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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Sam Juil, 2005 10:51 am Sujet du message: Un décembre 2004, le mot fin. |
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Karen, tu n'as jamais reçu ces mots, ceux que je voulais t'adresser ce noêl passé. A la place j'ai envoyé "mes voeux" de fin d'année et ce qui était sensé t'illustrer. Ici au fil du hasard, un jour dans le fruit de l'une de tes recherches, puisses tu prendre cette lecture...
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Karen,
J'aimerais, au delà de cette eau qui éclôt vos yeux purs, butiner les mots de cette encre en l'âme votre ; une ligne de vie.
Approcher un silence ; conter à mon coeur votre sourire, au bout de nos lèvres, d'une voix réunie et sans mot nous décrire.
Quelques perles, filées par le temps, vivent dans ce voeu lorsque je serai celui et grand, en vous ; cet aveu à venir pour un collier de présences vécues et immenses.
Etoiles du ciel ; une écharpe, en ce Noël, s'échappe d'une comète filante sous le tracé d'une absence.
Comme une neige, découverte, sous une espérance soyeuse, soyez celle en soi... et en moi éternelle.
Vous aimant tant,
comme un songe à te connaître.
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Mademoiselle ---,
Quelques lignes de vie présentes pour vous.
Trop tôt, certainement. Mais, il me faut à présent vous avouer cet inavouable.
Ne me méprisez pas, ne vous méprenez pas, je ne projette aucune vie sentimentale tant que celui qui vit, autonome en moi, ne prend pas son envol. Les sentiments ne trouvent pas la raison, et pourtant vous me chantez si justement à s'entendre, moi qui souffle un air.
Comment expliquer, pour le moment je ne peux pas. Intimement convaincu que vous n'êtes pas pour moi ce lien, cette projection de mon désir, je vous désire. Vous ne représentez pas mon Anima, j'assume ma personne dans tout son être, suffisamment pour tendre en une véritable rencontre, à l'écoute de l'autre.
C'est une lettre, un Noël hors du temps. Du premier instant échappé, c'est un écho véritable en moi. Ce contrat n'est pour rien, vous comprendrez. Je ne suis plus obstiné à devenir l'être présent, à me répéter. Je suis pensant et me dépense vers d'autres à venir, l'autre. Vous êtes la première et seule personne qui me donne ce rêve à vous conter.
Vous rencontrer autrement, c'est ce qui me parle sincèrement. Les traits d'une rencontre qui me plairait à poser et la couleur revenue. Un bon moment, un beau dessin si loin, mais prêt de vous. Je me plais dans mes premières impressions à vous dessiner, un jour, au coin d'une table, autour d'un jus fruité dans un quartier, votre visage insaisissable au soleil d'été. Quelques traces d'une esquisse, approchante mais distante, proxime distance entre les mots d'une connaissance.
Cela vous surprendra, peut-être. Quelque chose se brise, j'annonce une rupture à venir. Un peu timide en ce présent pour me nommer. Vous savez déjà. Mais ce n'est pas une faiblesse qui lance de véritables sentiments. Les circonstances ne parlent pas du tout en ma faveur, je suis «bête». Chacune de vos présences m'énamourent. Alors je me lance, non intelligent, juste en vie, à vous, et peut être me désirez vous autrement, celui, un visage, moi.
Comme nous ne nous sommes jamais rencontrés vraiment, lorsque ce contrat sera à son terme, je serai «bien» enfin. Je ne sais si vous êtes patiente, plus que ma maladresse. Maintenant, vous connaissez mon coeur ouvert. Bientôt parti, je vous attendrai. Je voeu notre crépuscule dans le creux de ce silence. Je me sens très bien, je serai encore mieux, et vous êtes ce jour ravissant à vous rencontrer, tendrement quelques mots à te connaître...
A nous revoir.
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Karen Le Néchet - bretagne - bretonne - psychologue - cesf - chargée de mission rmi - commission locale d'insertion - cli - ass - assistante sociale - cref - Coralie Aubert - Francine Henry - C.S.D CSD Reims-Europe 144 bd Pommery 51100 Reims _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci."
Dernière édition par ThY'D le Dim Sep, 2005 4:51 am, édité 5 fois |
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B-Lolo

Inscrit le: 24 Avr 2005 Messages: 2707 Localisation: Ben Reims !
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Posté le: Dim Juil, 2005 2:22 am Sujet du message: |
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Je persiste à penser que tu devrais te mettre à écrire quelque chose de plus consistant. Ecris des nouvelles, ou un roman. Tu as les mots pour. Le reste viendra. Je l'ai fait, ça m'a beaucoup servi. J'avais l'impression de savoir faire quelque chose. C'était une thérapie en quelque sorte ! _________________
Ce que les Anges ont de commun avec les Elfes, romans et textes en ligne. |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mar Aoû, 2005 1:42 am Sujet du message: |
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Une lettre jamais envoyée, écrite le 07-12-2004, deux jours, c'était notre "dernier entretien" formel...
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"Au bout,
Cette éclosion inattendue ne fait plus de moi un mort prématuré de mots.
Des émotions et les mots sont, jusqu'à me perdre dans les rides imaginaires.
Ils sombrent la lueur et l'ombre portée dans les sillons creusés d'une jeunesse.
Aller au bout des mondes depuis les mois passés de vie au fil des moi.
Vos yeux sombres et brillants plongent cette personne un peu usée, enlaissée, à reformuler, à réguler, mais de ce fond je déteste mes pensées. Cette ombre qui jaillit, ses formes me sont plus familières. Elle se déplace, elle danse en moi. Les contours se découpent à l'opposé des lumières. Piéger le monstre est un apprentissage, créer plusieurs faisceaux pour l'éclater de toute sa substance, mais ne pas le mourir. Ce serait tuer une grande part de ma personne, ce serait ne pas respecter son histoire.
Cette personne encore présente, l'être que je suis vraiment. Je comprends mieux. Il me faut vous avouer, je me suis posé probablement toutes les questions que vous puissiez me poser, les réponses, je m'en suis inventé probablement plus encore. Une part véritable gît dans le fossé. Je suis mécanique, mon organisme se nourrit de la mécanique produite. Pour moi, c'est une perversion, je suis écrasé dans un état primitif et dévastateur. Mon masque interne se tombe. Je pensais être doté de masque aucun, belle erreur. Ma conscience m'indique alors ce mensonge, celui du monstre que je suis me souffle, murmure, pour me perdurer dans un état non actant.
Comme tout à chacun, je suis erroné mais l'univers étant en moi, il est tout autant voilé. Cependant, j'ai la sensation de ressentir parfois ce réel, la nette impression d'être protégé. Les lois nous empêchent de parler, de dialoguer. Lorsque je donne mon doute au tissu qui s'entrecroise autour de moi, multipliant les subjectivités pour diminuer la vôtre. Parfois un ressentiment d'être trompé, forcément, et c'est là un point central à cette notion de transparence institutionnelle, ce manque de clarté. D'autres ne disent rien mais s'enferment plus que moi parce que cela est une violence qui ajoute un poids. De mes mots, je m'en libère comme je peux, dire les choses, être vrai, je m'y attache encore, ça participe à me libérer.
Parfois, j'entends la parole qui me réduisent à mes douze années, comme pour mieux manoeuvrer l'autre, celui qui me revient. Me créer d'autres problèmes pour m'extraire à m'inventer des solutions, me donner un possible déterministe maquillé par un choix dirigiste. Des possibles bien réduits. Il m'arrive de parcourir de la documentation qui ne donnent pas de plaisir particulier lorsque l'on saisit les limbes institutionnels, les coulisses. Ce n'est pas lié à vous, je vous le précise. Lorsque les écrits dénoncent des pratiques possibles, ils ne dénoncent pas les individus qui opèrent de ces pratiques. Je perçois votre personne, celle que j'apprécie, votre éthique profonde et humaniste.
Autant vous le dire, vous le partager, je vous aime beaucoup, sans nulle explication. Je prends votre main pour écrire les mots de mon coeur. Votre personne se situe pourtant dans l'empathie la plus indiquée, mais de mon côté je vibre de la première rencontre. Ce n'est pas un quelconque transfert massif de votre présence réelle. C'est une véritable, un véritable désir de vous connaître en dehors de tout ce qui peut nous rapprocher malgré nous dans ce cadre. Pardon encore, mais cette lettre ne porte pas un moment de faiblesse. Simplement, je suis trop hâtif. Je me fourvoie dans le besoin d'expression ; pour une fois dans cette vie, ne plus entretenir les murs qui m'habitent, ne plus arroser les fleurs du silence. Vous êtes pour moi une pétale de vie, et plus encore.
Ne me méprisez pas, ne vous méprenez non plus sur une explication raccourcie. Je me souviens et le recul me donne à accepter ce que j'éprouve. Cela ne joue pas de l'habitude, je suis conscient d'amorcer une rupture probable de nous revoir. J'ai du verser quelques larmes en mes moments les plus seuls, avec vous. Ma lettre vous annonce mon coeur battant, c'est pour moi nouveau. De l'avouer.
Nouveau, parce que je ne tombe pas en tendresse pour la première venue, vous ne l'êtes pas. Ce n'est pas attaché à votre fonction, ni ma situation, c'est autre. Je vous en fais part, mais ne souhaite aborder nulle histoire sentimentale. Tout du moins, ce n'est pas l'objet de cette lettre. Je m'attends à entendre, à vous entendre comme il serait convenu de vous exprimer à mon égard, je ne suis trahi d'aucune illusions. Je m'en veux beaucoup, ressentir ces émotions, vous les donner. Pour moi ça sonne comme une auto flagellation. J'en dis peut être trop, je ne sais pas, mais encore une fois nous ne nous connaissons pas. Seulement sous un angle réduit, particulaire, coupé en mots. Alors ne croyez pas mon désespoir, cela n'est pas le manque d'une quelconque espérance qui m'emporte vers vous, c'est le chant, ces notes justes que j'entends lorsque vous m'apparaissez, lorsque vous êtes celle qui fait de vous ce que vous êtes.
Je n'espérais pas une réponse. Vous êtes pour moi, je dirais, non pas seulement un référent, un intermédiaire, mais je vous entends très fine, très proche d'une grande écoute professionnelle, sur ce plan professionnel mais de plus quelque chose de vécu, et au delà du savoir. A chaque entrevue c'est très fort et cela peut vous porter à croire que j'ai peur alors, de vous, mais non, je suis plutôt impressionné, touché. Ce n'est pas lié au rôle, à la fonction. Je vous vois comme chacun pour moi, mon alter égal.
Une lueur déçue, un regret vivant en moi. Un regret de circonstances, de mon mauvais épisode, que je ne sois pas le bon. Si votre coeur est ouvert, un jour, soyez patiente, ces prochains mois je ne percevrai plus le RMI. Lorsque je me dépendrai, vous découvrirez une personne plus libre, plus proche non d'un devenir. Je l'écrivais à Mme X, «devenir l'être que je suis»... ce n'est plus mon état d'esprit. Devenir, envie, avoir, ce n'est plus de mes sens. Je suis. Nulle envie de devenir. J'écoute beaucoup plus le fond de mes pensées, d'une part. Pour l'autre part, j'écris en ce moment et si vous le désirez, vous ferez lire un jour un bout des mondes qui me dansent.
Je tiens à vous le dire, vous n'êtes pas mon lien vers les réalités du monde. Vous êtes l'un de ces mondes. Je ne veux pas être à vos yeux quelqu'un de perdu, détaché de tout. Ce n'est pas le cas, je fais souvent le tour du monde. J'aimerais parfois aller plus loin que les lucioles, toucher quelques lueurs étoilées, peut être déjà mortes du passé où elles brilleraient en ce présent.
Ce que je vous écris là, cela n'a rien en commun avec cette situation qui me porte à vous rencontrer malgré moi. Je fais très bien la part des choses, j'espère que vous comprendrez, ce n'est pas lié au contrat d'insertion. Je n'en suis pas tombé à ce point si bas. Ne me méprenez pas, je ne m'attache pas à tout expliquer, je ne veux pas et je n'ai rien à cacher, à jouer, ce n'est pas important, c'est autre chose. Plus vivant... je m'illusionne parfois, et puis le réel fait surface à nouveau.
Sachant bien ce que cela peut amener, cette lettre, la rupture de l'aide, ce n'est pas plus mal en vue de ce que je ressens. Ce n'est pas un coup de poignard que je me donne en vous écrivant ainsi, c'est une épine dans le coeur, l'appréhension de ne plus jamais vous revoir, vous entendre, vous ressentir.
Je désire vous connaître si dans cet univers qui vous êtes, je suis un peu de vous aussi.
Dans cet univers qui vous êtes, je suis un peu de vous aussi.
Cette obscurité saisissante s'évapore lorsque je pense à celle.
Par moment, et plus souvent il me vient des lueurs, une éclosion vers les mondes. Une attraction à désirer partager le silence que nul ne voit, découvrir cet autre que je ne suis pas derrière le bureau, devant vous. Ce face à face me perd, mes forces louent avec douceur le tête à tête. Ma force encore, celle de laisser l'amour me prendre, me bercer dans l'eau, mes larmes de vie pour vous.
Cette première fois, vous m'apparaissiez plus que même l'aurore extase l'étreinte, en ces nuits picorées du ciel étoilé. Allonger quelques traits de vous sur le papier. Saisir mes premières impressions, vous dessiner un jour au coin d'une table, autour d'un jus fruité, ce visage insaisissable. Quelques traces d'une esquisse, approchante mais distante ; proxime distance entres les mots d'une connaissance.
Passer vers moi, trouver ma conscience, ne plus venir. Vous parler dans ces circonstances m'insupportent. M'écouter, entendre ma fidélité. Je voeu de ce jour particulier, rencontrer autrement, c'est ce qui me parle. Vous saisirez ma timidité, un croquis raconté dans la rencontre, ce portrait qui me plairait à laisser vivre dans la couleur revenue lors de notre séparation. En venir à moi, dans une solitude nouvelle et apaisante.
Je suis loin de moi, mais j'ai espoir un jour d'être.
Ecrivez-moi, répondez-moi, ces dernières semaines je suis mal, je me sens mauvais. Je suis trop en vous, je ne saurai tenir ma distance, mes paroles, mon à venir. Je vais au bout des émotions. Si aucune réponse me parviennent, je ne saurai plus comment revenir en moi. Forcément d'ici, je vous passerai comme un fou : n'écoutez pas les autres, je ne le suis pas, écoutez-vous. Et puis peut-être, découvrez-moi au fil du quotidien, du réel.
Cette personne encore présente, l'être que je suis vraiment vit encore. Il vous aime, il veut vivre et se libérer, écouter.
Comme nous ne nous sommes jamais rencontrés...
A vous rencontrer, à te connaître,
a vous revoir." _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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