychiatrique.... mais une aide psychologique...
D'ailleurs, ThY'D, ne faites-vous pas vous-même, de temps à autre, allusion, lors de textes que vous nous soumettez, à votre "déséquilibre" psychique qui vous empêche de sortir de chez vous depuis des mois ?
| Citation: | | ET FAITES NOUS DE BEAUX ENFANTS |
C'est fait quant à moi...
J'ai deux enfants et je puis vous assurer qu'ils sont "beaux" et que je suis ravi de voir ce qu'ils sont devenus !
| Citation: | | Parce que d'ici une poignée de jours, ma mère allant demain à un entretien me concernant, je soupçonne la venue d'un camion de pompier accompagné d'un psychiatre et de la représentante du service social. Et je suis sérieux. |
Pourquoi continuez-vous sans cesse à voir l'avenir de manière négative ???
Croyez-vous vraiment qu'une mère pourrait avoir une telle volonté, en tout cas, pouvez-vous penser qu'elle agirait pour vous nuire ?
Ce qui est certain, ThY'D, vu de l'extérieur où je me trouve, c'est que si vous ne parvenez pas, de vous-même, à retrouver une vie "normale" (au moins en apparence, je veux dire sortoir un tant soit peu, rencontrer des tiers, etc...), il peut être tentant pour quelqu'un qui vous aime de vouloir vous "secouer" pour vous faire réagir...
Cordialement
Michel FOURNIER |
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