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D.Martz
Inscrit le: 05 Jan 2005 Messages: 226
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Posté le: Mer Mai, 2005 3:07 pm Sujet du message: LE PHILOSOPHE ET l'EUROPE |
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Le président Chirac a déclaré que le projet de traité constitutionnel n'était "ni de droite, ni de gauche". Un texte donc idéologiquement neutre sachant que ces deux notions ne sont sans doute plus tout à fait pertinentes pour couvrir le champ idéologique.
Peu de textes ont ce caractère de neutralité. L'énoncé mathématique, certes. L'énoncé de l'astronomie héliocentriste : la "terre tourne autour du soleil", aussi. Encore que Galilée faillit payer cher un énoncé dont la neutralité était une vraie prise de partie. L'énoncé scientifique a sans doute une neutralité intrinsèque mais il s'énonce toujours dans un champ social où il peut etre pris en otage.
Restent les autres textes qui nécessairement tranchent dans le réel, tracent des lignes de démarcation, permettent les prises de position. Depuis, "cette fleur est rouge" jusqu'à "il faut etre tolérant", le langage met en coupe, à des degrès d'intensité variables, le réel. Ne serait ce que parce que le langage est par nature équivoque.
Donc, le texte du traité est idéologique et il faut qu'il le soit ne serait-ce que pour "qu'il constitue", "qu'il institue une autre logique dans l'ordre des choses. Sinon, il ne servirait à rien et il ne serait pas utile de se prononcer dessus puisqu'il n'aurait rien à dire.
Aussi, le problème maintenant est de savoir en quoi il est idéologique ou pourquoi il l'est. Ou mieux encore pourquoi on lui dénie la possibilité d'etre idéologique...
Un constat suffit : à partir du moment où l'on s'étripe de cette sorte (sachant que le "on" en question ne recouvre pas la totalité des "animaux politiques" et que indécision et indifférence sont de mises pour un certain nombre d'entre eux), il y a fort à parier que le texte est idéologiquement chargé.
Pas si simple, il ne suffit pas d'avoir des opinions différentes sur un sujet pour que d'emblée les enjeux apparaissent et les questions de fond se posent. C'est dire, pour compliquer un peu notre affaire, que si je pose un fond, j'indique une surface et je me mets en demeure de localiser l'idéologie : à la surface du débat ou dans ce qu'il cache ?
A suivre |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mer Mai, 2005 4:11 pm Sujet du message: |
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La neutralité consisterait à laisser glisser ce qui nous traverse sans trancher à vif, mais en jaugeant chaque élément. La neutralité dans ce cadre serait donc ce regard qui mesure une réalité en relation avec un objectif, pour ne parler de finalité, à atteindre. L'on se trouve proche de la neutralité bienveillante et l'on comprend qu'il s'agit de prendre "position", voire d'user de l'une ou de l'autre force. Ce qui donne à constater en effet que la neutralité seule ne peut être appliquée, car elle n'existe pas si nous tenons pour fait que l'individu se positionne dans ses croyances, dans sa pratique, ou plus simplement se laisse convaincre par manque d'informations. La constitution présente est profondément ancrée de droite, et au contraire rien ne sera plus neutre, puisque par exemple, le social sera "ouvert à la concurrence". Pour le coup, ça sera des opérations "ouvertement mercantiles"... je ne dis pas que cela ne l'est actuellement pas officieusement, mais pour le coup ça n'arrangera pas vraiment les choses, à mon humble avis. Je vois une politique de droite qui "assimile la gauche". Je ne suis pas tenu par l'un ni l'autre bien que mon discours puisse correspondre à une politique de gauche, je suis cependant autant attentif à une nécessité économique, par contre j'émets mes résèrves sur la "croissance à tout prix" et le fait que tout est facilité pour "s'endetter"... étant partisant que l'on devrait chacun mieux vivre avec "ce que l'on gagne" plutôt que ce que l'on a pas encore gagné. Un point, à mes sens, primordial dans notre monde où il faut possèder à tout prix sa liberté, plutôt que de la vivre, donc d'apprendre à la construire. Ca veut aller vite, mais ça tranche trop à vif et l'impression nette dans ce cas d'être le dindon de la farce. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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Lai Invité
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Posté le: Jeu Mai, 2005 11:51 pm Sujet du message: |
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Msieur Martz j'ai rarement vu sous votre plume un tel texte dense
ET une réponse si pertinente comme celle de Thyd
Le neutre est il dans le texte, est il dans le regard sur le texte, est il dans le discours sur le regard du texte ?
Y a t il un fond et doit il être tranché ? Faut il faire un choix pour une europe rose ou bleue ou blose ou roleue ?
Doit on se faire niquer et se faire niquer sur le zinc pour l'avis de comptoir c'est aussi commencer à exister
Le gout de ce positionner pour sa bravade d'un instant , un instant de oui ou un instant de non et la griserie du pouvoir de l'isoloir qui fera dire je vous l'avais bien dit est il à mettre en balance avec le poids des enjeux?
Un texte référendaire pose t il en tant que référendaire la vraie question?
Ces cons de politiciens pourquoi aller susciter l'esprit du bas peuple Le peuple des niakas Le peuple a mal voté Il faut changer de peuple ?
Le peuple a t il quelque chose à dire et la démocratie c'est pas un peu vote pour moi et puis va boire un coup au comptoir avec les copains
Le con qui a décidé de laisser un référendum est il con? Fait il naitre cette chose rendue si sublime par l'esprit francais et la France à savoir la chose politique et son débat si typique à son esprit ( je suis belge venez voir chez nous le niveau de la chose politique ... rien à voir !)
Le risque est politique et la crise tout autant Le poids des enjeux doit il coiffer l'enjeu de la démocratie et la démocratie est elle mise en jeu par le référendum en tant que principe ( pour une constitution ou quoi que ce soit d'autre?)
Le référendum est il démocratique Un peuple ca peut penser? |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Dim Mai, 2005 7:35 pm Sujet du message: |
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Le message principal du "non", je pense, se trouve dans l'affirmation d'une expression de peuple à l'état pour le peuple. Pour justement écrire "ensemble" une véritable constitution qui tient compte de la réalité du terrain, MAIS également de la réalité de l'être dans ce qu'il consacre pour atteindre le meilleur, sans se laisser bouffer par la loi du dictat économique, mais en étant suffisament outillé pour "penser son économie citoyenne". Si le social n'est pas parfait, si le travail reste long à réaliser, il faut qu'il s'impose sur le plan européen pour ne pas qu'il se fasse bouffer par le privé.
Faut il dire oui à une constitution écrite par une sphère minoritaire sous le couvert linguiste de technocrates minoritaires qui "pensent par la panse" ? _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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