vers le site Reims-web

 Annuaire Achats Reims
  Accès Tchat Reims

reims-web
Le Forum de Reims-web
 
FAQ  FAQ    Rechercher  Rechercher     Liste des Membres  Liste des Membres
Groupes d'utilisateurs  Groupes d'utilisateurs   S'enregistrer  S'enregistrer
 
Profil  Profil Connexion  Connexion       Rechercher  Ancien Forum
Se connecter pour vérifier ses messages privés  Se connecter pour vérifier ses messages privés
Rechercher   consulter les PA                       Rechercher   Vers le Forum Philo   
  Accès au Tchat Reims   Le Trombinoscope des habitués

L'Aphasie.

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    reims-web Index du Forum -> Ils sont fous ces rémois!
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
ThY'D



Inscrit le: 10 Mar 2005
Messages: 4335

MessagePosté le: Jeu Juil, 2005 9:38 am    Sujet du message: L'Aphasie. Répondre en citant

Bonjour,

Je tiens à exposer dans ce topic le fruit de mes recherches personnelles, afin de défricher au mieux ce qui m'a "rendu là". Bien évidemment, conscient de ma situation, et désireux d'atténuer ce qui engendre cette souffrance récurrente même si dernièrement elle est atténuée, j'ai toujours voulu en savoir plus. Par les débuts, je m'obnubilais seulement à vouloir condamner ce qui m'était extérieur. Ce n'était pas seulement des illusions, seulement une part de la vérité. Les difficultés relationnelles, le mépris fut réel et le phénomène antipathique subit l'était tout autant. Cela a tendance à persister aujourd'hui, mais sous tendances d'impressions. Beaucoup moins depuis que je me contrains à ne plus sortir.

---

J'aimerais en noter plus sur mes recherches.
Tout se recoupe avec mon histoire, mes ressentis et ma difficulté ces dernières années à parler. En effet, la parole pour moi devient au fil du temps plus difficile. Dans la mesure où je suis mutilé et rangé derrière un mutisme partiel, mais majoritaire. J'ai beaucoup pensé sur ce sujet. La parole, en moi, est de moins en moins nécessaire. Ce besoin de parler n'est plus tant présent et j'entretiens depuis lors un vocabulaire limité sous un débit fortement haché et diminué. Il m'arrive de concentrer mon énergie, de réaliser un effort plus intense pour mieux débiter, pour entretenir un semblant de conversation. Tout ceci est la conséquence d'un martelage lointain, mais répétitif au cours du fil de mon histoire et des mauvaises personnes rencontrées, il faut bien le noter.

---

L'Aphasie

---

Ce n'est pas génétique.
C'est une dégénérescence du système nerveux central, des lésions cérébrales. Cela survient donc au cours de son existence. Cela peut toucher l'aire de Broca, donc l'expression des idées par la parole. Ou bien l'aire de Wernicke, la compréhension de la parole associée aux idées. Si cela touche les deux aires, on nomme cela une "aphasie mixte".

Dans mon cas, il s'agirait d'une aphasie de Broca partielle.

---

L'aphasie de Broca

Cette aphasie a été mise en évidence par Paul Broca, un chirurgien français, en 1861. Cette pathologie fait suite à des lésions dans l'aire de Broca, l'aire cérébrale chargée de la mise en place des schémas corporels moteurs du langage. Cette aire est située sur l'hémisphère gauche du cerveau, dans le lobe frontal gauche. Une atteinte de cette aire peut entraîner une aphasie de Broca. Le sujet est alors incapable de formuler correctement ses idées. La compréhension est assez peu touchée, mais l'expression est gravement diminuée :
le sujet emprunte un style télégraphique, le rythme de parole est très haché ;
le débit est ralenti ;
son vocabulaire est réduit à quelques mots ;
l'articulation est très difficile ;
la syntaxe et la grammaire perdent très nettement en qualité.

---

Cela se recoupe très nettement avec mon "cas". Bien étant placé en position subjective, pour le moment cela ne peut être confirmé sans examen plus approfondi. Mais cependant, je comprends mieux mes difficultés lorsque je suis confronté à l'Autre, parce que je dois utiliser la parole. Donc fournir un effort particulièrement pénible. Je comprends mieux pourquoi mon vocabulaire parlé ne compte qu'un lot limité de mots, éclatés dans une lutte contre le néant. Alors que dans mon esprit, je me suis senti toujours libre de penser. Mais profondément névrotique, puisque tout ceci, cette grande ignorance m'a contraint à développer un gros bordel dans ma tête. Une pelote névrotique complètement emmêlée. Dernièrement, depuis quelques mois je me suis lu "psychotique", atteint d'une psychose affective lié à moi même et cela m'avait profondément perturbé. Tout, absolument tout se recoupait, jusqu'à la façon dont j'agissais pour attirer l'attention de Karen. Sachant très bien vers quelle perte et méprit j'allais. Mais cependant, c'est tombé, je sais aujourd'hui ne pas être atteint de ce genre de psychose, je suis conscient de trop de choses, je me pose trop de questions pour l'être.

---

L'aphasie associée à ma difficulté d'exprimer mes pensées et sans conteste, pour l'heure, la meilleure explication. Cela explique de nombreuses choses. Comment je suis obligé d'employer une attitude hors du commun pour parvenir à lier une relation souhaitée. Ce qui peut éventuellement me montrer "potentiellement dangereux".

Imaginez dehors un type qui vient vers vous, ne répond pas à votre bonjour, trébuche à chaque mot sans parvenir au bout de ses phrases et gesticulant à moitié. C'est ce à quoi Karen fut confrontée, proche de son lieu de travail, lors d'une de mes rares sorties. En tant que travailleur social, je me mets à sa place, elle devait se sentir en danger. Evidemment, j'en était conscient mais ne fus pas en mesure de la rassurer, cependant comme évidemment je connais mes intentions, je savais pertinemment qu'elle n'encourait aucun risque.

---

A priori réversible, cela touche plus globalement les personnes âgées, notamment qui sont atteintes de la maladie d'Alzheimer. Ce qui bien évidemment ne me rassure pas quant à mon relatif avenir. J'essaie de ne pas trop y penser, je sais qu'il me faut entretenir une activité cérébrale régulière. Ca me fait penser à ce que j'ai dis à Karen, il me semble au troisième entretien. Le fait que sur l'instant "je ne trouve pas les mots", je lui avais aussi précisé mes "troubles de mémoire" mais cela tient surtout de ma "dépression", mais depuis que je me "parle" de nouveau en tête, ça va mieux. Je crois posséder une mémoire suffisante pour apprendre et retenir les informations. Par exemple, avec un peu d'effort, je peux me souvenir des détails qui jalonnent ma belle rencontre avec Karen. J'ai progressé dans ma compréhension de la mémoire, qui ne dépend pas seulement de nos pensées, de notre cerveau. J'utilise un peu plus mon corps pour me souvenir, mes émotions. L'épiderme est notre écran de projection, oui, un peu comme si nous étions dans notre salle de cinéma.

Tout s'explique mieux.
Mes temps de latence, ces silences qui sont bien trop souvent mal interprétés. J'entends encore ce "moins vous en dites, mieux vous allez", de ce médecin-psychiatre au premier entretien qui j'en suis conscient m'a sorti cette phrase "test". Cela m'a fait réagir corporellement en avançant un "non". Tout ceci m'éclaire et prend forme. Je me suis donc replié dans l'écriture. Le point positif se trouve dans une nette amélioration (je crois) de cette forme de communication, bien que j'écris plus souvent depuis l'âge de quatorze ans, pour accompagner quelques images.

---

Il me semble que l'aire de wernicke (si ça s'écrit bien comme ça) ne soit pas atteinte parce que ma compréhension n'est pas si demeurée. En fait, je l'ignore, difficile de le savoir. Je crois que c'est un peu touché dans la mesure où ma compréhension est voilée comme coupée nette dans un faisceau sensitif, mon prisme est un peu déformé. Je comprends bien mieux comment je peux être assimilé à un comportement schizoïde et paranoïde. Par moment il est vrai, je deviens incohérent même en relation à ce que je sais. Il m'arrive d'aller à l'encontre même de ma conscience lorsque par exemple je suis pris par une "panique" lorsqu'on note des "observations" personnelle pour les conserver sur données numériques. Tout ceci serait des conséquences psychologiques provenant de ces lésions. Ce qui serait l'origine de ce qu'on nomme une dépression. Même si l'origine de tout cela fut transmis de source extérieure par de nombreuses incompréhensions et de mauvaises expériences avec "les autres", quelques personnes malveillantes.

---

J'aimerais rassurer Karen et lui dire que je me rends compte de tout.
Que je suis conscient de mon état et même de tout ce qui est implicitement dit... Je précise cela parce que parfois ça m'énerve un peu d'entendre les gens me parler doucement comme à une personne plus handicapée mentale que moi, ou encore me "féliciter" indirectement en reprenant ma parole qui semble sensée. Souvent on pense qu'une personne qui s'exprime mal, c'est une personne qui ne comprend rien. C'est l'une des dernières choses dont je me suis aperçu. Tout ce que je dis, tout ce que j'écris n'est pas "cru". N'est pas entendu comme tel. Alors ça me désarçonne, comprenez que ma personne elle même en est atteinte. Qui suis je, si on n'accorde plus aucun crédit à ma personne ? Vous allez me dire, "voyez ça au cmp". Tout est désaffecté, je me suis rendu compte que dehors, c'est vide. Karen ne me voit pas, ne me regarde même pas, passe son chemin. J'ai ressenti ce qu'une personne SDF pouvait ressentir... sortir dans la rue me renvoie à voir "un autre néant". Je peux me tromper, on peut toujours faire des erreurs, dire ou écrire des bêtises. Comme tu l'as dis Karen, "nous disons tous des bêtises". Une façon de ne pas entendre la mienne...

Je ré-entends le "vous vous rendez compte ?" de Karen, ce troisième entretien, comme pour me demander si j'avais conscience des dégats vécus, de ma situation. Oui, j'en suis conscient Karen. Pas coupable, mais conscient. J'ignorais à ce temps ce qu'étaient mes troubles, ce pourquoi je cessais de parler par moment en ressentant une confusion interne. Ce pourquoi je parle doucement, je passe pour un "malade mental" n'ayons pas peur du terme.

D'ailleurs et par ce fait, l'aphasie est liée à la "fausse démence", voilà pourquoi tout devient vraiment plus clair. J'aimerais vraiment que Karen prenne cette lecture et que cela éveille en elle "quelque chose" si elle se remémore toute mon attitude envers elle. Elle pourrait se dire "mais oui, effectivement ça s'explique mieux". J'ose espérer qu'elle ne soit pas indifférente à ma personne.

---

Le fait de "retrouver la parole" n'est pas suffisant.
Contrairement à ce que mon écriture peut laisser paraître, je suis extrêmement lassé du mot, celui qui sort de ma bouche. Karen, ou même sa responsable ont peut être pu s'en rendre compte. C'est réversible dans la mesure ou en rééduquant ma parole, mon débit, etc... la construction interne de ma parole, l'accord entre le symbolisme et le mot, peut alors m'entraîner et me permettre de trouver d'autres voies intrinsèques, les neurones survivantes cherchant d'autres neurones valides pour recréer des réseaux synaptiques complexes.

J'aimerais beaucoup écrire à Karen pour la rassurer sur ma difficulté à parler, surtout envers elle même et toutes mes intentions pour elle qui n'étaient pas "potentiellement dangereuses", on va dire. Je veux lui transmettre cela et lui informer du reste que je suis un peu névrotique, certes, forcément lorsqu'on ignore ce qu'on a, on développe d'autres formes de névroses, et même certaines obsessions. Ca se répercute sur tout l'environnement. Néanmoins mes sentiments pour elle sont présents, je sais que je ne dois plus insister. C'est une personne de toute façon qui m'a compris, je pense. Elle doit bien savoir que ça ne s'évanouira pas comme ça. Mais que je ne tiens pas à me positionner comme étant une personne handicapée, ni dépendre de qui que ce soit à terme ! Qu'elle pourra le jour venu, peut être mieux me connaître. Enfin je rêve là. Je me demande si cette contrainte que j'ai m'autorisera à être considéré comme "un homme", un jour... aux yeux d'une femme.

Je vais écrire cette lettre. D'une écriture informative, aussi positive que possible. Je sais qu'elle ne doit rien savoir de ma vie, j'espère dénouer quelque chose entre nous. En même temps, elle est trop absente, je dois bien l'avouer.

---

Voilà, je tenais à vous en informer. Même s'il reste à le confirmer cliniquement, néanmoins j'en reste assez convaincu pour l'heure. Vraiment, ça s'explique et ce décalage entre moi et l'autre également, jusqu'à me démembrer pour me trouver être juste un corps pensant, sans histoire. Une inflation jusqu'à m'inverser, moi à l'extérieur et l'univers en moi. Ce que je nomme "un trou blanc"... oui, beaucoup de choses tendent à trouver une explication enfin un peu plus rationnelle.
_________________
"Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci."
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Adresse AIM MSN Messenger
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    reims-web Index du Forum -> Ils sont fous ces rémois! Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


S'inscrire a la Lettre d'information des cafés de philo
Nom :
Adresse email :
- Reims annuaire commerces Reims boutiques rémoises - Réserver une chambre d'hôtel à Reims - Garde d'enfants - Tourisme à Reims - rencontre en ligne - accès au tchat - achats malins, promo réduction discount - Garde d'enfants - locations de vacances