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orni
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Posté le: Mar Mar, 2008 11:42 am Sujet du message: Les droits de l'enfant |
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La liberté est l'essence de l'homme.
Respecter un homme, c'est ne pas attenter à sa liberté.
Cette liberté n'est pas la liberté de faire ce que bon lui semble.
C'est la faculté d'exercer librement toutes ses facultés d'être humain.
Ou plus précisément, c'est la liberté de n'être soumis à aucun a priori de pensée et d'affection. C'est un minimum.
L'article 9 de la convention européenne des droits de l'homme stipule :
" toute personne a droit à la liberté de penser, de conscience et de religion "
Manifestement, cela s'applique difficilement aux enfants.
Comme si les enfants n'étaient pas encore des "hommes" ou des "êtres humains" à part entière. Liberté de penser
Liberté de conscience
J'entends déjà le choeur des psychologues, des pédagogues etc
Bien ! Mais pourquoi, de quel droit pense-t-on que les droits de l'homme ne s'appliquent pas aux enfants ? Je veux bien, mais il faudrait préciser les raisons.
Posons les questions qui fâchent. (J'aime les questions qui fâchent )
Un enfant n'a pas le droit de penser ? de comprendre ? d'exercer son intelligence ? Si ? Non ? Ah vous voulez qu'il parvienne à certaines conclusions prévues à l'avance.
Un enfant n'a pas le droit d'hésiter ? de ne pas savoir ? de ne pas comprendre ? Si ? Non ? Ah vous voulez contôler son évolution.
Je me pose la question suivante tout d'un coup, par ces temps difficiles où les médias nous serinent les problèmes de violence, d'incivilité etc
Un enfant de 2008 est-il plus libre qu'un enfant de 1958 ?
Un enfant de 2008 a -t-il plus de possibilité d'exercer ses facultés intellectuelles, sa sensibilité, sa créativité, qu'un enfant de 1958 ? _________________ La croyance est rarement solitaire. Nous abandonnerions beaucoup de nos croyances si elles n'étaient pas partagées. |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 756
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Posté le: Jeu Mar, 2008 8:43 am Sujet du message: Les droits de l'enfant |
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Ca me chatouille de continuer et de fâcher les "bonnes gens"
Je suis assez heureux que les enfants, aujourd'hui, se révoltent, se rebellent, soient violents, irrespectueux.
Je préfère mille fois un enfant révolté à un enfant soumis. On sort beaucoup plus facilement d'une révolte que d'une aliénation.
(Théorème : s'inquiéter quand un enfant est très sage et très docile)
Je suis assez heureux parce que cela prouve leur vitalté et leur intelligence. (Vous en connaissez beaucoup des grands hommes qui avaient été très obéissants dans leur jeunesse ?)
En fait, les adultes ont ce qu'ils méritent. La société a ce qu'elle mérite.
L'éducation que l'on donne est souvent tellement stupide, tellement indigne !.
Je suggère cette interprétation parmi d'autres : on ne doit pas faire d'un enfant une personne trop tôt. (Non, espèce d'idiot, un bébé n'est pas une personne, c'est un être humain)
Un enfant à qui on parle comme à une grande personne. Un enfant que l'on traite comme une personne, qui a des responsabilités, des avis, des exigences, des droits, une morale de grande personne !
Laissons-les vivre leur enfance : jouer, être insouciant, aimer. Fichons leur la paix ! Pourquoi les faire monter sitôt dans le monde-charge ?
Mais je suggère que si on traite les enfants comme des grandes personnes, c'est au moins pour deux raisons :
- une méconnaissance grandissante de ce que c'est que la nature : "enfance" Preuve d'une coupure avec sa propre enfance. Une pensée qui occupe de plus en plus de place.
- une dévive consternante vers une fonction purement sociale, sociétale, morale du rôle de parent . (Bourrage de crâne des parents) Comme si on n'élevait les enfants QUE pour la société, pour la satisfaire. (Une certaine idée de la société, bien sûr) Beurk ! _________________ La croyance est rarement solitaire. Nous abandonnerions beaucoup de nos croyances si elles n'étaient pas partagées. |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Jeu Mar, 2008 9:33 am Sujet du message: |
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Oui, j'ai déjà parlé beaucoup à propos de l'enfance. En effet l'enfant est aussi une personne, il ne faut pas le considérer comme étant une extension parentale, tout du moins le réduire à ça. Si, aujourd'hui, les parents sont globalement incriminés pour le manque d'éducation des jeunes, il existe l'inverse tout autant à travers non pas forcément "manque" d'éducation mais "mauvaise" éducation. Ce qu'il y a de plus terrible, c'est de vouloir "dresser" un enfant comme on dresse un animal. C'est aussi de vouloir "corriger" sa révolte qui lorsqu'elle surgit peut signaler quelque chose si on y prête attention.
Encore une fois comment passer à côté de son expérience pour décrier les mesures éventuels à propos de la prévention de la délinquance qui risque de voir en tout geste infantile un acte futur possible de délinquance.
Hors un enfant survolté et hyperactif par "phase" alors qu'il est plutôt réservé, "docile" dira-t-on... à coups de martinet ça se réglait tout ça... alors que c'est plutôt un "signal" auquel il faut porter son attention et augmenter sa vigilance.
Il faudrait écrire longuement mais oui ces mesures me font bondir parce qu'à priori "chercher plus loin" ça fait perdre du temps, ... je crains fort que l'on cherche à terme à vouloir faire du lieu de l'enfance un lieu de soin... et thérapeutique... c'est pas mal mais si on s'occupe des sources des problèmes et non seulement de leurs effets...
Mais il est plus facile de filer des cachetons, au pire, à un môme... que de soigner par exemple ceux qui lui ont fait du mal. J'ai toujours remarqué ça, les bourreaux s'en sortent toujours très bien, on ne s'occupe pas d'eux.
Au fait, je ne le dirais jamais assez : Soyez prudents lorsque vous faites garder votre enfant ! Et ce depuis son plus jeune âge... soyez EXTREMEMENT VIGILANT !!! Ne vous arrêtez surtout pas aux sourires de la nounou de votre petit, et même, privilégiez une structure/nourrice agrée mais là encore... soyez sûrs de vous.
A part ça, au niveau parental, je dirais, oui c'est du travail mais ça doit être un plaisir, vivre ensemble en famille quand on le choisit quand c'est pleinement assumé par le père, la mère, ça doit être réconfortant pour l'enfant. Et créer un esprit de famille, c'est possible, ...
Mais bon...principalement si les parents veulent être "uniquement écoutés" par l'enfant, ça pose un gros problème. Ce que tu soulèves Orni à propos de la docilité. C'est une mécanique qui se met en marche également pour le monde extérieur. L'enfant sera toujours soumis et dans cette jungle TERRIBLE du monde de l'enfance parmi les autres où la sauvegarde de soi-même reste encore l'ouverture aux autres, les moindres signes de mise à l'écart peuvent être fatals.
Le problème c'est quand on a un père, ou des parents, qui d'un côté considère sa propre enfance comme des années où il était "une personne" (à travers ses annecdotes qui implicitement disent "moi j'étais responsable") et qui d'un autre autre côté dénigre l'enfance de son propre enfant ("toi on ne te laisserais pas faire ceci ou cela") en mettant une laisse certes invisible mais bien réelle.
Il y a des réactions de parents vraiment exagérés, un système familial peut basculer surtout quand il y a une sorte de fuite parental surtout du côté du père, lorsque celui ci est égoïste, ne pensant qu'à lui, mettant tout à la charge de la mère. Ou n'étant là juste pour exercer une pseudo autorité qui si elle est forte n'en reste pas moins ridicule.
Le père absent, un grand classique. En réalité, il peut être "absent" de par son comportement "étouffant" d'un côté, et "ignorant" de l'autre c'est à dire indifférent... à la vie de son ou ses enfants... la vie et l'avis... ça va de paire si j'ose dire... et oui, grandes problématiques... _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci."
Dernière édition par ThY'D le Jeu Mar, 2008 9:36 am, édité 2 fois |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 756
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Posté le: Jeu Mar, 2008 9:35 am Sujet du message: Les droits de l'enfant |
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- Bonjour, pourquoi viens-tu d'éteindre ton réverbère ?
- C'est la consigne répondit l'allumeur, bonjour
- Qu'est-ce que la consigne ?
- C'est d'éteindre mon réverbère, bonsoir. Et il le ralluma.
- Mais pourquoi viens-tu de rallumer ?
- C'est la consigne répondit l'allumeur.
- Je ne comprends pas dit le Petit-Prince.
- Il n'y a rien à comprendre dit l'allumeur. La consigne, c'est la consigne. Bonjour. Et il éteignit son réverbère. Puis il s'épongea le front avec un mouchoir à carreaux rouges.
- Je fais là un travail terrible. C'était raisonnable autrefois. J'éteignais le matin et j'allumais le soir. J'avais le reste du jour pour me reposer et le reste de la nuit pour dormir.
- Et depuis cette époque, la consigne a changé ?
- La consigne n'a pas changé dit l'allumeur. C'est bien là le drame. LA PLANETE D'ANNEE EN ANNEE A TOURNE DE PLUS EN PLUS VITE.
(c'est moi qui souligne) Saint-Exupery : Le Petit-Prince. _________________ La croyance est rarement solitaire. Nous abandonnerions beaucoup de nos croyances si elles n'étaient pas partagées. |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 756
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Posté le: Dim Mar, 2008 9:50 am Sujet du message: Les droits de l'enfant |
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Dans le pays de sa très Gracieuse Majesté :
" Samedi dernier, la police de Jersey a mis au jour les restes d'un corps d'enfant enterré sous une dalle de béton derrière l'ancien orphelinat de l'île, appelé Haut-de-la-Garenne. Cette découverte macabre n'est qu'un des volets d'une grande enquête menée sur l'île anglo-normande à partir de témoignages de 160 personnes qui ont déclaré avoir fait l'objet de maltraitances, de violences physiques et sexuelles entre les années 1960 et 1980, dans plusieurs établissements accueillant des enfants. Les liens entre l'orphelinat et un pédophile connu sont aussi étudiés par la police. Pour ne rien arranger, un ancien ministre de l'île accuse les autorités de Jersey d'avoir couvert depuis des années des histoires qui auraient pu mettre à mal la réputation de l'île...........D'après Lenny Harper, le chef adjoint de la police de Jersey, en charge de l'enquête, une soixantaine de personnes mentionnent l'existence d'une petite cave, où elles étaient attachées et enfermées par leurs tortionnaires, des hommes et des femmes membres du personnel de l'orphelinat. Peter Hannaford, un syndicaliste de 59 ans, a révélé que les violences «allaient du viol jusqu'à la torture. Et ça arrivait toutes les nuits, ça pouvait tomber sur n'importe qui. J'avais peur tous les soirs en me couchant».
Un enfant, ça ne témoigne pas. Ca endure, sans espoir !
http://www.lefigaro.fr/international/2008/02/29/01003-20080229ARTFIG00018-le-scandale-de-l-ancienorphelinat-de-jersey-.php _________________ La croyance est rarement solitaire. Nous abandonnerions beaucoup de nos croyances si elles n'étaient pas partagées. |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 756
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Posté le: Dim Mar, 2008 10:06 am Sujet du message: Les droits de l'enfant |
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LA PLANETE DES SAINTS JE
Si vous n'avez pas lu le roman de Pierre Boulle "la planète des singes" vous avez vu les films qui en ont été tirés.
Sur cette planète dominée par les singes, les hommes ont regressé jusqu'à perdre l'USAGE DE LA PAROLE.
Les hommes sont considérés et traités quasiment comme des animaux : enfermés, domestiqués, soumis à des expériences de laboratoire etc
Imaginons que nous soyons un de ces hommes. Les créatures qui règnent sur la planète sont gigantesques par rapport à nous. Des géants. Nous n'avons aucun moyen de nous défendre, aucun moyen de protester.
Imaginons que nous soyons livrés ainsi, sans défense, à ces créatures inconnues. Que nous dépendions entièrement de leur bon vouloir, de leur bonne volonté, de leurs décisions.
C'est exactement la situation dans laquelle se trouve un bébé, un petit enfant.
Au nom de certaines idées, de certaines traditions, de certains intérêts, nous imposons notre volonté (et nos sévices) aux enfants.
Au nom du sacro-saint "je" respectabilité, egocentrisme, nous faisons ce que nous voulons des enfants sans défense.
Ca peut aller très loin comme ci-dessus. _________________ La croyance est rarement solitaire. Nous abandonnerions beaucoup de nos croyances si elles n'étaient pas partagées. |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Dim Mar, 2008 12:05 pm Sujet du message: |
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Oui et quand tu passes en psychiatrie, c'est plus ou moins dans cette situation de soumission que tu te retrouves, ayant toute ta tête ou pas, quand c'est à partir d'une HP sous contraintes, les soupçons à propos de ta nature sont gros. Genre, tu es psychotique le traîtement par la parole est inutile (heureusement elle est considérée nécessaire, même si le patient écouté n'est pas forcément entendu... demandez donc à tout ceux, et ils sont nombreux, qui veulent arrêter leur traîtement parce qu'ils voient bien la réalité de faits... ils sont dans la merde... et les psychiatres ne veulent pas leur faire stopper progressivement le traîtement, quand tu commences, c'est trop tard, si le traîtement concerne les neuroleptiques, même les neuroleptiques "modernes"... qui ne devraient être prescrits qu'à titre "exceptionnel" et "particulier" et non faire parti d'une prescription systématique suite à certaines conclusions ou diagnostic) Et de toute façon, quand tu parles, à part plus ou moins "écouter" (en double sens) la façon dont tu t'exprimes (on va dire sur un plan clinique) c'est tout... la personne est prise en compte à partir du moment où elle accepte cette prise en charge. Finalement, pourtant sans obligation de soin "officiel", c'est une obligation malgré tout tacite, à partir de là. Pour simplifier, il y a des gens qui connaissent un conflit avec le monde "conflit extérieur", et des gens qui connaissent un conflit avec eux-mêmes "conflit intérieur" : je me situe dans la seconde catégorie, mais le médical "psy" rajoute une couche et en voulant me forcer à suivre ceci ou cela en tout cas à adhérer au suivi cmp, ils provoquent un conflit extérieur, en fait la nature psychotique d'un individu "nait des autres" plus précisément de la façon dont les autres réagissent à la rencontre de la personne. Il y a évidemment beaucoup à apprendre encore, car en fonction de la façon dont les autres considère la personne et s'adresse à lui, la personne peut être soudainement psychotique (sur le moment) et pourtant, quand elle a affaire à des gens qui ne connaissent pas on va dire ses prétendus troubles, elle n'est pas psychotique. Mais alors : n'est ce pas du là au fait d'un conditionnement ? Je pose la question. Je précise que je fais ce parallèle avec le monde de l'enfance parce que dans certains cas, quand on vous pose un diagnostic surtout lorsque celui ci est erroné, vous vous appercevez bien que vous y retombez dans le monde de l'enfance parce que tout en prétendant vous rendre autonome et indépendant le plus possible, n'empêche qu'on ne veut pas vous lâcher. Alors, c'est peut être moi, la communication n'est sans doute pas encore assez claire. Il est vrai que "patient" en psychiatrie même si celle ci a évolué avec le temps, c'est être pris dans une forme d'infantilisation. Il suffit d'entendre la façon dont parlent certains professionnels (infirmieres) ou stagiaires. J'allais dire, comme si forcément tu es malade et comme c'est de la tête ah bah forcément tu comprends pas tout hein faut bien articuler pousser sur la voix pour que l'information rentre hein... etc... etc... oui comme pour les enfants, la façon dont le soignant parle au soigné (heureusement, pas tous, sinon de quoi effectivement devenir dingue) revient à la façon dont on parle à des enfants... bon, c'est malgré tout pas majoritaire, et à mon sens cela doit dépendre aussi des endroits, de l'équipe, du public aussi sans doute. C'est sûr que personnellement n'étant pas un "facile" je suis direct rangé dans "conflit avec le monde, anti social, parano/schizo, psychorigide" et j'en passe, ... parce que ces troubles ont été pris d'un point de vue psychiatrique et se veulent être traîtés ainsi depuis deux ans maintenant. Hors, il se trouve que j'ai une connaissance de moi-même plus approfondie qui peut être salvatrice pour moi (d'une façon, je vais me passer de la parole, à quoi bon de toute façon ? Puisqu'au fond dans ce cas, ça ne sert à rien... c'est brasser du vent ce que j'ai fais durant l'HP et le foyer, brasser de l'air) pas une seule fois des soupçons se sont portés sur des causes plus profondes, de nature organique, hors prochainement ce sont justement les examens complémentaires que je vais passer (médecine courante, en dehors de la psychiatrie) qui vont confirmer que le problème est d'une origine différente, même si ça n'enlève pas le reste sur ce qui porte à conséquences, même si ça n'enlève pas le fait qu'on peut toutefois suivre ne serait qu'un malade atteint de cancer (ce que je ne dis pas avoir) ou autre, également sur le plan psychiatrique. Bon, la démarche n'est pas facile, je dois dire. Je voulais ajouter qu'on reflète notre environnement, autrefois bien avant de me faire HP dans des conditions malheureuses et à mon avis abusivement, je m'intéressais à cela, à ce qui commence par psy et notamment la psychiatrie (névrotique, psychotique, état limite...) et tout ce qui s'y rapporte. Je suis de plus en plus convaincu que le caractère psychotique d'un individu est le produit d'un environnement, à un moment donné ou un autre. Ca peut venir de la petite enfance et à mon sens dans tous les cas il y a une fellure importante dans l'enfance, mais ça peut être réparable. Par contre, adulte, le comportement psychotique peut ressurgir mais il est fabriqué par l'environnement pas TOUT l'environnement, une partie seulement (uniquement par les gens qui croient voir en toit un psychotique, la façon dont ils vont réagir vont effectivement te rendre psychotique)... en d'autres termes, il y a bien un trouble réel qui existe mais pas propre à une structure... ni psycho ni névro... ce trouble réel est inhérent à tous les êtres humains s'ils ne sont pas traîtés pour ce qu'ils sont s'ils sont pris dans des formes d'obligations allant à l'encontre même de ce qu'ils sont. Ca positionne l'individu dans une forme de défense, ce que je trouve grave, c'est que sur le plan psychiatrique il y a à peine quelques années, c'est même en ce moment que ça se passe, on souhaite dire que le caractère défensif "l'opposition" (naturelle) d'un psychotique (donc opposition du coup considéré comme non-naturelle) fait partie de la maladie (le fait même de t'opposer est un comportement pathologique, du coup...) et donc doit également être traîtable (on doit passer outre l'opposition, on doit rendre docile le psychotique, qu'il accepte ce qu'on lui dit)...
Bien sûr, tout en tenant compte dit on des droits de la personne, tout en appliquant les droits de l'homme, ... mouai... mouai... et bien en arriver là, ce n'est pas étonnant qu'on affaiblit d'une façon extrême ces personnes, ces patients qu'il n'y a plus qu'à suivre à vie, ce qui implicitement est plus que souhaitable, en fait. Ce qui absolument n'est pas une mauvaise chose en soi puisqu'évidemment, l'objectif est quand même soigner, avec ou sans traîtement. Pas de posséder la personne et uniquement de la faire plier à une volonté institutionnelle...
En fait il y a une manière de rendre l'institution complètement impuissante, évidemment, lorsqu'on ne peut adhérer à ce qui est voulu pour soi. Le problème c'est que plus un patient rend l'institution impuissante (volontairement, en fait il est libre... il veut vivre sa vie et comme tout le monde, aller voir le médecin quand il est malade, pas que le médecin vienne te voir obligatoirement parce qu'il ne t'a pas vu pendant 6 mois ou plus...) donc plus un patient rend l'institution impuissante plus cette dernière le considère comme étant malade (en psychiatrie, je précise)... ce qui accentue la nature psychotique du patient car ce dernier estime qu'il va bien, tout du moins que sa santé lui permet de ne pas dépendre de cette institution... même si comme tout le monde il a ses moments d'angoisses, de déprimes, et j'en passe... forcément le patient en psychiatrie qui refuse une telle aide ne peut être qu'inconscient de son état, ne peut être qu'irresponsable, il n'en fait qu'à sa tête, il faut le prendre en mains... pas trop brutalement sinon on le perd... il faut jouer au chat et à la souris... etc... etc....
Tout ça, je connais... et honnêtement, je m'en passerais fort bien
Le pire, c'est que admettons, je me considère abusé, je me considère harcelé > hop case parano je ne sors plus depuis plusieurs mois étant de nature agoraphobe (sans crise panique, c'est lié à la névrose) > hop case schizo... on ne voit ça je pense qu'en institution publique... je crois que le souci majeur pour être objectif est de réellement protéger la personne contre la nature cruelle de notre société en rien différente de l'amoralité profonde de la nature (jamais je ne pourrais penser le contraire tant que des gens prétendus civilisés passeront impuissament à côté de personnes alliénées à la rue... ou la subissant pauvrement, victime de la misère que nos "richesses" sonnantes et trébuchantes engendrent)...
Forcément tu n'es pas vu comme étant pleinement adulte, il y a quelque chose de l'ordre de l'inachevé... il faut prendre pour toi des décisions, et même lorsqu'à priori ton raisonnement n'est pas défaillant, il faut t'obliger à t'insérer dans cette structure de soin qui t'encadre, quelque part remplace un père évidemment sans visage (le père absent, grand classique... c'est même tellement gros que personne n'a titillé plus loin... "enfermement > associal > père absent > chez sa mère > pas de travail > dépressif (?) > troubles du langage (barrage) > schizophrène (?) > critique et satirique en regard de la société discours portant à justifier son état en regard de celle ci > paranoïaque (?)"
Je vous rassure, la réalité vécue ne ressemble en rien à ce schéma psychiatrique qui... désolé... me parait "gros" je veux dire, par rapport à ce que je connais de ma personne et de comment je vis les choses intérieurement. Il convient de penser simplement qu'il est facile de protéger quelqu'un de la dangerosité sociétale (qui peut l'amener donc à l'exclusion : SDF) on la met "schizophrène simple" et hop le tour est joué... on ne voit ça qu'en France me semble-t-il, à ce niveau je considère notre système psychiatrique comme étant l'un des pires qu'il soit au niveau de ses effets pervers qu'il engendre... non seulement il va y avoir une véritable EXPLOSION du diagnostic de la "schizophrénie" (qui dans sa forme simple, à mon sens, n'existe pas... je peux témoigner qu'on peut être HP par des gens qui ne vous on vu pas plus de 3 fois... mais la suite est une réaction en chaîne puisqu'ensuite le médical ne fait que réagir "professionnellement" on amène un malade on s'en occupe... donc réaction en chaîne qui enchaine bel et bien) le problème, quand une personne reconnait ses troubles mais refuse d'en passer par le soin psychiatrique (tout en reconnaissant ce qu'elle vit) c'est que ça devient très problématique... dans un premier temps autant pour moi que pour l'institution... dans un second temps : je dirais que le problème n'est plus le mien... c'est les regarde... moi, je poursuis ma route... évidemment, leur impuissance accrue va leur faire prendre des décisions comme me recontacter, vouloir m'imposer un suivi tel que poursuivre une psychothérapie (vouloir faire suivre quelqu'un de force ce qu'il ne veut pas, on appelle ça une injonction thérapeutique, sur le papier, c'est fortement déconseillé c'est même un cas d'école à éviter - dans la vraie vie, les injonctions thérapeutiques sont du lot quotidien de la bonne marche psychiatrique quand un patient refuse les soins)... théorie et pratique... deux mondes bien différents et surtout lointains... donc dans un premier temps ils vont vouloir me recontacter... et sans me le dire directement ils vont prendre la température... mon état, mes conditions de vie, etc... puis ensuite ils vont aviser quand je vais poser mes conditions (qui sont simples : rupture avec le cmp)... et oui, tout départ fait mal, l'enfant qui quitte ses parents, mais surtout, la rupture amoureuse, ça fait mal, perdre son travail, ça fait mal... ça fait mal pour qui ? Pour celui qui a des attentes, qui espère, qui a des objectifs...
Alors évidemment, verbaliser ma rupture thérapeutique telle qu'on me l'a proposé (dans de mauvaises conditions, sous forme d'obligation) ça fera mal... mais personnellement, quand mon aimée est partie, ça m'a fait très mal et ce sur le plan affectif, pas sur un plan professionnel... eux n'auront qu'un sentiment d'échec lié à leur pratique vis à vis de moi... sans parler d'affect... là où personnellement je ne vois aucun échec, là où je ne parle pas non plus de réussite (penser en terme d'échec et de réussite, je trouve ça tellement archaïque)...
Ma liberté batterait-elle des ailes ? On verra... _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Dim Mar, 2008 12:28 pm Sujet du message: |
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Non, le texte précédent n'est pas le fruit d'une démence !
D'un délire non plus... tout du moins je me permets d'oser le penser, vu que depuis que les volontés voulaient m'en faire passer par la voie psychatrique, je me demandais presque si chacune de mes pensées étaient le résultat d'un délire (je ne sais pas si vous pouvez vous en rendre compte, surtout quand ça dure des mois, et une bonne paire d'années sinon un peu plus)... qu'il soit cohérent ou non... on en vient à de ces pensées et là je me dis non merci, tout ça ne m'appartient pas... ce n'est pas ma vie... ça les regarde, pas moi... donc ces doutes qui m'ont été ajouté, je leur les rends et ce avec le plus plaisir. Mes prochains doutes se portent ailleurs, concernent la façon dont je construis mon présent, concernent aussi certains projets, plus généralement mon avenir. Le devenir je mets ça de côté, je n'en ai pas besoin... _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 756
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Posté le: Dim Mar, 2008 8:27 pm Sujet du message: Les droits de l'enfant |
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" Oui et quand tu passes en psychiatrie, c'est plus ou moins dans cette situation de soumission que tu te retrouves "
Pourquoi tu les jettes pas les psy ? Qu'est-ce qui t'en empêche ? Où serait le problème ? Qu'attends-tu d'eux ?
Les traitements ne demandent pas un suivi quotidien ou hebdomadaire ou mensuel, non ?
" Pour simplifier, il y a des gens qui connaissent un conflit avec le monde "conflit extérieur", et des gens qui connaissent un conflit avec eux-mêmes "conflit intérieur" : je me situe dans la seconde catégorie, mais le médical "psy" rajoute une couche et en voulant me forcer à suivre ceci ou cela en tout cas à adhérer au suivi cmp, ils provoquent un conflit extérieur, en fait la nature psychotique d'un individu "nait des autres" plus précisément de la façon dont les autres réagissent à la rencontre de la personne. "
Cette dualité intérieur/extérieur n'est pas bonne. C'est une mauvaise piste. Où situes-tu la limite, la ligne de démarcation, la frontière ?
L'enfant est une super éponge souple. L'adulte est une éponge recouverte d'une croûte.
Cette dualité est un support pour la pensée et, probablement, une structure nécessaire aux psy pour faire fonctionner leurs rapports de cause à effet. Mais, on voit bien, ça marche pas.
En dehors des normes, des critères de réussite ou d'échec pour la société, de l'image sociale, de l'image que tu te fais de l'image que l'on se fait de toi (imagine-toi sur une île avec des primitifs sympathiques) sais-tu quel est ton problème précisément ? _________________ La croyance est rarement solitaire. Nous abandonnerions beaucoup de nos croyances si elles n'étaient pas partagées. |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 756
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Posté le: Lun Mar, 2008 12:30 pm Sujet du message: Les droits de l'enfant |
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En politique, et dans le social, nous voulons toujours du changement, de la rupture, du nouveau voire une révolution.
Mais dans nos principes moraux, dans nos valeurs, ceux que nous transmettons, là, nous tenons à la continuité. Pas de remise en cause.
Problème : si on perpétue toujours les mêmes modes de penser, comment espérer, réclamer une société différente ? _________________ La croyance est rarement solitaire. Nous abandonnerions beaucoup de nos croyances si elles n'étaient pas partagées. |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 756
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Posté le: Mar Mar, 2008 9:29 am Sujet du message: Les droits de l'enfant |
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Métamorphose :
Les parents commencent par n'être que les maillons d'une chaîne : la chaîne de la vie. Et ils en sont assez conscients. Ils commencent par participer humblement à un cycle qui les dépasse complètement.
Et puis un jour, soudainement, ils veulent être les inventeurs, les créateurs, ils veulent être à l'origine de l'enfant à venir, presque les auteurs. LEUR enfant à EUX. _________________ La croyance est rarement solitaire. Nous abandonnerions beaucoup de nos croyances si elles n'étaient pas partagées. |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 756
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Posté le: Mer Mar, 2008 9:45 am Sujet du message: Les droits de l'enfant |
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Métamorphose ? Oui et non
Changement de rôle plutôt : de maillon de la chaîne du vivant, on devient maillon de la chaîne du conditionnement social.
Le désir sexuel est remplacé par le désir psychosocial. _________________ La croyance est rarement solitaire. Nous abandonnerions beaucoup de nos croyances si elles n'étaient pas partagées. |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 756
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Posté le: Ven Mar, 2008 11:44 am Sujet du message: Les droits de l'enfant |
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Oublions ce qui est secondaire. Oublions les formes.
En tant qu'êtres humains, les bébés, les enfants et les adultes ont les même droits. Fondamentalement les mêmes droits.
Un adulte qui se respecte respecte aussi l'enfant.
L'enfant qu'on n'a pas respecté devient un adulte qui ne se respecte pas et ne respecte pas l'enfant.
Je regarde la nature humaine d'un enfant, je me regarde. Et inversement.
J'aime un enfant, c'est moi que j'aime. Et inversement.
Pas de différence.
Si je vois une différence, elle est culturelle, psychologique, secondaire. _________________ La croyance est rarement solitaire. Nous abandonnerions beaucoup de nos croyances si elles n'étaient pas partagées. |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Ven Mar, 2008 12:08 pm Sujet du message: |
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"Le désir sexuel est remplacé par le désir psychosocial."
hummmm... les frontières ne sont pas aussi rigides que ça... "remplacement" ? Disons qu'un mot est à la mode, le concept évolue évidemment, mais de là à dire que le désir sexuel est remplacé... c'est plus qu'un raccourci... c'est un déni... _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Ven Mar, 2008 12:14 pm Sujet du message: |
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Le désir sexuel n'a jamais été aussi présent puisqu'on peut changer de partenaire plus facilement et en général c'est plutôt bien vu (c'est que tu n'étais pas avec la bonne personne et patati et patata), les moeurs et coutumes ayant évolué ça fait parti intégrante de la dimension psychosociale (on va plutôt dire psychoaffective)... voir que ça fonctionne différemment ? Je dirais plutôt que comme l'outil crée le comportement (aussi) nous ne sommes pas si différents qu'autrefois, notre environnement lui contient de nouveaux outils qui ont favorisé l'émergence de nouveaux comportements... qui bien évidemment influence sur nos modes de pensée. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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