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maJie

Inscrit le: 14 Mai 2005 Messages: 605 Localisation: Bretagne
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Posté le: Ven Déc, 2005 1:58 pm Sujet du message: Langage |
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Le langage est un moyen d'expression qui permet de communiquer (dont la Langue fait partie). Il y a plusieurs langages : la peinture, le dessin, l'écriture, le langage des yeux, de la peau, de la vue etc... )
Il existe plusieurs langues (qu'elles soient écrites ou orales) qui ont fait du chemin depuis leur origine. La linguistique permet de comprendre tout ce que coloporte une langue : sa culture, sa religion, son Histoire ainsi que sa transformation par les évènements culturels et sociaux.
J'ai suivi une conférence sur le Langage des Signes et j'ai appris beaucoup en découvrant toute la complexité complètement différente du langage courant qui est le mien.
Par exemple : un enfant né sourd ne peut pas recevoir la culture de son entourage, il va donc la visualiser et rechercher un mode de communication qui lui est personnel. Il n'aura pas par le langage l'Histoire de sa communauté. Il va se créer de toute pièce dans cet environnement.
Si cela intéresse, je peux continuer. Je préfère maintenant proposer une communication sans déranger la communauté reimoise.
maJie  _________________ "Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d'autre" Paul Eluard |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Ven Déc, 2005 2:24 pm Sujet du message: |
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Le langage. Oui, très vaste sujet. Juste pour faire part que j'y songe justement en ce moment. Il se trouve que j'aimerais développer ce thème :
Le sexe est une langue.
En ce sens qu'il fait parti du langage.
En tout cas, c'est comme cela que j'approche la chose, qui reste dans sa forme communicante, pour moi, abstraite. Le sexe est à la sexualité ce que la langue est au langage. Mais n'ayons pas peur d'oser !
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Les mots, en effet, je m'y sens presque contraint. La parole elle même est minimaliste. En cela, je vise à parler juste, si tenté je puisse le faire. La parole hors de l'écriture, si j'ose encore noter.
Le corps parle plus que les mots ne peuvent agir.
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La langue des signes, c'est intéressant, au plaisir. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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maJie

Inscrit le: 14 Mai 2005 Messages: 605 Localisation: Bretagne
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Posté le: Ven Déc, 2005 2:55 pm Sujet du message: |
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salut ThY'd
au-delà de la langue et du langage, je souhaite soulever le fonctionnement de la construction de l'Etre ainsi que le paraître.
Je laisse un peu de place (temps) avant de revenir ici ; cela demande une énergie particulière pour écrire.
Tout ce que j'écris me vient du plus profond de moi-même et c'est un voyage parfois qui me fatigue. Je pourrais faire l'intellectuelle et me servir des connaissances d'autrui ... je n'en vois pas l'utilité (ni pour moi ni pour l'autre).
Je vais prendre l'air maintenant.
à bientôt ThY'd ... je te lis avec grande attention
majie  _________________ "Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d'autre" Paul Eluard |
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maJie

Inscrit le: 14 Mai 2005 Messages: 605 Localisation: Bretagne
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Posté le: Ven Déc, 2005 9:48 pm Sujet du message: |
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un enfant né sourd ne peut pas recevoir la culture de son entourage, il va donc la visualiser et rechercher un mode de communication qui lui est personnel. Il n'aura pas par le langage l'Histoire de sa communauté. Il va se créer de toute pièce dans cet environnement.
Le monde extérieur ne remarque pas la difficulté de l'enfant né sourd ; il est seul dans son monde de silence et il cherche la communication qui nous paraît tout à fait simple pour nous, entendants. Il se construit et il ne peut se laisser aller au paraître.
Lorsqu'il apprend le langage des signes, ce n'est pas des verbes qui se conjuguent ni des mots qui se collent les uns aux autres, c'est tout son corps, son expression physique et l'émotion de son coeur qui transparaissent dans sa communication. Il ne peut pas mentir, son fonctionnement ne le lui permet pas, le monde ne l'attend pas c'est lui qui va vers le monde.
Lors de cette conférence, j'ai été secouée par la conférencière ; elle était colère face à l'état français qui propose des enseignants entendants (connaissant le langage des signes) pour conformer ces êtres qui se créent eux-mêmes à notre monde alors que pour elle, seul un enseignant mal-entendant peut communiquer et comprendre ce qu'est le monde du silence.
Ce n'est pas la même chose lorsque la surdité est arrivée au cours de la vie, lorsque l'enfant est déjà imprégné de la culture. Son intellect a déjà entendu un langage, il peut donc appréhender le monde des entendants.
L'enfant qui grandit sans être attendu pour ce qu'il est, ne peut qu'être un être à part.
maJie  _________________ "Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d'autre" Paul Eluard |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Ven Déc, 2005 10:40 pm Sujet du message: |
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Ca peut faire grand débat.
Je suis partisant du fait qu'il ne faut pas "rompre" le bruit du silence. En ce sens que composer un tout uniquement constitué d'individu de même catégorie, c'est formuler un système fermé. Hors, la communication c'est l'ouverture sur le tout autre. Evidemment, cela ne doit pas empêcher d'utilser des personnes enseignantes sourdes ou entendantes. Le principal se trouvant d'abord dans la capacité et la volonté de la personne qui souhaite exercer ce métier passionnant. L'état français crée des territoires imperméables, ce qui sectarise les individus. Peut-être est-il tenu compte qu'une personne malentendante ne peut-être en capacité de représenter cette "passerelle" entre les personnes entendantes et les personnes sourdes. A l'inverse, je ne suis pas d'accord sur ce point de vue qui dit que "seul une personne qui vit la situation peut comprendre"... non sinon c'est formuler des murs entre les esprits, c'est sectariser encore d'avantage. La communication c'est soi dans un environnement. Un être humain ne nait pas pour "parler à ceux et celles qui vivent uniquement dans sa condition". Je peux très bien "comprendre" mon prochain dans sa différence... Non ? Enfin pour ma part, l'empathie me domine. D'avantage en réalité que dans le texte. Parce que nos corps en tout sens ne mentent pas, en effet. Je crois que nous sommes tous des êtres à part. A partir de soi. Je comprends sa démarche, mais je pense qu'un être a sa place parmi les êtres. Et c'est moi qui dit ça... mais bon, pas grave. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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maJie

Inscrit le: 14 Mai 2005 Messages: 605 Localisation: Bretagne
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Posté le: Sam Déc, 2005 5:12 pm Sujet du message: |
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| Citation: | | Le principal se trouvant d'abord dans la capacité et la volonté de la personne qui souhaite exercer ce métier passionnant |
salut ThY'd,
quelquefois à croire que l'on peut faire du bien, il arrive que nous fassions plus de mal. Et il faut être très vigilant sur ce point.
Je reprends ce point de colère que la conférencière à soulever. En l'état des choses concernant l'éducation de ces enfants nés sourds, ce sont les parents qui financent en grande partie les enseignants. Il est facile de comprendre, dans ce cas, que tous les enfants ne sont pas égaux devant ce handicap.
Un enfant né sourd ne peut pas recevoir la culture comme nous l'entendons (entendement ici est purement intellect). Il ne suffit pas de connaître le langage des signes pour communiquer, il faut créer l'inconnu, créer le présent, créer l'écoute sous d'autres formes que celles habituellement utilisées.
Dans son message, la conférencière soulevait le problème de la volonté de l'Etat d'enseigner la conformité des individus dans une société formatée pour la rentabilité, l'efficacité, la rapidité, le rapport faible/fort ... ne cherchant pas à recevoir l'Autre, différent, sensible à un autre monde ... ne cherchant pas à créer la diversité de langages.
| Citation: | | Un être humain ne nait pas pour "parler à ceux et celles qui vivent uniquement dans sa condition". Je peux très bien "comprendre" mon prochain dans sa différence... Non ? |
ThY'd, ferme les yeux et écoute ce que peut te dire un enfant né sourd qui ne connait pas ta culture et qui ne peut entendre ton langage. Lui, n'a pas reçu la culture de son entourage, il s'est fait sa propre mémoire, sa propre Histoire de son espèce qui est aussi la notre. Nous n'avons pas eu à chercher, elle nous est arrivée dans le berceau et nous l'avons enregistrée.
Tu écris : "je peux très bien "comprendre" mon prochain dans sa différence" !
Tu as bien de la chance si ce que tu dis est vrai ; de mon côté, je ne crois pas que je comprenne toute la différence de l'Autre (même si je peux essayer ! et pourtant j'essaie ). Déjà avec la même langue et la même culture, je ne comprends pas tout ce que peut exprimer l'autre ... il me faut du temps, de la complicité, de l'amour, de l'intelligence naturelle, de l'écoute, du silence, du désintéressement, du TEMPS échangé, partagé, communiqué avec tous les langages.
Je regarde quand j'ai l'occasion, la traduction en langage des signes. A chaque fois, je remarque l'expression du visage, des mains ... tout est en mouvement.
Pour les sourds, existent-ils des concepts purement intellectuels ?
je souhaiterais bien rencontrer ces gens pour qu'ils m'apprennent à voir mon fonctionnement (même si je pense déjà le connaître assez bien) et qu'ils puissent m'apprendre à connaître leur monde, celui que je ne veux
pas imaginer car trop loin de leur réalité.
Les sourds ne se font pas entendre, tout simplement parce que nous ne cherchons pas à les écouter ... pourtant ils existent. J'ai eu l'occasion d'en croiser dans le métro, ils étaient en pleine discussion ... c'est fou tout ce qu'ils ont à dire
maJie  _________________ "Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d'autre" Paul Eluard |
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maJie

Inscrit le: 14 Mai 2005 Messages: 605 Localisation: Bretagne
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Posté le: Dim Déc, 2005 12:14 pm Sujet du message: |
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les mots, les sons, les signes ne sont rien sans la transmission d'un message qui nous dépasse parfois.
Je prends l'exemple d'un bébé dans le ventre de sa mère. Tout ce qu'il vit passe par l'eau. L'eau du liquide amiotique qui le baigne, l'eau du cordon ombilical qui le nourrit ... l'eau qui lui donne une audition plus sourde ... l'eau est son seul élément dans un milieu restreint. Sa perception du monde est limitée et en même il réagit à tout ce qui se passe à l'extérieur.
Son rythme cardiaque bat 2 fois plus vite que le notre et lorsque le stimuli est trop fort pour lui, tout s'active dans ce petit cocoon.
La transmission d'un message clair est nécessaire au bon développement de l'individu, pour lui même et pour son entourage. L'est-il vraiment ?
La nature nous a doté d'un tas de richesses que nous ne voyons pas la plupart du temps.
En sortant du ventre de sa mère, l'enfant rentre dans un univers qui, soit-disant, est fait pour lui. J'ai beau regardé autour de moi, je ne vois pas beaucoup de place pour l'amour simple, sincère ... enrichissant les coeurs et les esprits. Je vois plutôt l'individualisme plus que l'individualité.
Bien sûr, il faut vivre dans le monde tel qu'il est, parce qu'il est impossible de faire autrement (sauf l'ermite qui se retire en emmenant le monde avec lui) ... mais à quel prix ??
La transmission, malgré tous les moyens de communications à portée de la main, est brouillée (par les bruits du passé, des peurs inconscientes, des images mémorisées, des manipulations médiatiques ...) ... il appartient donc à chacun de savoir s'il construit un monde d'attraction partant dans tous les sens ou s'il construit un monde d'écho d'heure
maJie  _________________ "Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d'autre" Paul Eluard |
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MichelFOURNIER Invité
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Posté le: Dim Déc, 2005 12:37 pm Sujet du message: |
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Je ne puis que suggérer cette émission qui vaut mieux que tous les discours "interprétatifs" sur un sujet qui nous concerne TOUS puisque TOUS nous avons été ce que nous présente cette émission.
Pour ma part, depuis des années, j'EXpose avoir retrouvé la conscience d'une tentative d'avortement que j'avais subie et les conséquences que cet évènement eut sur mon développement...
On a beaucoup ri de cela, autrefois...
Quand on voit cette émission et son contenu, les rires s'éteigent sauf, peut-être, chez les "imbéciles" irrécupérables...
samedi, 3 décembre 2005 à 20:40
Rediffusions :
04.12.2005 à 14:00
10.12.2005 à 11:40
Le monde selon bébé
(France, 2005, 83mn)
ARTE F
Réalisateur: Bernard George
De la vie intra-utérine aux premiers mois qui suivent la naissance, découverte du très riche monde sensoriel du petit d'homme tel que la science le découvre peu à peu. Un passionnant dévoilement à hauteur de nouveau-né.
ARTE F
À partir du septième mois de la grossesse, les cinq sens du bébé in utero deviennent fonctionnels. Dans l'univers clos qui est le sien commence alors une formidable exploration sensorielle. Comment perçoit-il son monde et le nôtre ? Quelles sont ses capacités d'apprentissage et de mémorisation ? Que se passe-t-il quand il voit le jour dans notre monde d'air et de pesanteur, sans commune mesure avec celui de sa gestation où tous ses besoins étaient satisfaits "à la nanoseconde près" ? Ce documentaire explique avec précision, et un certain émerveillement, ce que l'on sait aujourd'hui des expériences et des facultés du petit d'homme, avant et après la naissance.
LES PETITS PLUS
Totalité vitale
On savait depuis deux décennies que "le bébé est une personne", selon le titre d'un livre qui fit date. On découvre ici comment, bien avant sa sortie du ventre maternel, se met en place son apprentissage d'être humain. Parallèlement aux extraits d'entretien avec une vingtaine de chercheurs en France, au Canada et aux États-Unis, on partage un peu du quotidien de plusieurs femmes enceintes suivies à la maternité de Port-Royal, et le privilège extraordinaire d'assister à la naissance de leur enfant, puis à ses premiers mois. En sons et en images, le réalisateur nous permet également d'approcher la nature de la "totalité vitale" intra-utérine - le continuum temporel et sensoriel dans lequel baigne le foetus à l'intérieur du liquide amniotique, ainsi que le définit l'un des intervenants. Bien des questions demeurent. Mais, à l'encontre de quelques idées reçues, on en apprend beaucoup sur la nature de l'inné et de l'acquis, sur la plasticité de l'être humain, sur sa capacité de renouvellement. Jusqu'à renverser le paradigme du sens commun : non seulement le bébé est une personne - des plus intéressantes - mais il apparaît que vivre relève d'une "naissance perpétuelle".
Je vous suggère aussi de lire : "Plus d'informations "en bas de cet article de présentation....
.... ou....http://www.arte-tv.com/aventurehumaine
Cordialement
Michel FOURNIER |
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Solanar

Inscrit le: 05 Jan 2005 Messages: 124
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Posté le: Dim Déc, 2005 5:15 pm Sujet du message: |
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| maJie a écrit: | En sortant du ventre de sa mère, l'enfant rentre dans un univers qui, soit-disant, est fait pour lui. J'ai beau regardé autour de moi, je ne vois pas beaucoup de place pour l'amour simple, sincère ... enrichissant les coeurs et les esprits. Je vois plutôt l'individualisme plus que l'individualité.
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Le monde n'est pas fait pour l'enfant qui nait, c'est l'enfant naissant qui est preparé a vivre dans le monde tel qu'il est. La préparation est inachevée, préparée mais inachevée.
Le monde est multiple, foisonnant, plus divers que l'imagination. Il y a dans le monde de la place pour tout et pour tous
L'essentiel est de trouver la sienne
Certains appellent ça "faire" sa place mais en fait c'est la trouver. Nous n'avons pas les moyens de changer le monde, nous sommes dedans et avant de le changer, il faudrait le comprendre dans sa totalité
Pour le comprendre dans sa totalité, il faudrait le percevoir dans sa totalité et nos sens, tres limités ne nous permettent de voir qu'une toute petite partie du monde, celle qui nous est accessible.
En naissant l'enfant decouvre le monde extérieur apres avoir appris une partie d'un monde intérieur. Il n'a pas agit sur ce monde interieur, il l'a decouvert, il a assimilé certaines choses, certaines sensations en fonction de ses moyens de perceptions d'alors.C'est ainsi qu'il s'est préparé
| Citation: | Nous vivons dans une bulle entre -20 et 50degrés l'univers visible escille entre -273 (zero absolu) et des milliards de degrés au coeur des etoiles
Serions nous assez pretentieux pour croire que les seules choses intéressantes se passent dans notre micro faille de 70degrés?
Meme chose au nioveau des radiations visibles qui ne sont qu'une infime partie du spectre.
Il nous reste donc notre monde accessible qui est une toute petite partie de l'univers. C'est petit mais c'est notre monde . il depend de ce que nous ne pouvons pas voir,pas sentir... sa modification est hors de notre portée |
Cette preparation dans le ventre de la mère nous la continuons apres la naissance et la mort sera comme une autre naissance vers autre chose auquel la vie nous aura préparé... pas completement non plus
La vie ne suffira pas a decouvrir le monde exterieur mais il faut quand meme essayer de decouvrir pour completer sa preparation
La seule chose où nous pouvons agir, c'est sur notre maniere de percevoir le monde, la connexion entre le monde et nous..
Nous avons en fait un pouvoir énorme, nous pouvons nous faire le monde que nous voulons en adaptant notre perception, il sera comme on le perçoit car il est aussi comme on le perçoit.
Nous avançons, chargé de notre passé et de ses marques, parfois ses blessures. Mais a chaque instant nous pouvons changer de cap, changer de vie, changer de monde. Le passé n'est qu'une suite de points de passage. La connaissance de notre passé ne peut servir qu'à expliquer le passé, rien d'autre.
Le present peut echapper au passé, il suffit de le laisser dormir là où il est. Se retourner sur sa vie et conditionner le present ou l'avenir au passé est une maladie de l'âme, une maladie des nantis, une maladie de ceux qui n'ont plus a lutter pour leur vie, une maladie de notre civilisation.
Il y a de la place pour nous dans le monde rempli d'hommes et de femmes exactement comme nous. Aussi curieux, aussi bons et aussi faibles. Des gens qui se cherchent qui se trouvent ou qui trouvent
Si on ne trouve pas de place c'est qu'on ne sait pas voir ou qu'on n'a pas encore vu.
La haine et la peur ne sont que de mauvaises perceptions, des erreurs de perception, une perception tronquée. _________________ Solanar
"La liberté, c'est choisir ses rêves" |
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MichelFOURNIER Invité
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Posté le: Dim Déc, 2005 5:51 pm Sujet du message: |
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| Citation: | | il apparaît que vivre relève d'une "naissance perpétuelle". |
Ceci se suffit à lui-même....
| Citation: | | la mort sera comme une autre naissance vers autre chose auquel la vie nous aura préparé... pas completement non plus |
Pourquoi partir dans des délires stupides et stériles qui ne font que compliquer à loisir une VIE qui n'est déjà pas simple ????
C'est par des considérations de cet ordre, sur des sujets tout à fait imaginaires, subjectifs, de l'ordre de la pure croyance, que des humains ratent totalement leur vie, subordonnant la qualité de leur après-vie hypothétique à celle de la période où ils vivent réellement...
Il y a même des malades mentaux qui passent leur vie à tout faire pour remplir les conditions qui leur permettront d'accéder à une après-mort paradisaique... y compris par leur propre sacrifice, comme leurs "idoles" soit-disant ressuscitées ou bénéficiant d'une multitude de vies...
Certains en sont même à souhaiter la mort pour être plus vite dans ce "paradis" virtuel et totalement imaginaire...
Certains se donnent même la mort pour y accéder, tels ces islamistes fanatiques qui se donnent la mort en entraînant dans celle-ci le plus grand nombre possible d'"infidèles" afin d'être au plus vite en présence des 70 vierges dont on prétend qu'elles les attendent !
CONNERIES IMMONDES qui empêchent les humains de vivre leur fraternité !
Cordialement
Michel FOURNIER |
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MichelFOURNIER Invité
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Posté le: Dim Déc, 2005 6:01 pm Sujet du message: |
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Je vous propose de méditer à ceci, sans vous arrêter à un mot ou une phrase, en essayant d'aller au sens profond de ce qui est dit là .
Je suis désolé de la longueur de cet article qui, c'est sûr, uniquement parce qu'il est long, en découragera certains à le lire... c'est leur problème.... car il est des sujets qui ne se traitent par en une phrase , surtout lorsqu'il est question de la VIE et des crimes qui sont commis contre elle depuis des siècles... surtout quand il est question de la CULPABILITE de tous ceux qui, avec ignrance ou désinvolture, balaient d'un revers de main des questions essentielles...
Dernière précision : je suis tout à fait DANS LE SUJET initial par cette intervention puisqu'il est question de Langage et de ses roigines, de ses fonctions, de son élaboration.... et que le thème du foetus a été abordé par celle qui a initité ce topic....
http://www.arte-tv.com/fr/connaissance-decouverte/aventure-humaine/1051714.html
Le fœtus est un être humain à part entière"
L'Aventure Humaine
Interview du Professeur NISAND
Le professeur NISAND est chef du service de gynécologie obstétrique du Sihcus CMCO à Schiltigheim et Professeur à la Faculté de médecine de Strasbourg
ARTE: Depuis quand pratique-t-on le diagnostic prénatal ? et est-il obligatoire ?
Prof. NISAND: On pratique le diagnostic pré-natal depuis le début des années 80, mais cela a commencé de manière peu efficace dans les années 1974-1975 et on dispose de machines performantes depuis les années 90. Le diagnostic pré-natal a 20 ans. Il n'est pas obligatoire et il faut souhaiter qu'il ne le devienne jamais car que pourrait-on penser d'un pays qui obligerait ses citoyens à vérifier la qualité des enfants qu'ils mettent au monde. C'est toujours un choix personnel de la part des familles que d'avoir recours à ces techniques de diagnostic pré-natal.
Quelles sont les malformations que l'on peut détecter grâce à ce diagnostic ?
Il existe entre 3000 et 5000 maladies héréditaires et le diagnostic pré-natal s'adresse d'une part à des anomalies morphologiques, c'est à dire à des malformations des organes du fœtus mais également à certaines anomalies héréditaires non morphologiques comme des anomalies des enzymes ou des métabolismes. Il y a 2 sortes de manières d'entrer dans le diagnostic pré-natal :
· Le diagnostic pré-natal systématique fait à tout le monde sans qu'il y ait facteur de risques qui est surtout l'échographie, qui nous montre tous les organes et nous permet de voir quand il y a une anomalie.
· Et le diagnostic pré-natal fait parce qu'il y a un enfant malade qui est né dans une famille et qu'on s'aperçoit que dans cette famille il y a une hérédité pour telle ou telle maladie et à ce moment là on peut détecter par des analyses particulières sur le liquide amniotique, sur le placenta ou sur le sang, l'existence ou non de cette maladie.
Ce diagnostic comporte-t-il des risques pour la femme et pour l'embryon ?
Il y a 2 sortes de risques qui peuvent être générés par ce diagnostic : le 1er risque est un risque de blessure de l'embryon ou du fœtus, par les prélèvements, et surtout de fausse couche : lorsqu'on pique dans un œuf, on peut très bien avoir des conséquences néfastes de ce geste. Le second risque est beaucoup moins connu : c'est le risque psychologique. Lorsqu'on annonce à une femme que l'on doute de son enfant, la grossesse normale s'arrête et on entre dans un chemin de croix dont il n'est pas sûr qu'il n'y ait pas des séquelles plus tard dans la relation entre la mère et l'enfant si on poursuit la grossesse. Je trouve que le doute en matière de médecine fœtale est sûrement la pire des choses et que nous aurons beaucoup de mal à chiffrer les effets néfastes et les complications de toutes les circonstances où l'on a douté du fœtus.
Quand on pratique ce diagnostic, quand on fait une amniocentèse, il y a un risque. La femme peut-elle être suivie au niveau psychologique ?
Le suivi intervient surtout pour les femmes chez lesquelles, soit il y a une expression de leur souffrance, soit il y a une décision d'interruption médicale de grossesse. On entoure alors de manière très étroite ces femmes par des psychologues etc. Mais là où des problèmes peuvent se poser, que nous ignorons et que nous découvrirons par la suite, c'est toutes les situations de doute et je peux vous raconter des dizaines de situations où des femmes ont douté de leur fœtus et vont avoir un contact et un accueil de celui-ci complètement différent de celui qu'il eut été normalement. Et là il n'y a pas de psychologue car nous-mêmes ne savons pas que le chemin parcouru par la femme est difficile et qu'il y a cela dans sa tête.
Existe-t-il des critères d'interruption de grossesse ? Comment la décision est-elle motivée ?
D'abord il y a la loi, elle ne nous permet pas de faire n'importe quoi. Il s'agit quand même d'une euthanasie active, c'est-à-dire que la loi dit la chose suivante : il faut que le fœtus soit atteint d'une affection d'une particulière gravité, incurable au moment du diagnostic. L'incurabilité est assez facile à définir, la particulière gravité laisse un certain degré de liberté au médecin et chaque semaine, nous - une quarantaine d'experts strasbourgeois pour la région est : des pédiatres, des généticiens, des échographistes, des obstétriciens- nous réunissons une fois par semaine et tous les dossiers de demande d'interruption médicale de grossesse pour malformation sont analysés avec les images, avec les résultats des examens et ce comité d'experts décide. La femme demande et le corps médical dit : " oui, il s'agit d'une anomalie d'une particulière gravité " ou " non, il ne s'agit pas d'une anomalie d'une particulière gravité " et pour vous donner un exemple, il n'y a aucune réticence et aucune résistance de la part du corps médical pour une trisomie 21, alors que ça pourrait se discuter. Par contre il y a un refus pour un bec-de-lièvre qui n'est pas une anomalie d'une particulière gravité s'il est isolé et qui est curable.
Et pour un membre supérieur qui manquerait ?
Pour un membre supérieur, dans notre centre à Strasbourg, nous faisons passer la limite au niveau du poignet, c'est à dire qu'on essaie de voir d'abord l'acceptabilité par les parents. Il y a des parents qui supportent des amputations de membres, d'autres qui ne supportent pas du tout et il est inutile de vous dire que pour un doigt qui manque, en ce qui me concerne, je ne suis pas d'accord d'avorter un enfant. Parce que l'on vit bien avec un doigt qui manque. D'abord, cela s'opère et ce n'est pas une maladie d'une particulière gravité. Lorsqu'un enfant risque du fait d'une amputation unilatérale d'avoir une vie gachée et qu'on s'aperçoit que ses parents vont avoir un accueil difficile par rapport à lui, on prend en considération toutes sortes de choses : des éléments sociaux, des éléments psychologiques de la part des parents et donc il y a une discussion difficile. Je voudrais juste vous rappeler que des parents qui perdent le bras d'un enfant dans un accident de voiture lorsque l'enfant a 1 mois, jamais ils ne nous demandent d'exécuter l'enfant à son arrivée à l'hôpital et donc du point de vue philosophique, il y a un problème pour nous de faire sur un enfant de 8 mois quelque chose que nous ne ferions plus et que plus personne ne nous demanderait de faire sur un enfant qui est né. Il y a là quelque chose d'incohérent qui ne situe pas le fœtus parmi les êtres humains à part entière.
En fait, vous travaillez vraiment au cas par cas, suivant l'acceptation des familles.
Le cas par cas est la seule solution, on ne peut pas faire un annuaire par ordre alphabétique : bec de lièvre tu laisseras, à contre place tu avorteras. Ce serait immoral. Le cas par cas est la solution la plus humaine que la société et les médecins qui en font partie aient trouvé pour régler des problèmes aussi compliqués que cela et c'est la complexité maximum en médecine. C'est pour cela qu'on prend énormément de temps pour chaque cas. Mais pour répondre à votre question plus précisément, pour une même malformation cardiaque, nous pouvons très bien décider ici de l'avorter et là de laisser la vie et de conserver la grossesse. Par exemple un couple qui nous aura dit qu'il habite à la campagne, qu'il n'a pas les moyens, qu'il ne peut pas se déplacer pour faire opérer et que ça va être une galère ; un autre couple qui habite en centre ville et qui est prêt à faire les efforts nécessaires dont aura besoin cet enfant. Donc il y a aussi des considérations de cet ordre là qui entrent en compte.
Vous est-il déjà arrivé de dire " non là on ne pratique pas d'interruption de grossesse " et d'avoir en face des parents qui veulent à tout prix le faire ?
A Strasbourg, c'est relativement rare, mais cela se produit. Vous allez comprendre tout de suite . Un couple découvre lors d'une amniocentèse que son enfant, au lieu d'avoir 46 chromosomes, en a 47 et le chromosome supplémentaire n'est pas un 21 mais un Y : c'est ce qu'on appelle un double Y. Le Y est un tout petit chromosome et quand on a deux Y, on est comme n'importe quel homme. Il n'y a pas de différence. C'est-à-dire qu'on vit normalement et qu'il n'y a aucune conséquence liée à la présence d'un double Y. On s'est trouvé confronté à des parents qui nous ont dit " nous ne voulons pas d'un enfant qui a un double Y ". L'enfant est normal, il est au 6ème mois et les parents nous ont demandé par écrit et nous ont signifié que d'ailleurs ils allaient avorter à l'étranger si on ne les avortait pas en France. Nous ne sommes pas là pour maîtriser, nous ne sommes pas un état totalitaire. Les gens ont le droit de faire ce qu'ils veulent mais nous ne pouvons pas tuer un enfant sain. La demande des parents est une chose, la réponse des médecins en est une autre. Nous ne pouvons pas faire n'importe quoi.
Une autre demande que nous avons refusé était une demande d'avortement pour un laparoschisis. C'est une petite hernie ombilicale où la paroi abdominale ne s'est pas fermée complètement. L'intestin sort par un petit trou à côté du nombril et flotte dans le liquide amniotique. Ces malformations ne sont jamais associées à d'autres malformations. Le pronostic est excellent. On fait naître ces enfants dans un service de chirurgie pédiatrique et on les opère cinq minutes après leur naissance. On remet l'intestin dans le ventre et on ferme le ventre. Il y a des gens qui demandent l'avortement thérapeutique pour cela. Moi je dis très clairement, il y a des choses que je suis incapable de faire, non pas pour des raisons religieuses mais parce que je reste un humain qui est incapable de tuer un autre humain lorsque sa maladie est curable. Déjà c'est difficile de tuer un humain quand sa maladie n'est pas curable, et cela nous arrive jusqu'à 5 minutes avant la naissance. Vous savez qu'on a le droit de tuer un fœtus à 39 semaines alors que le même geste 5 minutes après la naissance s'appelle un infanticide et nous conduit en prison. Le fœticide est autorisé. Dans certaines circonstances : diagnostic tardif, maladie effroyable, on rend un service inouï aux familles et on le fait. Mais le faire alors que l'enfant est sain ou qu'il a une maladie curable, c'est intenable pour nous et personne d'entre nous n'est capable de le faire. Donc, nous demandons le droit de dire non à des demandes de certaines familles, que ce soit pour des anomalies mineures, je viens de vous en citer deux, ou que ce soit pour des sexes qui ne conviennent pas, ce qui pour nous est la même chose. Nous refusons. Il n'est pas question de porter un jugement sur ces demandes. Simplement, il est bien que l'interruption médicale de grossesse, contrairement à l'IVG, ne soit pas simplement du ressort de la famille. La famille doit avoir son mot à dire mais ce n'est pas un droit de vie ou de mort.
Dans les cas graves comme la trisomie 21, le choix de pratiquer ou non une interruption médicale de grossesse n'est pas entièrement libre car la société accepte très mal la différence et le handicap.
On pourrait dire d'une société " montre-moi comment tu t'occupes de tes handicapés, je te montrerais ce que tu vaux ". Notre société traite les handicapés par l'avortement et par l'arrêt perruche. C'est-à-dire que si l'on a pas avorté, le médecin est puni, l'enfant n'aurait pas dû exister et la sécurité sociale vient réclamer l'argent dépensé injustement pour cet enfant qui n'aurait pas dû naître. C'est l'exclusion. C'est la pire des choses pour les handicapés et dans notre pays nous sommes actuellement, hélas, sur une pente d'exclusion avec le diagnostic pré-natal d'un côté, et la justice de l'autre qui est venue malheureusement témoigner que certains handicapés ne devraient pas exister. Il faut aller dans l'autre sens. Cela dit, pour la trisomie 21, c'est un cas particulier. C'est une malformation grave que nous ne savons pas guérir et qui entraîne pour certaines familles des problèmes majeurs et des déstructurations même de la famille et qui implique également les autres enfants de la fratrie existants car il va falloir s'occuper de cet enfant qui a une espérance de vie de 50 ans donc je trouve que la problématique liée à la survenue d'un trisomique 21 dans une famille est trop complexe.
Interview : Anne Bidaux
Cordialement
Michel FOURNIER |
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maJie

Inscrit le: 14 Mai 2005 Messages: 605 Localisation: Bretagne
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Posté le: Dim Déc, 2005 6:24 pm Sujet du message: |
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| Citation: | | Solanar : Le monde n'est pas fait pour l'enfant qui nait, c'est l'enfant naissant qui est preparé a vivre dans le monde tel qu'il est |
pour moi le monde est fait pour l'enfant (ou l'adulte) tout comme il est fait pour se développer dans le monde où il se trouve. S'il ne l'est pas, c'est pour une toute autre raison que le monde (vie globale) lui-même et c'est là toute la capacité de l'homme attentif.
Si ce n'était pas correct, il faudrait commencer par se dire :
si l'enfant dès sa conception est bien dans le monde fait pour lui, je ne vois aucune raison de dire qu'en sortant ce n'est plus le cas ! Oh bien sûr ce n'est plus les mêmes dimensions
Nous nous pensons évolués parce que nous savons faire un tas de choses, plus complexes encore qu'avant, mais ne sommes-nous pas déconnectés de la Nature ?
| Citation: | | Solanar : Il y a dans le monde de la place pour tout et pour tous |
ça je n'en suis pas si sûre
juste une définition :
individualité : ce qui constitue l'individu, originalité propre à une personne
individu : qui est indivisible
| Citation: | Solanar
Nous n'avons pas les moyens de changer le monde, nous sommes dedans et avant de le changer, il faudrait le comprendre dans sa totalité
Pour le comprendre dans sa totalité, il faudrait le percevoir dans sa totalité et nos sens, tres limités ne nous permettent de voir qu'une toute petite partie du monde, celle qui nous est accessible.
En naissant l'enfant decouvre le monde extérieur apres avoir appris une partie d'un monde intérieur. Il n'a pas agit sur ce monde interieur, il l'a decouvert, il a assimilé certaines choses, certaines sensations en fonction de ses moyens de perceptions d'alors.C'est ainsi qu'il s'est préparé |
En effet, nous n'avons pas les moyens de changer le monde entier, nous avons juste la possibilité de créer notre monde à notre image sans le diviser ou le compartimenter.
En sortant du ventre de sa mère, sacré passage , l'enfant développe ses capacités en relation avec le milieu qui l'entoure, tout comme il l'a fait à l'intérieur du ventre. Il agit lui aussi tout autant que ceux autour de lui. La différence c'est que ce ne sont pas les mêmes gestes.
Quand le monde familial, sociétal assure le développement de l'enfant, on peut dire alors que la relation est établit dans tous les sens du terme.
maJie  _________________ "Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d'autre" Paul Eluard |
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Solanar

Inscrit le: 05 Jan 2005 Messages: 124
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Posté le: Dim Déc, 2005 6:44 pm Sujet du message: |
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| Majie a écrit: | | Nous nous pensons évolués parce que nous savons faire un tas de choses, plus complexes encore qu'avant, mais ne sommes-nous pas déconnectés de la Nature ? |
Nous sommes en cours d'evolution et non pas "évolués"
Evolués voudrait dire que nous sommes en fin d'evolution.... nous sommes au tout début. Nous auront vraiment commencé quand nous ne lutterons plus entre nous pour dominer physiquement ou psychiquement
C'est encore tres loin
A part moi bien sûr mais je suis le seul a le savoir
Nous ne pouvons pas être déconnecté de la nature puisque nous sommes dedans.
L'evolution n'a pas pour but de se déconnecter de la nature mais de s'affranchir parfois de sa dictature en utilisant la raison.
Pour la nature, c'est la loi du plus fort, la loi du plus apte. Les faibles et les malades doivent disparaitre. La nature compense les risques de mort par des naissances en surnombre. Pour la nature la vie de l'individu n'a pas d'importance, seule compte la survie de l'espece
En retournant a la vie sauvage on retourne a la nature pure et dure. Le chef c'est le plus fort, celui qui a les plus grosses couilles, celui qui fait peur.
L'évolution c'est un peu s'arracher a ca...
Enfin, c'est ma conception a moi de l'evolution.
Pour l'individu mieux vivre pour s'accomplir pour s'enrichir spirituellement (et non dominer) avec les autres.
Mais rassure toi, quoi qu'on fasse, la nature sera là , on y baigne _________________ Solanar
"La liberté, c'est choisir ses rêves" |
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maJie

Inscrit le: 14 Mai 2005 Messages: 605 Localisation: Bretagne
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Posté le: Dim Déc, 2005 7:04 pm Sujet du message: |
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| Citation: | | Solanar : Evolués voudrait dire que nous sommes en fin d'evolution.... |
le jour où nous serons évolués, ce ne sera pas la fin mais le début d'un autre Plan qui nous sera possible d'aborder
| Citation: | Nous aurons vraiment commencé quand nous ne lutterons plus entre nous pour dominer physiquement ou psychiquement
C'est encore tres loin
A part moi bien sûr mais je suis le seul a le savoir |
nous ne lutterons plus le jour où nous ne serons plus divisés entre l'Autre et moi-même (mais je suis la seule à le savoir ) ; lorsque l'intérêt de l'autre sera aussi le mien, la lutte disparaîtra d'elle même ! comme par évidence, par enchantement
maJie  _________________ "Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d'autre" Paul Eluard |
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maJie

Inscrit le: 14 Mai 2005 Messages: 605 Localisation: Bretagne
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Posté le: Dim Déc, 2005 7:24 pm Sujet du message: |
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| Citation: | | Je voudrais juste vous rappeler que des parents qui perdent le bras d'un enfant dans un accident de voiture lorsque l'enfant a 1 mois, jamais ils ne nous demandent d'exécuter l'enfant à son arrivée à l'hôpital et donc du point de vue philosophique, il y a un problème pour nous de faire sur un enfant de 8 mois quelque chose que nous ne ferions plus et que plus personne ne nous demanderait de faire sur un enfant qui est né. Il y a là quelque chose d'incohérent qui ne situe pas le fœtus parmi les êtres humains à part entière. |
Lorsqu'une guerre se déclare dans un pays, comme l'Irak, l'Afghanistan, la Tchéchénie entre autre ... QUI vient parler des êtres humains à part entière pour que cela s'arrête. Beaucoup parle de paix, créant des commissions, des budgets de défense ... mais si nous ne faisions pas la guerre, ne serait-ce pas plus simple ? L'incohérence serait-ce une des parties de construction de l'homme ?
Je trouve tout aussi triste de voir des femmes dans la détresse laisser mourir leurs bébés, faute de communication et d'un langage adéquat qui leur montrerait une autre possibilité pour elles et la vie de leurs bébés.
Je ne peux pas savoir ce qui se passe dans la tête de l'Autre.
maJie  _________________ "Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d'autre" Paul Eluard |
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