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J'ai mal à Dieu.

 
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Auteur Message
ThY'D



Inscrit le: 10 Mar 2005
Messages: 4335

MessagePosté le: Mer Fév, 2008 7:04 am    Sujet du message: J'ai mal à Dieu. Répondre en citant

Il s'agit d'un sujet que j'avais ouvert en août 2005 sur Reims Web dans la rubrique "divers".

Cela ressurgit parce que ces temps derniers... je pense beaucoup à Dieu.

Ce n'est pas un hasard mais je ne tiens pas trop à étayer. Précision, je ne suis pas croyant, je me situe plutôt agnostique, et lorsque je pense à ce que l'on peut nommer Dieu, ... je pense à tout sauf au "Dieu des religions" tout du moins pas à l'interprétation des hommes trompés par eux-mêmes dont justement le propre humain est cela : l'erreur.

Des questions ressurgissent et un certain élan de vie revient en moi.

J'aimerais prendre des extraits de ce sujet passé datant de 2005.

"L'univers doit-il se brûler aussi pour "comprendre" et s'enquérir de l'expérience ? Sommes-nous le fossile d'un orgasme ?

La Mort, aujourd'hui, est en moi. Elle n'est pas "après la vie", elle n'existe pas au-delà. Alors, pour faire simple, la mort pour moi n'est pas. C'est quelque chose que les vivants veulent définir et y établir des règles comme pour "la liberté". La mort s'arrête là où commence celle des autres, chacun "sa" mort... LA mort n'est donc qu'un repère commun pour se définir un espace, un endroit mental et même une continuité pour se soulager l'esprit en pensant que les morts, eux aussi, vivent leur vie, après tout. L'esprit qui se veut être libéré du corps doit se vivre tant que le corps existe. Il émmerge donc du corps qui le produit. Mourir c'est une vie entière, quelque soit le temps. Mourir c'est n'être au monde.
Mort c'est n'être jamais né à Tout.

la mort n'est pas un élément qui fait parti de la composition de cet univers. La mort (...) serait le produit de la conscience. De l'être vivant tué par la croyance des adultes qui sont sensés "savoir". Pour ma part, aux yeux d'un improbable enfant, je ne veux surtout pas incarner "le père qui sait tout"... au contraire, je serai (peut être jamais mais bon) "le père insensé" qui ne vit pas seulement à travers les questions, ni seulement à travers le sens.

J'insiste, j'improvise mes réponses et elles ne sont pas figées... mais il est vrai que j'aurais du mal à "revenir" en arrière dans le cheminement de cette question.

...

Au fond j'ignore si je suis capable, en situation de célibataire, de connaître une amie. Pourtant, je sens que c'est un petit endroit, en moi, à combler ainsi. Cependant, je crains que ça ne finisse comme dans tes quelques écrits savoureux et candides, le gars limite poète, très amoureux de son amie, qui finit pourtant par ... enfin, tu vois. Je ne crois pas être comme ça, je pense être beaucoup trop attaché à faire plaisir au quotidien, et à donner du plaisir dans la relation amoureuse. Finalement, je suis peut-être aussi "simple" que cela.

Je ne suis pas vraiment exigeant de l'autre, le minimum c'est le respect, la fidélité, la vérité. Après le reste, chacun fait un peu comme il l'entend, je ne crois pas être possédant. Bon, par contre c'est vrai, je suis attaché à une croyance, une convenance, la fidélité. Je pense que le corps de l'autre n'est pas le nôtre, c'est pourquoi je ne me permettrai pas vraiment de diriger une personne sur la façon dont elle doit vivre. Par contre, je ne vois pas de relation ambigue, ni libertine. On peut bien sûr avoir quelques sautes de pensées, ça arrive, rien n'est parfaitement clot dans l'esprit. On peut flasher sur quelqu'un momentanément, comme ça, mais savoir qui on aime. Je n'ai pas vécu de situation me permettant de l'affirmer, mais je pense être fidèle, et c'est la seule "exigence" dans une vie de couple qui à mes yeux est fondamentale pour mon équilibre mental. J'ai besoin d'aimer, de donner à quelqu'un qui croit aussi en cette valeur. Pour cela, il faut qu'il y ai un amour réciproque. Et je me demande, finallement, si la réciprocité amoureuse existe, le GRAND AMOUD que DEUX ressentent l'un pour l'autre. Il y a bien les coups de foudre, mais ensuite on finit par ouvrir les yeux et... là on sait si derrière cela, l'amour existe, ou non. Pour ma part, je noterais que c'est plus passionnel, mais c'est devenu - au delà de ma déchirure qui m'interdit de la revoir - très doux.

...

Les remparts, le bastion cécitaire des personnes : l'individu. J'ignore si c'est pour préserver son âme que de vivre sous l'habitude. C'est sécurisant, plus facile. Même le mal être devient une habitude, dans tous les cas nous y sommes soumis. Les relations deviennent souvent relativement rigides et régulières, comme un devoir se revoir. C'est ce dont je suis incapable de faire sur le plan humain. Sans doute parce que je ne parviens pas à devoir me revoir d'abord...

Je me suis un peu reposé, quelques trois heures. Mais bon, je verrai bien, c'est assez chaud d'aller dans les bistrots, tout ça, il y a du mouvement, de la fumée, des gorges en érection, des paroles télévisuelles récitées sous la discussion, du conditionnement humain tacitement accepté qui me désempare. Je sais, même moi je suis pathétique et désolant.

Lorsqu'on me propose de me voir, il y a un retour à la réalité qui m'angoisse à chaque fois... comme
"tiens, et si j'allais visiter le monde réel ?" Tu vois, chez moi c'est comme marcher dans un parc d'attractions, pas si cool que ça... c'est périodique et juste très rare... c'est exceptionnel et souvent sous la contrainte, surtout sous la contrainte.

...

Je ne suis pas adepte du gentillisme, mais en tout cas c'est intêressant. J'y retrouve certains points communs avec certaines sensations, des pensées.

Le site >lien> Sagesse Primordiale est à visiter pour ceux qui veulent en savoir plus sur le >lien> gentillisme et paganisme. Pour ma part je n'adhère pas à "tout", je ne participe pas au forum non plus. C'est cependant une source de réflexion sur le fait que "les gentils" s'ils furent massacrés physiquement et moralement par le christianisme, "restent" dans le coeur de chacun. Aujourd'hui, l'histoire est "Autre", les massacres aussi, mais cela se retranche.

...

Enfin, si ça serait uniquement "physique", ça serait "simple"... autant sexués que nous sommes, vois-tu, et je n'en souffrirais pas tant. Mais non, ce n'est pas seulement cela, c'est un manque de plein. Ah... la plénitude. Celle qui nous libère de toutes les tensions. Pour cela, il faut être, aller vers une unicité et cela ne se trouve pas seulement en nous même. Et puis c'est aussi un manque productif, la libération par la création. Sans pour autant se prendre au sérieux, mais simplement "jeter" ce qui fait corps. Toutes ces idées qui se "heurtent" entre elles, et qui meurent dans le vent...

Et puis, par moment, un grand vide. Je me dis que les rencontres sont possibles, encore, la vie permet cela, les surprises, les déceptions aussi. Que nous soyons hommes ou femmes, fidélités ou pas, amour ou besoin, c'est une question d'être... Être un Tout dans le "Même".

...

Ne pas tomber dans le piège de vouloir briser la solitude. La sortie doit être aussi une autre part de cette solitude. Le visage à découvert, celui face caché lorsqu'on reste en soi. J'essaie de me donner l'idée de sortir. Je suis allé sur le balcon aujourd'hui, prendre le soleil, mais ça ne va pas un mal de coeur soudain. Depuis plusieurs minutes, une trentaine, une forme de malaise. A la fois physique et un grand dégout mental, une mer en moi qui se fracasse de toutes ses lames...

...

Ce n'est pas le Verbe qui engendra les sens, ce sont les maux. J'ai mal à l'univers.


C'est très nombrilique, en fait. J'en suis conscient. Cela n'aborde d'aucune façon les réflexions plus sérieuses (si j'ose dire) que je peux avoir et entretenir. Mais en ce moment je suis dans un tournant. Un très grand tournant. Il est tout en longueur, un angle très ouvert et arrondi. Ce n'est pas "le chemin le plus court", c'est comme un sattelite qui de par le chemin courbe qu'il emprunte veut se servir de la force attractive des planètes pour accumuler de l'énergie et ainsi être relancé au plus lointain. Mais je suis dans la vie de tous les jours, ... et je dois y prendre part, faire de la quotidienneté un nouveau départ. Je suis confiant dans la mesure où "remis sur pieds", derrière ça... je pourrais m'adonner enfin à mes occupations et participer plus sereinement au développement de certaines questions, ce dont j'ai hâte... mais je porte la patience.

Je me sens ces derniers temps de plus en plus ouvert. Ouvert comme jamais je ne l'ai été autrefois. Non pas tolérant, mais Ouvert. C'est un sentiment très particulier, difficile à partager avec des mots. C'est comme prendre l'humanité en Soi, en tout ce qu'elle est. C'est comme être dans la Parole. Et quelque part, cela me rapproche de la question de Dieu.

Alors, je ne vais pas virer religieux ni prophète, et l'illumination c'est pas pour tout de suite... je n'ai pas de Gourou à suivre... je n'ai pas de maîtres à penser non plus...

Il y a eu quand même de chouettes rencontres. Internet retrouvera sa place, son utilité première. Il me faut encore un peu de temps pour me décrasser de certaines habitudes.

Sans parler de croyances, je pense que l'on tend à ça, la purification en Soi. Mais une purification qui fait que l'on "va", tout simplement, dans la vie. Rien à voir donc avec une purification établie par une morale qui ferait du naturel l'objet de nos culpabilités. Non, se purifier "naturellement", c'est à dire que chaque chose retrouve sa place. Son corps, ses pensées, son environnement, chaque élément retrouve son utilité première et joue son rôle.

Il est vrai qu'à mes yeux la "religion" c'est similaire à te mettre des éléments en tête dont tu n'as pas besoin pour vivre. Du "par coeur" plus ou moins qui "te prennent la tête" c'est le cas de le dire. Du bourrage de crâne bête et méchant mais surtout : l'obligation de la conduite jusque dans la manière de penser. Et ce même si "vivre sa religion" est quelque chose qui se vit différemment selon les personnes qui pratiquent la leur. Je remarque juste une chose, si on vit "entièrement" dans la religion choisie, c'est comme "se couper de tout ce qui est différent à soi et au monde que la religion décrit". Il faut donc être "modéré" et rendre sa pratique pragmatique avec le monde qui nous entoure. Mais je ne porte aucun jugement vis à vis des personnes croyantes et pratiquantes.

J'ai remarqué une chose.
Le fait de prier. Je porte la religion à la critique, je l'ai fais par le passé. Je continue aujourd'hui à penser que la voie religieuse n'est pas la meilleure voie pour vivre sa foi. Je remarque une chose à travers les écritures, ... chaque religion rejette toutes les autres, et elles donnent à comprendre que ceux qui choisissent une autre voie iront en enfer. Peu importe, il y aurait beaucoup à dire mais ce sujet n'est pas le sujet de la critique.

Le fait de prier, j'en ai compris le sens profond il y a peu. D'une approche toute "bête", si j'ose dire. Je ne suis pas croyant (bien que je pense que nous sommes de toute façon "tous croyants" quelque soit l'objet de nos croyances) donc je ne prie pas. J'ai déjà prié dans ma vie. Mais j'en retrouve le sens originel. Dans le sens, où, sous des formes certes différentes, nous prions tous. Et je me suis dis ceci : plutôt que de penser à certaines choses qui m'envahissent intempestivement, je devrais m'établir un temps dans la journée, un moment juste pour y penser. Que ce soit la pensée d'une personne, par exemple, ou bien d'autre chose. Evidemment loin de moi l'idée de prier envers Dieu. Mais je trouve là quelque chose d'utile, et je comprends mieux alors le sens de la prière, c'est là où je trouve comme un sens au fait de purifier ses pensées. Un moment où l'on se "décharge" pour mieux être le reste du temps.

Mais il est vrai que mes temps ressembleraient plus à de la méditation qu'à la prière. Je me sens proche du bouddhisme, de toute façon, même si sans-doute demeurerai-je libre humain dans mon Être au monde.
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