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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Sam Aoû, 2005 4:09 pm Sujet du message: Quelques flocons... |
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Les flocons pixellisent l'écran.
Mes doigts laissent des souvenirs et j'avance dans la poudre. La matière me rappelle combien je suis et je frappe sur quelques touches le nombre enneigé de celle qui compte pour moi. Encore aujourd'hui. Tu ne vois que la fonte de mes mots, là, sous la chaleur de ta lecture.
La boule qui déambule jusqu'à fondre sous ma langue persiste dans tes yeux. L'écran pourrait être un tableau mais soyons modernes, communiquons. Le virtuel pourrait être un tableau, mais laissons cela aux êtres crus. Et consommons le logos cuit sous la technologie de l'être halluciné.
Un monde solitaire meurt dans le vers de terre. Tout tourne, le monde tourne tout. Dieu doute de nous, mais moi l'invente. Je ne me donne aucun plaisir. Je n'éprouve aucun désir qui ne s'exprime autrement que dans le corpus. Une fragmentation de mots à l'autre, la décomposition de l'autre à moi.
Quelques fuites versées dans ce lieu marqué par l'absence. L'absence d'un être, et seule ma présence se croit encore vivante. Ces signes ne sont qu'un ruissellement de remous bien trop vagues pour vivre. Seule son existence survivrait dans la lecture, comme une persistence rétiniène. C'est seulement derrière le cristallin que la pureté se trouve délivrée des choses.
Lorsque le réel pense, l'univers devient la beauté. L'illusion des sens. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci."
Dernière édition par ThY'D le Dim Aoû, 2005 6:26 am, édité 2 fois |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Dim Aoû, 2005 6:15 am Sujet du message: |
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Quelques flocons de larme.
Au fond du moi, sous la fonte de ma glace, des larmes perles trainent plus souvent au dehors. Elles s'aventurent sur mes joues, courent le long de ma peau. Toujours éperdument amoureux de Karen. A m'écrier jusqu'à plein d'air. Asphyxie d'un vécu impossible. Sous la croyance, sans doute, de ne pas être aimé. Evidemment, ma conduite fut impromptue. Mon silence rompu s'emportait trop dans la maladresse. Ce qui contraigna l'équipe autour de Karen a réagir comme il se doit. Un bannissement de personne à personne. Terrible et triste, injuste mais tranché. Cela m'a beaucoup apporté sur le plan humain : le plat des mots vécus. Le met des attablés se trouve à ma portée. La compréhension s'aiguille jusqu'à pénétrer dans la veine oxygénée. Mais l'essentiel sonne un ré, il fait écho, il résonne... plic, plic, plic... _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Jeu Aoû, 2005 10:57 pm Sujet du message: |
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Il était une fois,
des lettres amoureuses d'autres lettres. Un être lisait les mots d'un autre. L'observation remplissait ce regard. Des mots se lançaient dans l'ampleur et la splendeur d'un monde réel, celui d'un être intérieur. L'iris s'adapte comme le parfum s'échappe de la beauté et mes yeux prenaient cette vapeur vraie. Elle était cette eau dans l'air qui venait perler au coin de ma lecture. Je ne comprenais plus. Je me sentais soudainement perdu et mon travail intérieur me semblait être voilé par les mots, ses mots. Il me fallait écrire plus que des sentiments.
Ce n'est pas moi qui suis d'amour pour elle, ce sont mes lettres qui naissent des siennes. Il me fallait écrire, simplement. Et me rassurer, sous les ondes de son passage. Il me fallait la rassurer et lui écrire aussi tout ce que je ne mérite pas de vivre.
Les pensées nues, ici, une nudité à fleur de mots.
Mes lettres n'écrivaient seulement que pour lui partager ce regard qui saisit la naissance ; la tristesse sienne qui me touche d'un mouvement. Une aire aux temps, je l'entends. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mar Aoû, 2005 1:16 am Sujet du message: |
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L'issue est douce, si douce ; comme vous, votre main dans la mienne. Un peu fort, un seul corps. Plein autant de peine, le souffle emporte aux temps la poussière. Y songer, c'est l'échappée d'une consonne. L'alpha se meurt. Votre absence m'étreint dans l'éteinte. Teintée de quelques touches de votre souvenir. Je vous respecte vraiment. Ne dites rien, allez à tout. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Jeu Sep, 2005 3:11 am Sujet du message: |
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Le mot ment l'instant. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Dim Sep, 2005 5:13 pm Sujet du message: |
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Le mot ment l'instant ; un moment.
La mort elle ment ; mortellement. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Lun Sep, 2005 9:47 am Sujet du message: |
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Les véritables mots
Jusqu'à la nuit tombée,
songeuse, la mort elle ment.
Momentanément.
Tombale jusqu'à la pierre,
poreuse, une mortelle ment.
Tendrement.
puisent dans les songes
Juste le mot mentalement,
oublié, un moment tané ment.
Mensonge.
M'entendre sourdement, eux,
le dément tendre ment.
Mortellement.
jusqu'aux mensonges. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mer Sep, 2005 10:38 am Sujet du message: |
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Présent, mais absent de l'être.
Aucune présence,
vide de sans ; un sourire danse.
Et puis le contre sens, une langue à sang.
Jusqu'au fond du tuyau parmi les alvéoles, c'est le pli des roseaux pour ne céder au sol. La pleurésie emporte les vivants, comme le plus fort des chênes n'est rien dans un grand vent. L'harmonie des larmes aux cris, c'est la faux des âmes dans chaque vie. Tout emporte les rimes et empire les crimes, comme des notes sublimes échappées des abîmes.
Le destin des vivants se signe, et au suivant... _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Jeu Sep, 2005 9:10 pm Sujet du message: |
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Le goût des goûts,
et chaque doute échappe moult fois au parfum des parfois. Jusqu'à me lire l'âme au goût d'une cire brûlante, rose. Autant de pensées, pures errances, coulent et puis se tempèrent, durcissent. Jusqu'à l'air de rien, une main espère un enfin. Autant de refrains peinent à chanter le jamais, toujours finissent par glisser sur la peau de l'amour. Jaune au grand soleil éclatant de retours, de détours, de ratures aussi. Jusqu'à la clôture d'une histoire au futur, devenue une blessure, parmi les fournitures. C'est un air si scolaire, un écho de garniture, que je meurs de sévère et fais saute à l'humeur. Amie d'amour, seras-tu une patience, une autre que mienne, tout simplement toi ? Celle sans qui rien ne serait moi. La dimension altère l'envolée des sens, ceux sans quoi tout ne ferait foi. Croire, crucifixion, sacrifice. Le goût du sang conte notre histoire. Mais je m'en noie, je m'en roule, je m'en passe. Oui, je me casse de ces images sans âges. Juste ce visage me rappelle à la vie, à la nuit, à la mie. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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