ThY'D

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Posté le: Mar Sep, 2007 6:32 am Sujet du message: Le coeur incompétent. |
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Au 1er juillet... six jours avant la fin.
Le repli sur moi-même engendre une écriture extime. C'est l'effet internet sûrement que d'être lu donc que d'écrire au vu et au su de tous, de ces choses qui nous appartiennent et font de nous ce que nous sommes. L'identité sans frontière. Dire tout haut ce que je pense tout bas, un peu comme ne plus énoncer le contenu mais d'en dénoncer uniquement le contenant. Je ne parle plus pour dire les choses, je parle des choses en elles-mêmes à dire. Les choses ne disent pas, elles sont dites. Je peux donner l'impression de parler incessament de moi, mais je parle surtout du monde. Je ne suis plus au monde même si mes progrès sont relativement constants. C'est un combat propre à moi à mener de front. Mais, par moment, j'ai besoin de me replier un peu pour retrouver les arrières.
Des arrières qui ne me rassurent pas, qui ne me réconfortent pas véritablement. Parce que ces arrières sont fragiles. Ils représentent ce que je suis pour mettre normalement ou en principe une image en avant, l'identité qui est ce miroir entre moi et l'autre. Un miroir transparent, une vitre dirait-on, entre moi et l'autre. Les yeux me parlent beaucoup, sûrement parce que j'eus tant de maux soulevés par la peur du regard de l'autre. J'aurais pu dire d'autrui ce qui est vrai, mais l'autre en ce sens que la peur de l'autre se reflète comme plus étant une peur de moi-même. On pourrait dire "manque de confiance"... Personnalité timide et évitante. Les années passant, je retrouve une certaine paix et la timidité et l'évitement se trouvent au passé. Mais je suis réservé et maladroit. En fait, je n'agis pas de mon propre chef. Je veux dire par là que ma condition est plus forte que ce quoi j'aimerais vivre. Evidemment, nous sommes tous conditionnés. Mais ma conduite de vie est une attitude faite de comportements autistiques. Avec la recherche d'un pont par l'amour que j'aimerais vivre.
Je crois que c'est l'amour qui me sauve. Même si, encore une fois, je ne peux être que maladroit. Tant que je ne peux véritablement agir librement. Pourtant, je le fais. Je pense et j'agis librement. Mais je ne vis pas dans l'instant. Je suis toujours un peu ailleurs. C'est invivable, je crois, pour un proche au bout du compte. Peut être que personne ne pourra jamais me soutenir, et je ne pourrais probablement prendre soin de personne en retour.
Le coeur incompétent pour bien des raisons. Je ne me donne pas la chance de vivre. Trop attentif à ce monde intérieur. J'ai aussi fais l'erreur de le taire, ce qui l'a tari. Je ne voulais pas trop raconter ce que je pense être lassant, redondant, pesant. Je crois finalement avoir eu tort. L'essence de mon être s'est évaporée et sans véritablement l'expliquer, je me suis senti profondément triste de vivre dès le début un amour que je n'ai su pleinement combler. Mais, certes, je ne me jette pas la pierre. Cependant, ...
Dans ces moments pénibles, je me repli pour retrouver le goût de vivre. Ca passe par un tas de désirs. J'ai envie de poursuivre mes rêves, je dirais même, de les vivre. Ce message n'est pas important. Il n'est qu'une suite de mots sans véritablement être d'une grande pertinence. Juste le bruit du ressac des vagues qui s'échouent sur ma plage. Je sens ce qui se passe et ce que je veux, au fond. Pourtant j'écris là et ce n'est rien. Rien d'autre que d'être lu par quelques personnes dont des amis. Finalement, j'ai l'impression de ne rien dire d'autre que ce quoi j'ai déjà dis. C'est ce qui ne va pas. Non pas que je tourne en rond, ce n'est pas ça, ce n'est pas vrai. Je n'arrive pas à avancer à la mesure qui est la mienne pour évoluer dans le bon sens. Marcher à mon pas, pas simple.
Pourtant, j'avance quand même mais l'impression de marcher sur un tapis roulant donc d'avancer sur place. Un peu comme Mike Horn marchant au pôle nord durant des jours sans prendre un yota de kilomètre. Frustrant, blessant. Mes doigts, toujours usant de cette parabole, se gèlent au froid et cela finit par m'amputer. L'histoire des autres ne me laisse pas indifférent, tout comme mon aimée m'a touché profondément. De par son naturel, de par son âme entière, de par sa force et son courage. L'histoire du monde me semble maigre face à l'amour vécu. Que retiendrait on en fin de vie. Nous vivons pour finalement n'avoir plus rien à en retenir. La mort comme au fond de dire que la mémoire est au présent ce que l'illusion est à l'histoire.
Vivre un moment difficile comme celui-là me donne envie de vivre, de croire, d'être. Plus encore, me donne l'envie de ne plus avoir d'envie mais juste de vivre, de croire, et d'être. Le projet vital : parce que tout projet est voué à mourir. L'humain de plus en plus assimilé au projet lui-même. Comme une marche vers l'autre en soi. Je sais les erreurs que j'ai commis. L'écrire serait pour moi libérateur. C'est ce que j'aimerais, me libérer et donc produire quelque chose.
Faire les choses qui me tiennent à coeur. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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