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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mer Fév, 2008 9:33 pm Sujet du message: Constitution européenne : rappel des faits. |
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Durant la campagne à propos de la constitution européenne, j'ai mené en 2005 ma propre campagne sur divers forums "pour le non". En réalité, je n'estimais pas défendre un "oui" ou un "non" mais plutôt de défendre des valeurs universelles qui feront de notre monde un monde meilleur.
Je pose un rappel à travers une petite partie (sélectionnées) de mes propres interventions pour donner à comprendre un peu vers où l'on va (et à priori, c'était "rien" par rapport à où on est aujourd'hui). Peut être que j'ai dépassé les limites de la propagande (sur le net) car par endroit il est clair que je souhaitais "convaincre" mais comme Lai j'ai le sang chaud je serais un très mauvais politicien lol
Souvenirs souvenirs.
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Date: 15/04/2005
Quelques précisions sémantiques, puisque peu cliqueront sur le quizz :
- Le mot "concurrence" apparait 33 fois. Pour ma part, je trouve que c'est relativement "normal" en vue de l'effort général à promouvoir l'entreprise. Nécessaire à la marche économique.
- Le mot "fraternité" apparait 0 fois.
- Le mot "Laicité" >> 0 fois.
- Le mot "sevice pulique" >> 1 fois. Et encore, il s'agit là d'un service dit publique de "radiodiffusion" (Services Economiques d'Interets Generaux), voilà donc ce qu'est entendu par service publique dans CETTE constitution européenne.
- Concerant les services publiques, la constitution envisage de les "ouvrir à la concurrence et les privatiser".
- A propos des religions la constitution les "reconnait" (ce n'est pas une mauvaise chose) et les "consulte" (là, par contre, ça devient inquiétant)...
- Les budgets militaires doivent augmenter (on suppose à échelle beaucoup plus large que l'augmentation "normale" de tous les budgets)... là encore, notre sécurité est normale pour ma part.
- L'article I-41 alinéas 1 et 2 soumet la politique militaire de l'union à l'OTAN.
- Si un million de citoyens proposent une loi, la commission pourra ne pas en tenir compte. Aucune obligation si ce n'est qu'une telle pétition doit servir à appliquer la constitution européenne.
- La constitution reconnaît le droit de travailler et non le droit au travail, vous voyez la différence.
- La constitution évoque l'harmonisation des législations des états membres pour la rendre obligatoire, à l'exclusion de toute harmonisation des dispositions législatives ou réglementaires des états membres.
Téléchargez ce document pdf
http://sceco.univ-aix.fr/cefi/colloques/RE%20Aix%202004/BenassyRE04.PDF
- Le droit à la contraception, Le droit à l' Interruption Volontaire de Grossesse, Le droit au divorce... la constitution ne reconnait aucun de ces droits.
- La "subsidiarité" signifie que l'Europe n'intervient que dans le cas où les états ou les régions ne peuvent pas agir. Néanmoins les lois européennes priment les lois nationales.
- Le droit à un salaire minimum, Le droit à une allocation de chômage, Le droit à un revenu minimum >> aucun de ces droits n'existent dans la constitution présente.
- Quel est le taux d'imposition des bénéfices en Croatie, futur adhérent de l'U.E. (en France : 36% au USA :40%)?
>> 0% << pour les grosses entreprises, cela se comprend pour favoriser leur croissance.
- Quand le NON l'aura emporté au référendum...
L'Union Européenne continuera comme avant sur la base du traité de Nice actuellement en vigueur, EN ATTENDANT DE CONSTITUER UNE VERITABLE EUROPE QUI ARTICULE LES VALEURS FONDAMENTALES DES DROITS de L'HOMME et de la CITOYENNETE.
Pour une véritable europe, bien pensée sur des bases plus solides et pas seulement écrite pour servir les intérêts de "quelques grandes familles", apprenons à dire NON !
ET LE OUI, LES PEUPLES LE BATIRONT !!!
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Date: 22/04/2005 15:06
Un message reccueilli, à mettre dans les sujets traitant de la constitution européenne sur tous les forums concernés. Extrait directement de la constitution ! En votre âme et conscience, n'oubliez pas qu'il est toujours possible de remettre en question ses convictions. La conviction elle même se fonde sur la méconnaissance. Alors, CONNAISSEZ et SAVEZ, SAUVEZ la possibilité de REECRIRE LA CONSTITUTION ! Ne laissez pas passez ça !
***
"Constitution Européenne : Les 33 raisons de voter OUI !
Vous voulez :
. que les capitaux et les marchandises aient autant sinon plus de liberté que les humains ? (art. I-2)
Alors votez oui !
. que la liberté du travail soit une valeur de l’Europe mais pas le droit au travail, ni le droit du travail ? (art. II-75)
Alors votez oui !
. que la création d’un marché libre soit un objectif de l’Europe mais pas le plein emploi sauf s’il ne « fausse « pas la concurrence ?
Alors votez oui !
. que la première chose à sauver en cas de crise sociale ou de guerre, ce soit « le fonctionnement du marché » ? (art.III-131)
Alors votez oui !
. que la banque centrale européenne, hors de tout contrôle, fasse crédit aux spéculateurs mais pas aux Etats qui voudraient relancer l’emploi ? (art. III-181)
Alors votez oui !
. que l’euro serve à protéger les avoirs financiers ? (art.I-53 et I-54)
Alors votez oui !
. qu’un pays en récession soit pénalisé une deuxième fois par une sanction financière imposée par ceux qui sont plus forts ? (art.IIII-184)
Alors votez oui !
. que le moins disant fiscal se généralise dans toute l’Europe, car il faut baisser les allocations chômage et les impôts des riches ? (art.III-171)
Alors votez oui !
. que le Président de la République se fasse le champion de la taxation de la spéculation pour aider les pauvres quand il va à New York et à Davos, mais qu’il l’oublie quand il revient en Europe ?
Alors votez oui !
. que le Président de la République soit écologiste dans les grands sommets de l’ONU et productiviste quand il visite les campagnes ou inaugure les autoroutes pour les camions ?
Alors votez oui !
. que les droits sociaux soient abandonnés à la « nécessité de maintenir la compétitivité » ? (art. III-209)
Alors votez oui !
. que la « liberté de chercher un emploi » soit reconnue même si l’emploi n’existe pas ou est supprimé ? (art. II-75-2)
Alors votez oui !
. que le droit de grève soit reconnu pour les.... « employeurs » ? (art. II -88 )
Alors votez oui !
. que la durée maximale du travail passe de 48 par semaine à 65h ? (directive temps de travail)
Alors votez oui !
. que toute harmonisation des rémunérations, du droit d’association, du droit de grève, soit exclue ? (art . III-210)
Alors votez oui !
. qu’une entreprise de services ne soit soumise qu’à la législation de son pays d’origine en matière de droit du travail, de normes environnementales ou de protection des consommateurs ? (directive BOLKESTEIN [1])
Alors votez oui !
. que la Constitution ne comporte pas une seule fois les mots »services publics » ?
Alors votez oui !
. que tous les services soient concernés par la mise en concurrence et la libéralisation ? (art. III-145)
Alors votez oui !
. que l’éducation, la santé et les services liés à l’environnement soient les prochaines cibles de la privatisation ? (accords AGCS)
Alors votez oui !
. que les transports, les télécommunications et l’énergie soient libéralisés ? (art. III 246 et III-256)
Alors votez oui !
. que la moitié des bureaux de poste soient fermés ? (art. III-14
Alors votez oui !
. que toute aide aux services qui subsisteraient encore soit interdite ? (art. III-167)
Alors votez oui !
. que la Constitution soit une photocopie de l’AGCS qui prévoit de tout libéraliser « notamment l’éducation, la santé et les services liés à l’environnement » (dixit la Banque mondiale) ? (art. III-145 à III-147 et III-166 et III-167)
Alors votez oui !
. qu’une Constitution détermine les politiques à suivre ? (titre III en entier)
Alors votez oui !
. que ces politiques soient exclusivement et définitivement libérales ? (art. III-177)
Alors votez oui !
. qu’en guise de démocratie participative, les citoyens ne puissent qu’ « inviter » la Commission européenne à faire des propositions pour « faire appliquer la constitution » ? (art. I-47,4)
Alors votez oui !
. que toute révision de la constitution soit soumise à la règle de l’unanimité ? (art.IV-443)
Alors votez oui !
. que le principe de la laïcité soit absent de la Constitution ? (art.I-51)
Alors votez oui !
. que la séparation des églises et des Etats soit remplacée par la possibilité d’exprimer ses convictions religieuses publiquement ? (art.- II-10)
Alors votez oui !
. que la défense de l’Europe et ses interventions extérieures soient inféodées à l’OTAN ? (art.I-41)
Alors votez oui !
. que l’égalité entre les femmes et les hommes soit une valeur commune aux Etats membres renvoyant à une loi future devant être adoptée à l’unanimité entre des Etats dont certains rendent illégal l’avortement ? (art.III-124)
Alors votez oui !
. que le droit de se marier et de créer une famille soit reconnu mais pas celui de divorcer ? (art.II-69)
Alors votez oui !
. que le droit de vote et de circulation soit limités aux seuls citoyens de l’Union et que cette citoyenneté exclut de fait les résidents des Etats tiers ? (art. I-10, II-72 et II-99 et II-100)
Alors votez oui !
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Date: 25/04/2005
Ca ne changera pas ma direction. Le tout sera de ne répondre pour ce qui se trouve au plus juste en chacun. C'est la nécessaire limite de l'obéissance. Sinon, autant devenir mécanique. Puisque l'ensemble pense qu'on peut "faire avec un oui", autant se préparer à la pauvreté sémantique (comme si les mots c'était seulement pour faire joli), mais derrière l'absence de certains mots, il y a surtout une omission de certains fondements. En gros, le tout économique dit "chacun se démerde avec son humanité"... pourtant il y a quelque chose qui cloche, la possibilité de "consulter" l'église. Donc, si l'église à son mot sur le plan européen, comment se fait-il que le social ne soit pas "consultable" ? Qui est prit pour du jambon ? Désolé pour ce raccourci, mais cela me fait penser à la bible. Ecrite par "quelques hommes" pour imposer leur vision du monde dans l'esprit de millions d'être humains. Et pour refaire surface, il faut bien deux mille ans...
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Date: 29/04/2005
Quelques argumentaires qui emploient une vision plus juridique :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Constitution_revelateur_du_cancer_de_la_democratie.pdf
Surlignez l'adresse, faites un copier, puis un coller dans votre navigateur. C'est un document pdf...
Laissez de côté un peu ce mot "intelligence", il n'y a pas plus de raison d'être ou non moins intelligent du côté du oui que du non. De plus, hommes, femmes, nous sommes des êtres sexués, l'un n'est pas meilleur que l'autre. Les femmes font des conneries, cependant à un certain niveau on les remarque plus que celle de l'homme car elle est minoritaire. Et oui, c'est complètement con, mais c'est l'homme qui possède la raison dit-on, la femme a toutefois son mot à dire (sur la raison de l'homme)... non en sommes là mais dépassons cela. Si le oui passe, on entamera une ère particulièrement violente... quelque soit sa position et son sexe. Il me parait pourtant évident que certains problèmes tels que travailler dans les conditions déplorables sous le régime d'un pays comme la Roumanie va soulever une vague particulièrement révoltante. Aussi, cela contribuera-t-il à améliorer au final les conditions de travail dans les pays en voie de développement ? Pas certains que tel en est le but, puisque ça nivèle vers le bas...
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Date: 29/04/2005 00:26
Fatigué, je me suis égaré à ce sujet :
" mais c'est bête mon blablabla... je suis une femme !"
De mon expérience personnelle, les personnes les plus "intelligentes" que j'ai rencontré, ce sont des femmes. D'accord, simple coïncidence...
Mais ceci marque bien le fait que vous, les femmes, vous sentez que prochainement il va falloir batailler dur pour préserver vos droits qui ne sont pas intégrés dans la constitution européenne.
- Le droit à la contraception, Le droit à l' Interruption Volontaire de Grossesse, Le droit au divorce... la constitution ne reconnait aucun de ces droits.
Ca signifie qu'en allant dans un pays européen qui ne reconnait pas ces droits, vous les perdez. A méditer...
Voter non, ça ne veut pas dire rayer l'Europe, ça signifie jeter le brouillon à la poubelle et écrire une constitution plus propre.
note ajoutée : c'est fou mais en effet certaines femmes trouvent presque légitimes d'être gouvernées par des hommes... c'était déjà les premices d'un débat qui s'est d'ailleurs prolongé jusqu'à S.Royale dont finalement l'affaire fut close, si j'ose dire. Y a du boulot... on est pas sorti de l'auberge.
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(suite à venir, petite "pause" pour ne pas mettre "tout en bloc" dans un seul et même message) _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mer Fév, 2008 9:36 pm Sujet du message: |
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Date: 29/04/2005 13:22
De mon mot, le non n'est pas celui d'un lepeniste. Plutôt celui d'un humaniste qui "rêve" à une planète unie, évidemment moins castrée par sa relative toute puissance.
Juste quelques points qui me font basculer vers une correction prochaine de la constitution, d'où le "non" à maintenir fermement.
Ces arguments sont écrits dans le document ci joint à télécharger et lire d'urgence.
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Constitution_revelateur_du_cancer_de_la_democratie.pdf
Quelques extraits, mais il est impératif de lire le document originel :
1. Une Constitution doit être lisible pour permettre un vote populaire : ce texte-là est illisible.
2. Une Constitution n’impose pas une politique ou une autre : ce texte-là est partisan.
3. Une Constitution est révisable : ce texte-là est verrouillé par une exigence de double unanimité.
4. Une Constitution protège de la tyrannie par la séparation des pouvoirs et par le contrôle des
pouvoirs : ce texte-là n’organise pas un vrai contrôle des pouvoirs ni une réelle séparation
des pouvoirs.
5. Une Constitution n’est pas octroyée par les puissants, elle est établie par le peuple lui-même,
précisément pour se protéger de l’arbitraire des puissants, à travers une assemblée constituante,
indépendante, élue pour ça et révoquée après : ce texte-là entérine des institutions européennes
qui ont été écrites depuis cinquante ans par les hommes au pouvoir, à la fois juges
et parties.
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Premier principe de droit constitutionnel :
une Constitution est un texte lisible.
Une constitution doit être acceptée, directement, par le peuple qui s’y soumet.
Pour que cette acceptation ait un sens, il faut que le texte soit lisible par le peuple, celui qui va signer
(et pas seulement par des experts).
De ce point de vue, le "traité constitutionnel" est long et complexe 7 : 485 pages A4, soit presque
une ramette (dans la version compacte actuellement disponible sur le site http://www.constitution-europeenne.fr).
Des contradictions apparaissent même entre des parties éloignées9.
Pour illustrer encore la difficulté de lecture de ce texte, on doit relever également, et c’est grave,
l’absence de liste des domaines dans lesquels chaque institution peut créer le droit. Ainsi,
on ne trouve nulle part (et on peut donc parfaitement ignorer qu’existe) la liste des domaines où le
Parlement européen est complètement tenu à l’écart du droit de légiférer (ce n’est pourtant ni banal,
ni anodin).
Cette longueur et cette complexité interdisent la critique pour le commun des mortels.
Ces citoyens prennent ainsi le risque majeur, pour eux, mais aussi pour leurs enfants et
leurs petits-enfants, de découvrir trop tard ce qu'ils ne pourront plus changer.
Il faut évidemment lire et comprendre ce que l'on signe. Ou bien, on refuse de signer.
En s’alignant sur "les autres", on se rassure, comme les moutons de Panurge.
Cette longueur est, par elle-même, non démocratique : le débat est réservé aux experts.
Une Constitution est la loi fondamentale, elle est "le droit du droit ", elle doit pouvoir être
lue par tous, pour être approuvée ou rejetée en connaissance de cause.
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Deuxième principe de droit constitutionnel : une Constitution n’impose pas une politique
ou une autre, elle permet le débat politique sans en imposer l'issue.
Une Constitution démocratique n'est pas de droite ou de gauche, elle n'est pas socialiste ou libérale, une Constitution n'est pas partisane : elle rend possible le débat politique, elle est au-dessus du débat politique.
À l’inverse, le TCE, en plus de fixer la règle du jeu politique, voudrait fixer le jeu lui-même !
Le projet de TCE infantilise les citoyens d'Europe : il nous prive tous de l'intérêt de réfléchir à des alternatives. À quoi bon continuer le débat politique, en effet, puisque toute alternative réelle est
expressément interdite dans le texte suprême ?
Une mauvaise constitution qui révèle un secret cancer de notre démocratie 5
---
Troisième principe de droit constitutionnel :
une Constitution démocratique est révisable
Tous les peuples du monde vivant en démocratie peuvent réviser leur pacte de gouvernement.
Le projet de TCE est beaucoup trop difficilement révisable 18 : pour changer une virgule à ce texte, il
faut d'abord l'unanimité des gouvernements pour tomber d'accord sur un projet de révision, puis il
faut l'unanimité des peuples (parlements ou référendums) pour le ratifier (cela s’appelle la procédure
de révision ordinaire).
Avec 25 États, cette procédure de double unanimité est une vraie garantie d'intangibilité pour les partisans de l'immobilisme.
Ce texte semble pétrifié dès sa naissance.
Concrètement,
SI UNE LARGE MAJORITE D'EUROPEENS SOUHAITENT MODIFIER LEUR LOI FONDAMENTALE, ILS NE LE POURRONT PAS.
C’est ça qui est choquant, inquiétant.
C'est inacceptable pour une Constitution19 et ce serait, là encore, un cas unique au monde.
On me répond en mettant en avant le mot "traité" pour prétendre que l'unanimité est normale (ce
qui est vrai en matière de traités), mais ça ne tient pas : ce texte, à l’évidence, joue le rôle d’une
constitution et l'oxymore "Traité constitutionnel" (assemblage de mots contradictoires) conduit, en
jouant sur les mots, à créer une norme suprême trop rigide, trop difficile à réviser.
Paradoxalement, cette rigidité excessive s’accompagne d’une souplesse étonnante à l’occasion d’une autre procédure qui, elle, ne requiert pas l’accord direct des peuples : la procédure de révision
simplifiée20 autorise un des organes de l’Union (LE CONSEIL DES MINISTRES) à modifier
DE SA PROPRE INITIATIVE l’un des éléments clefs de la Constitution qui conditionne le
degré de souveraineté conservé par les États membres dans tel ou tel domaine (puisque le
passage à la majorité fait perdre à tous le droit de blocage)21. Ça, c’est grave.
Par ailleurs, pour l'entrée d'un nouvel État dans l'UE, la règle de l’unanimité est une protection, mais ce n'est pas l'unanimité des peuples consultés par référendum qui est requise : c'est d’abord l’unanimité des 25 représentants des gouvernements (dont beaucoup ne sont pas élus, et dont aucun
ne l'est avec le mandat de décider sur ce point important), puis l’unanimité des États selon leur procédure nationale de ratification22.
Seuls les pays qui ont une procédure référendaire, et la France en fait partie, verront donc leur peuple directement consulté.
On dirait vraiment que la volonté des peuples compte peu pour ceux qui les gouvernent.
---
Quatrième principe de droit constitutionnel :
Une Constitution démocratique garantit contre l'arbitraire en assurant à la fois la séparation des pouvoirs et le contrôle des pouvoirs.
L'esprit des lois décrit par Montesquieu est sans doute la meilleure idée de toute l'histoire de l'Humanité : tous les pouvoirs tendent naturellement, mécaniquement, à l'abus de pouvoir.
Il est donc essentiel, pour protéger les humains contre la tyrannie, d'abord de séparer les pouvoirs, et ensuite d'organiser le contrôle des pouvoirs : pas de confusion des pouvoirs, et pas de pouvoir sans contre-pouvoirs.
Ainsi le peuple dit : « Toi, le Parlement, tu fais les lois, mais tu ne les exécutes pas. Et toi, le Gouvernement, tu exécutes les lois, mais tu ne peux pas les écrire toi-même. » Ainsi, aucun pouvoir n’a, à lui seul, les moyens d’imposer sa volonté.
« D’autre part, si l’un des pouvoirs estime que l’autre a un comportement inacceptable, il peut le révoquer : l’assemblée peut renverser le gouvernement, et le gouvernement peut dissoudre l’assemblée.
Dans les deux cas, on en appelle alors à l’arbitrage (élection) du peuple qui doit rester la source unique de tous les pouvoirs. » Il faut que chaque pouvoir ait à rendre des comptes et se sache contrôlé à tout moment.
C’est peut-être ça, la meilleure idée du monde, celle qui libère de la crainte d’un despote.
Même dans le cadre moderne d’une union d’États, on ne voit pas pourquoi ces principes protecteurs de bons sens auraient perdu leur valeur.
L’équilibre entre les trois pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) est cependant difficile à trouver.
Une mauvaise constitution qui révèle un secret cancer de notre démocratie 6
Le pouvoir législatif tire une forte légitimité du suffrage universel direct et il est tentant de le rendre plus fort que les autres.
Mais une assemblée, même légitime, peut tout à fait devenir tyrannique car le mécanisme de l’élection ne tient absolument pas lieu de contre-pouvoir.
Par ailleurs, une assemblée n’est pas nécessairement le meilleur lieu pour décider : des effets de foule ou une certaine dilution de la responsabilité individuelle au moment de décider collectivement peuvent conduire à des excès23.
On nous présente un "triangle " composé du Parlement qui représente les peuples, du Conseil des Ministres qui représente les États et de la Commission qui représente l’intérêt général (sic).
La Commission est principalement l’émanation du Conseil qui en nomme les membres avec un droit de regard du Parlement qui élit même son Président (sur proposition du Conseil).
On présente donc le Conseil des Ministres comme une « chambre haute » qui jouerait le
rôle du Sénat, mais c’est difficile à accepter : d’abord, les ministres ne sont pas élus, mais surtout, ils détiennent dans leur pays le pouvoir exécutif, c’est-à-dire qu’il maîtrisent la force publique qui leur permettra, en rentrant au pays, d’appliquer les règles qu’ils ont eux- mêmes élaborées26.
Ce sont donc les mêmes personnes qui créent le droit au niveau européen et qui l’appliquent au niveau national : il y a ici confusion des pouvoirs.
Le Conseil des M. est un organe évidemment lié à l’exécutif à qui on a confié un rôle législatif.
Avec la non séparation des pouvoirs, c’est un important rempart contre l’arbitraire qui nous échappe.
Même si c’est sur un nombre limité de sujets (21 ? qui sait ?), c’est dangereux.
Laurent Lemasson, dans l’article précité27, fait remarquer, lui, que le Parlement est composé d’une seule chambre, et que le Parlement est irresponsable : PERSONNE NE PEUT LE DISSOUDRE.
Une mauvaise constitution qui révèle un secret cancer de notre démocratie 7
Sauf quand le Parlement est carrément mis à l’écart d’une série de sujets où le Conseil
des Ministres légifère seul (comme par hasard ce sont des domaines économiques importants)
(Art. III-130-3 : marché intérieur et Art. III-163 et III-165 : règles de la concurrence).
Alors ça, c’est choquant parce que, sur ces sujets, il n’y a presque plus de contre-pouvoir : la Commission peut-elle être
considérée comme une vraie force capable de s’interposer en cas de dérive arbitraire du Conseil.
Il semble donc y avoir un vrai problème démocratique dans ce secteur des domaines réservés au Conseil : ni séparation, ni contrôle.
Le parlement n’est responsable devant personne (en dehors des élections dont on a déjà dit qu’elles ne peuvent pas tenir lieu de contre-pouvoir) car il n’y a pas de procédure de dissolution.
Le Conseil européen n’est responsable devant personne au niveau européen (et il faut s’en
remettre à la lointaine responsabilité nationale pour mettre en cause ses membres un par un).
Le fait qu’il soit évidemment difficile d’organiser cette responsabilité, puisqu’il s’agit des chefs d’État, ne suffit pas à rassurer car le résultat est quand même une irresponsabilité au niveau fédéral.
Le Conseil des Ministres n’est responsable devant personne au niveau européen (et il faut encore s’en remettre à la responsabilité nationale pour mettre en cause ses membres un par un).
Le fait qu’il soit, là aussi, évidemment difficile d’organiser cette responsabilité, puisqu’il s’agit des ministres dépositaires d’une autre souveraineté populaire que celle de l’Europe, ne suffit pas à rassurer
non plus car le résultat est quand même une irresponsabilité là où sont prises les décisions.
Sans compter que la mise en œuvre de cette responsabilité paraît aussi compliquée qu’illusoire.
La Banque Centrale Européenne (BCE), non élue, rigoureusement indépendante des pouvoirs publics, est également hors de contrôle, donc irresponsable, malgré l’influence considérable de ses décisions sur la vie quotidienne des 450 millions d’européens.
C’est quand même consternant cette impression d’irresponsabilité générale, non ?
J’aurais tendance à penser comme Yves Salesse29 que le vrai pouvoir est détenu par le Conseil des Ministres (irresponsable) et que la Commission fait écran, une sorte de "fusible politique ", un bouc émissaire commode qui permet aux ministres de créer le droit tout en disant « C’est pas moi, c’est elle, et je n’y peux rien, je ne peux pas la forcer : elle est indépendante… ».
Tous ces pouvoirs sans contrôle réel, cette irresponsabilité générale… Où est la démocratie ?
Où sont les garde-fous contre l'arbitraire ?
Il paraît que, depuis vingt ans, les manuels scolaires des étudiants en sciences politiques appellent ça pudiquement le "déficit démocratique" de l'UE. Un terme bien anodin pour désigner en fait un abandon des peuples, trop confiants en ceux qu'ils ont désignés pour les défendre.
Il me semble que toutes les conversations des citoyens de base devraient en ce moment analyser ce recul de la démocratie : dans les institutions européennes, les organes de l’Union semblent être presque tous irresponsables, la volonté des peuples semble compter peu pour les gouvernants, et une certaine politique économique est imposée.
Comment les analystes et commentateurs peuvent-ils glisser là-dessus comme si c'était secondaire ?
C'EST L'EUROPE A TOUT PRIX ?
N'IMPORTE QUELLE EUROPE ?
NON DEMOCRATIQUE ?
NULLE POSSIBILITE DE LA REMETTRE EN QUESTION SANS PASSER POUR UN EXTREMISTE, UN ANTI EUROPEEN ET MONDIALISTE, ou je cite "blablable" LEPENISTE ?
L’argument selon lequel "c’est partout pareil" ne me rassure pas mais m’inquiète plus encore :
pendant que la plupart des citoyens négligent la démocratie, hypnotisés par la pub, le foot et la télé, d’autres s’en occupent activement, et discrètement, on voit comment.
On nous dit : « ce texte est meilleur qu’avant, il faudrait être idiot pour refuser de progresser ».
C’est masquer qu’avec ce texte, on ne ferait pas que progresser : on figerait, on bloquerait, on entérinerait, on renforcerait, on donnerait pour la première fois une caution populaire aux textes qui s’en sont dispensés jusque-là, on voit pour quel résultat.
Même mieux qu’avant, le texte proposé est dangereux.
Montesquieu doit se retourner dans sa tombe.
Triste paradoxe que ces peuples qui accepteraient eux-mêmes le recul de la démocratie, c’est-à dire des différents remparts qui les protègent de l’injuste loi du plus fort.
On voudrait nous faire croire que tous ces défauts trouvent une juste compensation dans des avancées spectaculaires :
Par exemple, ceux qui claironnent la naissance d'un référendum d'initiative populaire à l'initiative d'un million de citoyens32 n’ont pas bien lu : le traité ne définit qu'un triste droit de pétition sans
aucune force contraignante pour la Commission qui n'est qu'invitée à réfléchir et qui peut parfaitement jeter la proposition à la poubelle sans même devoir se justifier33.
De la même façon, les beaux principes généraux et généreux, claironnés partout, sur toutes les radios, les télés, les journaux, tout au long des spots officiels, n'ont explicitement aucune force contraignante et font ainsi illusion : Art. II-111-2 : « La présente Charte n'étend pas le champ d'application du droit de
l'Union au-delà des compétences de l'Union, ni ne crée aucune compétence ni aucune tâche nouvelles pour l'Union et ne modifie pas les
compétences et tâches définies dans les autres parties de la Constitution. »
On ne peut pas être plus clair que cet article 111-2 : la partie II est stérilisée, vidée de son sens, par l’article 111-2, cette charte est largement une illusion, un miroir aux alouettes.
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Une mauvaise constitution qui révèle un secret cancer de notre démocratie 9
Partout, ce texte est en trompe-l'œil et masque une maladie de la démocratie :
progressivement et subrepticement, en affirmant le contraire sans vergogne, les exécutifs nationaux, de droite
comme de gauche, à l'occasion de la naissance de l'Europe, sont en train, en cinquante
ans, de s'affranchir du contrôle parlementaire là où ils en ont le plus besoin (en matière économique), et d’une façon plus générale de toute responsabilité réelle de la plupart de leurs décisions politiques.
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Cinquième principe de droit constitutionnel :
une Constitution démocratique est
forcément établie par une assemblée indépendante des pouvoirs en place
Une Constitution n’est pas octroyée au peuple par les puissants. Elle est définie par le peuple lui même, ou par des représentants choisis pour cette tâche précise, précisément pour se protéger de l’arbitraire des puissants.
À l’inverse, les institutions européennes ont été écrites (depuis cinquante ans) par les hommes politiques au pouvoir qui sont donc évidemment juges et parties : de droite comme de gauche, en fixant eux- mêmes les contraintes qui allaient les gêner tous les jours, ces responsables ont été conduits, c'est humain mais c'est aussi prévisible, à une dangereuse partialité.
C'est, là encore, un cas unique au monde, pour une démocratie.
Et on observe les résultats comme une caricature de ce qu'il faut éviter : un exécutif complètement libre de ses mouvements sur des sujets économiques choisis, presque tous les organes de l’Union irresponsables à leur niveau de décision, une apparence de démocratie avec des trompe-l'œil partout,
de petits progrès montés en épingle, mais un recul réel des garanties contre l'arbitraire.
On est d’ailleurs sidéré de voir de nombreux acteurs politiques de premier plan qui osent
regretter tout haut que le TCE ait été soumis à référendum, en soulignant que tout ça aurait été moins compliqué et moins incertain avec le Parlement qui aurait voté ça comme un seul homme, sans même rien lire peut-être…
Que valent les peuples pour nos élites ?
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Une mauvaise constitution qui révèle un secret cancer de notre démocratie 10
À propos, les nombreux gouvernements qui ont fait ratifier ce texte par leur Parlement national36, plutôt que par leur peuple (référendum), signent une véritable forfaiture : les peuples de ces pays sont ainsi privés à la fois du débat et de l’expression directe qui leur aurait permis
de résister au recul démocratique qui les expose à l’arbitraire.
Quel moyen reste-t-il à ces citoyens pour résister à cette confiscation de leur souveraineté ?
Ce mépris des peuples et de leurs choix réels est très révélateur du danger qui grandit dans la plus grande discrétion : nos élites, de droite comme de gauche, se méfient de la démocratie et nous en privent délibérément, progressivement et insidieusement.
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Conclusion
Le TCE paraît donc dangereux à plusieurs titres.
Que m’a-t-on répondu pour l’instant ?
(Pardon pour les arguments encore oubliés, mais c’est un travail immense de compiler tout ça.)
Pour calmer mes craintes, on me parle de progrès, mais à la vérité tout est dans la référence qu'on prend pour évaluer le progrès : car en effet, si l'on prend la situation de Nice (que je tiens pour déplorable sur le plan démocratique), c'est effectivement "mieux", c'est un "progrès", et on
comprend donc pourquoi on se réfère à ce texte pour nous vendre le TCE.
Mais si je me réfère à la démocratie nationale que je perds au profit de la "démocratie européenne" que je gagne, c'est objectivement un recul qu’on me demande d’entériner : sur la responsabilité
des actes quotidiens de tous les pouvoirs, sur le contrôle du pouvoir exécutif sur ses (x) domaines réservés et surtout sur la politique économique imposée, très probablement cause du chômage endémique et de la croissance molle en Europe, et imposée clairement pour longtemps.
Or je rappelle que c'est la première fois en cinquante ans qu'on me demande mon avis : en tant que citoyen, je ne suis donc pas cosignataire de Nice, ni des traités précédents. À Maastricht, on
m’interrogeait sur la monnaie et les contraintes économiques, si je me souviens bien, pas sur l’équilibre et le contrôle des pouvoirs. Et pour les contraintes, on s’était bien promis de faire le bilan.
A-t-on fait ce bilan ? A-t-on de bonnes raisons d’être satisfaits des performances économiques de ces institutions pourtant à vocation plus économique que politique ? Relire Fitoussi et Généreux.
Pourquoi n'aurais-je donc à juger que du petit différentiel qui sépare Nice du TCE ?
Pourquoi n'aurais-je pas mon mot à dire ("moi", citoyen de base, évidemment) sur l'e nsemble de ce fantastique coup de force des exécutifs nationaux, depuis cinquante ans,
sur le contrôle citoyen des politiques menées ?
Je ne vois pas pourquoi il faudrait que le texte soumis au vote soit artificiellement circonscrit aux quelque 50 articles nouveaux du TCE.
Quand je vois d'éminents experts prétendre qu'il n'y a que 60 pages à juger, 50 petits articles de rien du tout, prétendre que le reste existe déjà et se trouve donc hors du sujet, pas soumis au référendum, quand j'entends ça, je me dis, et j'ai l'impression que je ne suis pas le seul, qu’il est
temps de se réveiller.
Si on refuse cette vue d'ensemble dont je parle, si cette période de cinquante ans est sacrée, promue intouchable, irréversible, si on impose Nice comme référence, alors, effectivement, le TCE est un "bon texte" puisqu'"on progresse".
Mais il ne vous apparaît pas qu'il manque une petite partie de la démonstration ?
Qu’on nous impose ainsi de valider un chemin qui n’est pas bon ?
C'est vrai que c'est sans doute une erreur (pour ceux qui construisent cette Europe peu démocratique) d'avoir qualifié le texte de Constitution (ils nous ont mis la puce à l’oreille), et une autre erreur d'avoir proposé le texte par référendum à ces râleurs arrogants que sont les français, mais
pour nous, citoyens, j'ai bien l'impression que ces deux erreurs nous donnent une chance historique, celle de voir plus clairement le danger et d'enfin résister.
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Il y a quand même un progrès incontestable dans ce traité… C’est la nouvelle possibilité qui est offerte de s’échapper du piège :
Article I-60-1 : « Le retrait volontaire de l'Union Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l'Union. ».
Ce droit actuellement n’existe pas, ce qui fait du rejet du texte un enfermement dans un autre piège, celui de Nice. C’est gai…
Finalement, ce "traité constitutionnel" est un révélateur qui met en lumière ce qui se décide sans nous depuis longtemps.
D'une certaine façon, le loup est sorti du bois et les citoyens peuvent enfin voir le danger, et résister.
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Une des grandes erreurs, probablement, c’est de faire passer l’économique avant le politique, c’est de renoncer à la possibilité d’agir, c’est de s’en remettre aveuglément aux marchés, c’est de confier la barre aux économistes alors qu’ils devraient rester dans les soutes pour faire tourner le moteur
(c’est Bernard Maris, dans son savoureux antimanuel d’économie, qui le suggère en souriant).
En prônant la liberté comme une valeur supérieure, au lieu de la fraternité, en institutionnalisant la compétition, la concurrence, au lieu de la collaboration et l’entraide, en l’imposant dans le texte
suprême à travers le dogme de la concurrence absolue, et finalement une morale du « chacun pour soi et contre tous », en détruisant la régulation par l’État, gardien de l’intérêt général, pour instaurer la régulation par le marché, somme d’intérêts particuliers, les économistes libéraux s’en prennent
aux fondements de la démocratie pour, tout compte fait, affranchir les principaux décideurs économiques de tout contrôle.
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La dérégulation systématique menée en Europe (institutions, politique et verrou de la Constitution), et plus généralement sur la terre entière (OMC, AGCS, ADPIC) est un recul de la civilisation, un retour vers la barbarie de la loi du plus fort38.
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Par optimisme, par crédulité, par indifférence, les peuples modernes laissent s'affaiblir leur bien le plus précieux, très rare sur cette planète, celui qui conditionne leur sérénité quotidienne : les différentes
protections contre l'arbitraire des hommes forts, depuis le cœur des entreprises (dro its sociaux) jusqu'à la patrie (institutions démocratiques contrôlées et révocables).
La démocratie n'est pas éternelle, elle est même extrêmement fragile. En la croyant invulnérable, nous sommes en train de la laisser perdre.
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Même après le refus de ce texte-là, il faudra se battre pour la garder, et continuer à militer pour imposer à nos représentants de construire une autre Europe, simplement démocratique.
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Ce texte fondateur en trompe-l'œil est présenté aux citoyens à travers un débat lui aussi en trompe-l'œil.
De nombreux journalistes, en assimilant les opposants au texte à des opposants à l'Europe, font un amalgame malhonnête : la double égalité "Oui au traité=Oui à l'Europe, Non au traité=Non à l'Europe" est un mensonge insultant, une inversion de la réalité, un slogan trompeur jamais démontré, fait pour séduire ceux qui n'ont pas lu le traité et qui n'ont pas étudié les arguments, pourtant forts, de ceux qui s’opposent à ce traité précisément pour protéger la perspective d’une Europe démocratique.
Les journalistes sont un rempart essentiel, moderne, pour protéger la démocratie.
Montesquieu ne pouvait pas prévoir l’importance capitale qu’ils allaient prendre, mais c’est certain :
le pouvoir immense des journalistes mériterait lui-même un vrai contre pouvoir (de ce point de vue, on peut sûrement se demander si on ne commet pas une grave erreur en laissant acheter et vendre les médias comme de simples marchandises) et leur responsabilité est ici historique.
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C'est, pour l'instant, l'Internet qui est le média le plus démocratique, non censuré, le meilleur outil pour résister.
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Si ce message vous semble utile, diffusez-le vite dans vos propres réseaux et au-delà
de l’Internet, sur papier.
Conseil aux partisans du TCE (je ne peux pas les aider, je n’ai pas trouvé moi-même les arguments qui leur manquent ;o) : pour rassurer ceux qui sentent un grand danger dans le TCE, c’est une mauvaise réponse de souligner ce qui est bon dans le TCE : ça ne suffit pas à rassurer, évidemment.
MESSAGE A TRANSMETTRE A VOS ENFANTS :
ON NE SIGNE PAS UN TEXTE S'IL CONTIENT NE SERAIT CE QU'UNE SEULE LIGNE INNACCEPTABLE !
quand bien même il contiendrait par ailleurs monts et merveilles.
Et ce traité comporte de nombreux points inacceptables.
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Il faut donc plutôt démontrer qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter,
par exemple :
- que chaque organe de l’Union est pleinement responsable de ses actes (au-delà du simple mécanisme électoral) dans toutes les phases de création du droit,
- que les politiques économiques ne sont pas aussi encagées qu’il y paraît,
- que les volontés à venir des peuples européens ont toutes les garanties d’être respectées…
Quant aux opposants au traité, ils ne convaincront vraiment ceux qui, pour l’instant, votent oui en
se bouchant le nez faute de mieux (il y en a tant…) qu’en proposant une alternative crédible, une perspective plausible.
Vous pouvez lire des compléments et télécharger ce document à :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe
et le diffuser comme bon vous semble, mais envoyez de préférence un lien vers mon site, car un fichier fige mon texte alors que je l’améliore sans cesse grâce à vos vigilantes, bienveillantes et patientes observations.
Je répète ici que je n’ai absolument aucune autorité pour expliquer le droit communautaire que je découvre en ce moment, pas à pas (de surprise en surprise).
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Maintiendrez-vous votre oui pour le 29 mai ?
Dans ce cas, vous n'aurez plus aucune moyen de contredire ce texte ensuite...
Il faudra calculer ensuite à quel vitesse nous irons tous dans le mur.
Un non est-il CARICATURAL ET MORALISATEUR ?
Je n'en suis pas convaincu.
Ce NON est POUR UNE EUROPE à CONSTRUIRE par le PEUPLE pour LES PEUPLES !
(suite) _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mer Fév, 2008 9:47 pm Sujet du message: |
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Date: 29/04/2005
La compile ci dessus est une invitation à charger ce document :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Constitution_revelateur_du_cancer_de_la_democratie.pdf
Bonne lecture et réflexions à tous. Quelque soit votre position. Pour ma part, je précise que mon "non" n'est pas celui d'un gauchiste, ni extremiste, droitiste et autre politiquisme de termes en iste... (humour) mais un non réfléchi qui découla comme beaucoup d'un "oui" fondamental, d'abord en faveur de la monnaie unique (bien évidemment), mais ensuite j'ai constaté une érosion de la nécessaire eutopie collective et fondatrice du droit novateur de l'être garant de la liberté de soi, donc de son prochain, dans une "civilisation" qui se veut être "moderne". Tout est encore à bâtir et ce non sera celui du PEUPLE pour LES PEUPLES en faveur d'un DIALOGUE OUVERT avec NOS GOUVERNEMENTS !
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Date: 29/04/2005
Je reviens sur tes interrogations qui indiquent ta pensée sur un texte qui permet une ouverture évolutive pour la suite. Et bien, non, l'histoire ne se répétera pas. Nous allons vers autre chose, vers un pouvoir sans contre pouvoir, inébranlable et incontestable, dont les éléments qui le formulent seront déresponsabilisés.
"Notre constitution française actuelle est-elle figée depuis son origine ? en 1789 et les quelques années qui ont suivies la révolution nos aieux (en très grandes majorité des paysans) ont -ils participé à son établissement ?
- si depuis son origine elle a subit des modifications, a qui les devons nous ?
-pourquoi pas demain une Europe plus politique avec des partis politiques mieux organisés et mieux réprésentatifs des citoyens ? (petit à petit l'oiseau fait son nid - mais en attendant il lui faut une branche pour se poser...)"
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Justement, ce n'est pas une répétition de l'histoire "blablabla". Tu crois que en votant "oui" il sera possible de réctifier les boulettes collectivement ensuite ? Là se situe ton erreur !
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Une Constitution démocratique est forcément établie par une assemblée indépendante des pouvoirs en place.
Une Constitution n'est pas octroyée au peuple par les puissants. Elle est définie par le peuple lui même, ou par des représentants choisis pour cette tâche précise, précisément pour se protéger de l'arbitraire des puissants.
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Lis le doc, il explique à juste titre le fait que l'erreur du oui majoritaire se trouve justement dans l'illusion collective de se dire : "on verra bien, avec la pratique on pourra modeler/modifier tout ça, tout comme cela fut possible avec la constitution des droits de l'homme et du citoyen"...
Non, car le texte est bouclé, verrouillé, inaccessible en cas de contestation ultérieure par une majorité citoyenne.
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Une Constitution démocratique garantit contre l'arbitraire en assurant à la fois la séparation des pouvoirs et le contrôle des pouvoirs.
L'esprit des lois décrit par Montesquieu est sans doute la meilleure idée de toute l'histoire de l'Humanité : tous les pouvoirs tendent naturellement, mécaniquement, à l'abus de pouvoir.
Il est donc essentiel, pour protéger les humains contre la tyrannie, d'abord de séparer les pouvoirs, et ensuite d'organiser le contrôle des pouvoirs : pas de confusion des pouvoirs, et pas de pouvoir sans contre-pouvoirs.
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Cette constitution "sourde" favorise la révolte massive à venir et des actions illégales pour résister si le oui passe !
C'est n'importe quoi...
En lisant le doc, tu constateras que si " constitution française actuelle" à évoluée dans le temps, c'est que la séparation des pouvoirs en prime abord fut garante de cette évolution historique.
Hors, ici, il est question d'une cristalisation de l'histoire dans une direction uniquement monnétaire, qui formolera toute contestation ultérieure est déresponsabilisera formellement les hommes de pouvoirs, de leurs décisions et de leurs actes, en écartant une expression démocratique fondée sur le dialogue ouvert et constructif.
Rappel :
MESSAGE A TRANSMETTRE A VOS ENFANTS :
ON NE SIGNE PAS UN TEXTE S'IL CONTIENT NE SERAIT CE QU'UNE SEULE LIGNE INNACCEPTABLE !
Sous le prétexte du sacrifice, quand bien même il contiendrait par ailleurs monts et merveilles.
Et ce traité comporte de nombreux points inacceptables.
La démocratie sacrifiée au nom de la marchandisation de la pauvreté devenue nécessaire pour faire vivre quelques "grandes familles". Particulièrement oppressantes et castatrices.
Ce NON est POUR UNE EUROPE à CONSTRUIRE par le PEUPLE, pour LES PEUPLES !
En faveur d'un DIALOGUE OUVERT du futur citoyen européen avec NOS GOUVERNEMENTS pour le maintient PRIMORDIAL d'une DEMOCRATIE nécessaire et garante d'une saine évolution vers une meilleure humanité ! _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mer Fév, 2008 9:56 pm Sujet du message: |
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Date: 04/05/2005 20:25
Surtout que si cette constitution là passe, il faudra l'unanimité de 25 états membres ensuite... on sera pas dans la merdasse. Rien que pour ça c'est NON à la PENSEE UNIQUE ! (le "chacun pour soi" c'est le blabla ambient pour effacer l'idée qu'en réalité il s'agit bien d'une pensée unique, qui ne s'impose pas par la force mais par la paresse)...
Ceux qui pensent que cette Europe favorisera la culture ne comprennent rien. Ca sera une contre culture américaine pour dire "on vous encule", mais ce sera une contre culture pleine de "bassesses" et sans ouverture aucune à la différence. Perso, je zappe déjà l'anti américanisme extremiste... parce que je suppose que le peuple ne choisit pas MAJORITAIREMENT son pays !!! Tout comme cette MAJORITE EUROPEENNE est constituée d'une MINORITE d'INDIVIDUS... nombre de citoyens sont écartés dans certains pays, d'autres écartelés...
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Date: 20/05/2005 14:48
Cessez de vous taper !
Comme si le "oui" me ferait honte... il faut être plus raisonné car je ne voudrais pas vivre avec en moi un sentiment de honte parce que cette constitution passerait et ternirait une réelle démocratie européenne à venir.
Dire "non" est possible pour réaliser une europe ouverte à un plus grand espace démocratique, et permettre surtout de mieux adapter par la suite les textes en cas de trop grand décalage avec la réalité sur le terrain. Ce qui n'est pas le cas actuellement, la constitution est verrouillée et il faudra une bonne cinquantaine d'années à venir de "souffrance" et de "cris" pour donner à penser. Si ce n'est plus !
Je suis pour le NON !
Je suis pour une Europe posée sur des valeurs fondamentales. Il n'y a pas à tortiller du derrière, la France a su imposer dans l'histoire des "valeurs universelles" pour reconnaître et défendre les "êtres humains" du pouvoir et de la marche économique (qui je vous le rappelle, fait plus de victimes que des conflits militaires) et ça continuera ! Beaucoup à dire et à transformer. Parfois, il faut dire non... c'est nécessaire !
Reculer d'un pas pour sauter plus loin ensuite...
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22/05/2005 18:25
Exact, si les textes n'emergent plus d'un dialogue entre le peuple et l'etat, mais entre l'etat et les etats, c'est grave ! Ce "non" exprime le fait que le citoyen doit transmettre sa réalité de terrain afin d'élaborer des textes qui "prennent en compte" la réalité de chacun, et non l'inverse !
Pour ma remarque précédente, toutes mes excuses je n'avais pas encore vu votre petite réconciliation (qui n'était pas encore validée) et c'est très bien.
Bonne continuation.
Pour ma part, ça me fait assez réfléchir, sur ma citoyenneté à venir.
Que ce soit un "oui" ou un "non".
Je pense, en effet, qu'il ne faut plus répéter cela, c'est à dire "laisser s'écrire la vie à notre place". C'est ce que le NON dira, un moyen de dire "non, c'est à nous d'écrire l'histoire, la majorité ! Et pas une minorité logée dans sa sphère linguistique !"...
La parole, ça se vit d'abord, ça s'écrit ensuite.
Bien à vous tous.
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26/05/2005 11:28
"Le OUI c'est le progrès, le NON c'est l'inertie..."
C'est avec ce genre de "phrases toute construite" qu'on peut dire OUI à tout et n'importe quoi. Le "oui" c'est le progrès, alors oui à un texte qui prône l'autarcie...
Faut-il dire oui à tout ?
Qu'est ce que le progrès ?
Ne faut il pas "évoluer" ensemble plutôt que de rechercher le progrès "à tout prix" ?
Ce non n'est pas une inertie, et il ne sera pas "profitable" aux lepenistes. Car la constitution serait comblée alors posément de ses lacunes, chacun pourrait enfin poser un véritable échange et une plus grande ouverture aménerait un texte bien meilleur que celui ci. Le "non" ne serait que temporaire et les extremistes resteront minoritaires car au prochain référendum le "oui" sera écrasant pour une constitution qui permettra un réel progrès à venir. Un métissage plus respectueux des peuples et des cultures. Ce n'est pas un non au libéralisme, il est, sera, c'est un non contre l'autarcie massive, justement. Un non contre la pérénisation de la pauvreté massive pour entretenir une caste minoritaire et sera de plus en plus corrompue. Ca ne durerait pas et ce texte là engendrerait de trop grands problèmes, de trop nombreuses révoltes. Le non expose les failles et dangers de ce texte. Nous possédons déjà un "recul" qui puisse permettre d'intégrer la clef d'une meilleure Europe. Ce qui me fait "sourire" c'est ce "pas le temps" crié ci et là... Je ne crois pas que l'avenir de notre humanité s'en trouvera brisée pour un temps de réflexion ajouté. N'apprenez vous pas que la temporisation permet de réaliser à terme un gain ?
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29/05/2005 19:38
Perso je ne veux pas faire de compromis avec le tôtalitarisme.
"On présente donc le Conseil des Ministres comme une « chambre haute » qui jouerait le
rôle du Sénat, mais c’est difficile à accepter : d’abord, les ministres ne sont pas élus, mais surtout, ils détiennent dans leur pays le pouvoir exécutif, c’est-à-dire qu’il maîtrisent la force publique qui leur permettra, en rentrant au pays, d’appliquer les règles qu’ils ont eux- mêmes élaborées.
Ce sont donc les mêmes personnes qui créent le droit au niveau européen et qui l’appliquent au niveau national : il y a ici confusion des pouvoirs."
Rien que pour ça, c'est NON.
Il ne s'agit pas d'un compromis, mais de la base qui fonde une constitution qui n'est pas respectée. Vous demandiez ce qu'il faut modifier ? Ca, entre autres ! Certains qui défendent le "oui", n'ayant pas lu la constitution, se sont fait bernés et ne peuvent simplement plus faire marche arrière. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mer Fév, 2008 9:58 pm Sujet du message: |
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29/05/2005 23:12
A mes sens, pour faire bref et ne rien enflammer, il s'agit surtout d'un "non citoyen" et non d'une réponse dictée comme étant "divisée" même si les convictions de chacun sont différentes. Il n'est pas question d'une France gelée, mais d'un pays qui n'a pas oublié ce qu'il a apprit dans les livres d'histoire. On sait qu'on ne doit pas pactiser avec la pensée unique mais SURTOUT permettre de formuler une réelle base constitutionnelle ouvrant les enjeux du contre pouvoir qui garantit l'expression démocratique de chacun. Mais surtout, il me semble que c'est le renouvellement d'une "citoyenneté" en dehors même de l'acte politique, garante de la protection de l'être humain qui doit être MAîTRE de ses outils !
Ce NON est une REPONSE LUCIDE.
Je crois que l'avenir repose essentiellement sur la mobilisation citoyenne, avant même les convictions politiques. C'est cette force dont il faut user pour ne pas se laisser broyer dans la mécanique de défense politique qui ne fait actuellement que "réagir" sans penser (repression, peur, culpabilité) en agissant ça c'est certain. La parole est ESSENTIELLE pour faire agir.
* * *
FIN _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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