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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mer Juin, 2005 7:20 pm Sujet du message: Journal, librement... |
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Journal libre.
Ou comment enfermer le monde dans l'ignorance de soi même.
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Ces temps derniers dévastent et réduisent tout.
Des vases vastes.
Recoller c'est au mieux romancer, au pire laisser couler le ruisseau de lui même. Rien à découdre. Mes pensées suivent juste le mouvement du vent, une voix qui danse, celle du souffle de mon ordinateur, cet objet qui fut le seul compagnon de ma solitude.
Vooooooooooooo.......
En conscience, c'est réalisable. Ce son porte une note plus haute, aigue, perçante. Il faudra déplacer la tour, il faudra la couper des vents.
Un point à marquer, un poids à déplacer, des forces à neutraliser.
Ca commencera par le rangement. Ca finira par la grande unification.
Cette introduction impose le ton. Celui du défrichage d'une identification qui s'est montrée à tel point dangereuse qu'elle glisse peu à peu dans la perception des autres à mon encontre sous l'oeil professionnel. En l'instant, je ne peux rassembler toutes mes idées. Mais c'est la volonté de briser l'univers, de se délier d'une histoire erronnée et incomprise. Parce que le temps ne permet pas de me raconter, parce qu'un psychiatre lui même s'impatiente et ne veut pas aller au bout des mots, celui de l'autre mais veut plutôt connaître les pensées des autres, ceux qui m'entourent. Il croit ainsi mieux me connaître par l'idée que je me fais des autres. Il me pense incapable d'être l'autre, de parler à la place de... belle erreur.
Identification, le mot maître en cette heure et rien n'ira mieux si ces mots là se déportent pour constituer un corps qui me ressemble mais n'est pas celui qui vit brut de ses organes. Je suis en colère !
--- _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci."
Dernière édition par ThY'D le Lun Oct, 2005 4:25 am, édité 2 fois |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Lun Juil, 2005 6:05 am Sujet du message: |
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Non. Je suis aveugle ! Tout est incohérent, sauf celui qui se trouve bien en corps et non en mots. Karen, ne m'en tiens pas rigueur. Ces travers sont une forme de compensation, un moyen de m'échapper. Pour l'heure ceci me sonde trop proche, alors je vais cesser de m'identifier à l'inconnu. Cet inconnu qui aimerait tant t'écouter, savoir d'où tu viens, d'où tu vas, quelles sont tes aspirations, ce que tu mènes comme projet. Evidemment, en moi tu t'en vas, doucement ; tu pars en prenant ton temps tout comme tu me dis bonjour, doucement. Je ne saurais dire lorsque tu seras dissipée, je saurai alors que tu existes. Cette Terre te porte, tout comme l'amour m'emporte. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mar Juil, 2005 5:33 am Sujet du message: |
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Le rendu compte est lié à la conscience de l'univers. Les choses changent et la psychiatrie évolue, cherche à redéfinir sa place dans une réalité qui tend à se retrouver. Plusieurs points de vue, la nécessaire complémentarité des différentes disciplines. L'avenir de la psychiatrie se trouve-t-il dans sa "socialisation" ? Cette psychiatrie-sociale doit être liée directement à l'institution sociale ? La prise en considération des changements qui s'opèrent amèneront-ils à réduire la médication ? L'objectif est bien de glisser vers un contrôle plus adapté à la personne... mais lorsqu'il est question d'économie, soit de laisser un individu "dangereux" sortir de l'hôpital faute de place en sachant très bien qu'il reviendra au moindre travers, les mentalités évoluent elles véritablement ?
Je me dis que l'effort de comprendre doit être global et venir de tous. Je ne suis pas satisfait de mes pistes, ce sont des bribes comme ça, sous l'impulsion. Je reviendrai donner plus de détails informatifs. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Jeu Sep, 2005 5:12 am Sujet du message: |
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Pensez-vous que je devrais perdre ma dignité ? Si seulement j'en possède une ? _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Jeu Sep, 2005 5:14 am Sujet du message: |
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Parce que j'hésite... à me mettre à nu.
Ici, comme là. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Jeu Sep, 2005 8:27 am Sujet du message: |
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Je viens de réaliser une chose. Il me semble en mon fort intérieur "lutter" depuis le début, avant même la première signature du contrat "contre la suspension" possible. Car quoi de plus déshumanisant que d'être lynché en dernier ressort légalement par "la société" après sa passivité zélée de surdité contre la jeunesse ? Oui... c'est ça que j'ai en tête et qui prend de l'espace en moi. Dés le premier entretien face à Karen, j'ai "le possible pire" en tête, chaque jour j'y pense. C'est ce pourquoi je refuse un suivi car cette dites suspension n'est qu'une méconnaissance d'un certain vécu. En plus, je ne supporte pas y impliquer "des gens biens", comme Karen par exemple. La faire participer à ce massacre collectif, je trouve cela malsain et puis que doit elle penser au final : "une petite punition ne fait pas de mal", évidemment le but n'est pas de "tuer" mais de "nécessité". Alors sans doute suis je dans cette réponse, cela me vient : "provoquer la suspension"... peut être ne pas signer le prochain contrat d'insertion. Peut être qu'on voudra m'entendre autrement que par le mépris ou bien la psychiatrie. Ou bien peut être que la surdité persistera, puisqu'au fond, un de plus ou de moins... nous n'en sommes pas à un près. Je me dis qu'il faut plutôt employer une réponse collective, que l'individualisme est un piège, celui de donner l'impression qu'il s'agissait de "problèmes personnels" plus que "sociétaires". Evidemment c'est imbriqué. Mais je ne supporte pas de mêler des gens proximes aux décisions d'une CLI qui, après tout, ne connaît pas les têtes qui sont dites "suspendues", à défaut d'être tranchées. Mais, cela vient en moi, je crois "résister" contre cette forme d'exclusion finale. Et le moyen de lutter que je déploie, c'est de la vivre... je culpabilise de la vivre dans ma chambre, mais ce n'est pas une vie, je le conçois. J'ai une larme qui monte parce que j'entends le fameux "vous vous rendez compte ?" de Karen, à ce 3 ème entretien, où je lui exprimais un peu, j'essayais de lui donner à comprendre que durant de nombreuses années, j'étais seul, et que je vivais depuis ces dernières années reclus. Je n'avais pas tout dit, mais sans doute avait elle saisit l'essentiel. Ca fait mal de s'en rendre compte... surtout que tout ne dépend pas uniquement de soi. Surtout en connaissance des paradoxes qui ne me donnent plus le goût d'être parmi les vivants. Oui, je m'en rends compte... tous les jours. Et je t'aime chaque seconde. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Lun Sep, 2005 1:21 pm Sujet du message: |
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Pour le moment ce n'est pas simple. Situation délicate, je me mets en porte-à-faux avec ce contrat d'insertion car je ne sors plus du tout. Je ne suis pas profiteur de cette situation, mais j'en doute. Comment retrouver aujourd'hui une objectivité sur ce que je pense, ressens, conçois. Qui suis-je véritablement ? Je me suis étalonné quelques réponses possibles. Et en ce moment on me met la pression pour que je me fasse suivre par un cmp et me passer du "RMI" au "AAH" pour handicap mental, probablement. Chose relativement absurde si je tiens compte du handicap que la société s'impose elle même en formulant moins de places que d'êtres. Il est vrai que mes pensées s'accrochent trop à tout ce qui ne m'atteint plus dans l'espace.
Depuis que j'ai déclaré ma flamme à Karen, en décembre 2004, je ne suis plus suivi par elle. Je me suis complètement enfermé depuis, car ce n'est pas évident de ressentir ces émotions. Cela se passait très bien entre nous, mit à part que je sortais uniquement pour la voir, trop rarement pour faire le point. Un point mécanique, chronométré, et le plus distant possible. Pour ne pas "faire mal". Je ne tombe pas en tendresse facilement pour quelqu'un, surtout depuis toutes ces années. Peu importe. Simplement beaucoup de mal à accepter le fait de ne plus jamais lui parler, et c'est pourtant cela dont il s'agit, le fait même de lui faire peur enlève une part de mon humanité. Je sais que c'est pour la protéger, ainsi que moi même, mais le vivre ainsi n'est pas un souhait. Je précise que je ne suis pas amoureux de sa fonction, que c'est "elle", personnellement, qui m'intéresse. Enfin, elle que je dois laisser quelque part en moi.
Pour en revenir, je suis allé - accompagné par la responsable de circonscription - voir le médecin-psychiatre au cmp pour le rencontrer une première fois. C'était au mois de juin 2005. En décembre 2004, Karen me proposait de le faire, et je me demande finalement si je n'aurais pas du accepter puisque nous nous entendions très bien tout deux, beaucoup de choses passaient en dehors des mots. D'ailleurs, de visu avec quelqu'un, aujourd'hui, je ne ressens plus vraiment le besoin de parler. Ce qui effectivement donne à penser certaines choses de moi, alors que dans mon esprit "ça tourne". Mais malgré tout, j'ai découvert il y a peu "l'aphasie partielle" et ça explique beaucoup de choses. Karen me pensait "avoir peur d'elle", et puis j'ai constaté ensuite qu'il s'agissait d'une projection qu'elle faisait sur moi, de sa propre peur de moi même. Enfin, une grande part de moi lui échappe, et dirais je, ainsi que toute mon écriture et autres lignes, lui paraîtraient très folkloriques. Elle me croit "victime" des représentations, "victime" d'une société télévisuelle qui fascise l'esprit des gagnants au dépend "des autres". Alors que pour ma part, "les autres" ne sont qu'une croyance, c'est "l'autre" à découvrir. Enfin, même cette part m'est distante, étrangère.
Donc, aujourd'hui j'en suis là, replié et pensant, obsessionnel et dépendant. A me battre avec tout autre contre moi même (?) C'est d'autant plus dur depuis que j'essaie de remonter la pente. En l'instant, alors que mon quotidien, même s'il est brisé, me porte un peu plus dans la vie - je ne me laisse plus aller mourir - il y a cette pression pour me faire entrer dans le rang du handicap. Peut être handicap mental, social, peu importe le terme après tout. Anal, bucal ou verbosital. Ca ne m'étonnerait même nullement d'y trouver "schizophrénie" tant les certitudes me transpercent. Je sais très bien ce qu'on ne veut pas me dire. Je l'ai presque entendu dans le dernier regard de Karen. Je pense surtout être une personnalité évitante.
J'évite l'autre pour le trouver nulle part sur internet.
Je déplore le fait que Karen ne me connaisse pas mieux, certain que nous nous apprécierions beaucoup. Je sais qu'elle s'intéresse à beaucoup de choses, que c'est une personne énergique, fonceuse, très combative en elle et assez frontale, ce métier doit lui poser ce cadre de devoir se tempérer. J'ai lu plein de vie en elle, et aucune femme encore ne m'a parlé comme elle. Je ressentais d'elle une certaine mansuétude et beaucoup d'humour. Une efficacité professionnelle aussi. Je ne me faisais pas d'illusion, je savais "qu'elle bossait", donc que ces paroles jusqu'à son bonjour n'étaient que du... social.
Donc, je savais, le côté "pro/ perso". De mon côté je ne ressens pas de vie "pro / perso", je me sens être une vie qui peut s'éprendre pour une autre vie, si celle ci me touche. Evidemment, je comprends et je respecte son éthique. Je possède la mienne également. Mes "limites" ne sont pas forcément les mêmes, mais je pense être respectueux du tout autre, et congruent.
Je ressens cette "perte de l'être aimé", en moi... _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mar Sep, 2005 9:52 pm Sujet du message: |
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On se rassemble pour vivre en commun des moments étrangers.
On se parle pour éviter de se connaître.
On répond pour ne pas avoir gain de l'autre.
On conseille pour se croire dans une vérité.
On se sert la main pour ne pas rester.
On dit qu'il faut sortir mais on fuit l'autre lorsqu'on le voit dehors.
On avoue aimer le tartare mais c'est pour mieux oublier d'aimer.
On se croit dans sa réalité pour occulter le monde réel.
On gagne l'autre pour ne pas avoir à lui répondre.
On dit vrai pour ne pas avoir à questionner.
On ne reste pas pour ne pas avoir à se comprendre.
On s'échappe de la rue pour ne pas avoir à vivre un moment grand.
Ne surtout pas aimer,
Se barricader d'ennui, de routine,
Une société qui ne se laisse pas aimer, qui s'enfuit dès que l'amour parle, qui prend l'autre comme fou lorsqu'il n'aime pas raisonnablement. Je ne trouve plus rien en l'autre que ce pourquoi l'amour tue.
Sinon devoir se taire, mon silence serait encore devant elle. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Jeu Sep, 2005 3:10 pm Sujet du message: |
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La société se veut devenir réelle,
mais elle ne sera jamais qu'une pièce virtuelle du puzzle des civilisations aux yeux de l'Être. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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B-Lolo

Inscrit le: 24 Avr 2005 Messages: 2707 Localisation: Ben Reims !
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Jeu Sep, 2005 6:22 pm Sujet du message: |
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C'est de la religion adhésive...
Il y a toujours ce entre autres que l'être humain n'a jamais résolu. Tant à considérer qu'il n'est pas pensable et meurtrier de vivre une vie sexuelle sans limites, mais cependant, outre l'invention de l'amour pour se maintenir dans une forme de groupes, pour constituer un ensemble homogène, nous maintenons toujours l'inconnu et l'assimilons globalement à l'étranger. Je pense, d'une certaine façon, que nous n'avons jamais pu rejoindre une certaine union de ce pour naître et vivre. Non pas un pré-conditionnement qui tracerait, comme la société tend à le faire, un parcours dit individuel, pourtant maintenu dans des possibles devenus schématiques, cubes de dés, donc prédestinés. C'est normal, c'est l'intelligence, la science. Mais se formule indiciblement, et ce justement, une prise de la science elle même contaminée par les courants sociaux et doit se plier à quelques mentalités particulièrement possédantes. Actuellement, non seulement pour cela, il y a un choc violent entre les forces. On souhaite, d'une certaine façon, revenir à baiser sans aimer mais sans le corps. L'Autre le plus distant possible pourvu qu'il soit visible. On en revient à d'autres tabous encore plus enfouis sous les tabous primaires. Des tabous qui sont plus de l'ordre du coeur lui même. La machine prend le pas, à vitesse vertigineuse, dans des actes mécaniques.
Finalement ce n'est pas la machine qui tuera l'être, c'est l'être qui meurt avec l'outil qu'il utilise. Le problème principal, c'est le fait de ne pas savoir prendre le temps pour une humanité. Toujours plus de frics, toujours plus de productions, alors que l'étau se rétrécie de plus en plus en haut, et provoquera prochainement un raz de marée provenant du lointain. Du DEDANT !!! Toujours, c'est ce qui revient à chaque fois, le coeur.
"Aimez vous les uns les autres" n'a jamais encore été compris. Parce que ce n'est pas notre corps, parce que prenez une quinzaine de sujets, observez-les, et constatez. Parce qu'on se dit que c'est l'être qui doit s'adapter en tant qu'objet à l'outil devenu sujet de ce pourquoi la société est, dont nous - êtres humains - sommes devenus des ongles. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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B-Lolo

Inscrit le: 24 Avr 2005 Messages: 2707 Localisation: Ben Reims !
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Dim Sep, 2005 10:10 pm Sujet du message: |
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Mes larmes invisibles pointent jusque dans le grand rouge.
En ce moment, je réfléchis, et me laisse ici à écrire un peu. Pour le peu à dire. Il faut trouver une autre voie, ne plus souffrir de cette empreinte végétale, cette femme florale qui m'a oublié dans son aurore. Trouver la sublimation, dans le prolongement, en chaque temps.
Croyez le bien, relativiser, faire abstraction, positiver, continuer ; autant ce sont des mots. Pourtant c'est un affrontement avec des bribes d'autres qui me démontrèrent un reflet déroutant de ma personne. Je ne peux plus revenir sinon me mouvoir par mes propres actes, prolonger le fil de mes pensées, soit m'abandonner dans quelques gestes abstraits, et ne plus penser qu'à cela. Ne pas être "pro" d'un côté, "perso" de l'autre. Il m'est fort inaccessible d'entrer dans un possible qui présente comme porte de sortie l'incapacité d'une société à entendre l'avenir ; mais l'invente dans un présent commun pour figer les âmes et les dévorer plus efficacement.
Je réfléchis trop, passage en boucle toujours de quelques jugements particulièrement sans intérêts aucun ni pour la bouche qui me tue, ni pour ma propre personne. En fait, je me défends incessamment contre la connerie collective et la mienne propre. Je me réponds pour ne pas suivre un cheminement fini dans un contrôle quantitatif. Et je lutte contre cette volonté étrangère de me soigner.
Au mieux, je devrais tenter d'agir comme si cela n'existait pas, comme si rien de tout cela n'était arrivé. Articuler donc mes journées sans ressasser mes erreurs, et aussi les erreurs de l'autre. Ces fautes collectives qui porte bien ce nom humain. Les "bons mots" de quelques personnes, la réponse typique de vouloir aider mais je crois que le dialogue véritable n'existe pas. Si ce n'est, dans l'étude de la manifestation de mes pensées, soit dans la rééducation comportementaliste, et la reconstitution de mes schémas mentaux à partir de corpus qui dépendent des systèmes de croyances. Je crois que tout ceci est une farce et qu'un CMP n'est que du traitement de masse, de l'éducation du bétail. Evidemment que cela peut soulager, mais je me pose à savoir qui cela peut-il bien délivrer. Ca conforte surtout certaines bonnes consciences, et puis il faut économiser et rentabiliser, compenser donc la perte par l'accroissement de la pharmaceutique.
Néanmoins, je considère les gens qui outrepassent ces pensées, qui sont animés par certaines convictions, si tout simplement la lassitude, la contrariété interne, la frustration et le dépit ne l'ont pas emporté. Même dans ce cas, mon prochain me présentera bien sa part de bonhommie.
A voir, donc... à tester, puisque j'y suis obligé. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Sam Oct, 2005 4:39 pm Sujet du message: |
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Bonjour,
Voilà, c'est lundi mon second RDV au CMP.
Ce psychiatre est le premier. Nous nous verrons pour la seconde fois. La première fut pour moi difficile à vivre, accompagné par la responsable de circonscription qui a cité mon débordement pour la personne qui suivait mon dossier. Ce débordement se trouvait dans mes mots pour Karen, écrits, là où mon coeur se délivre du lit. Il fallait bien qu'ils me recadrent d'une impuissance, c'est plus fort que tout.
Mais ce lundi, seul, la sortie me fait peur.
Lire quelques mots de coeur me fait du bien. Mes craintes sont grandes de susciter la noirceur de l'autre pour ne retenir que la couleur des fautes. Mes craintes se trouvent toujours un chemin pour que l'autre agisse sans nuances envers moi. Sans patience. Les échéances me rongent l'âme et crient les ongles impurs. Là, où on me dira obligé de soins, ça m'indique bien l'échec du Tout Autre, ça me donne la compréhension d'un monde gris et risible qui déchire la texture de nos êtres avant même de l'essayer.
Me déplacer demandera de sortir et c'est pour moi revenir, me confronter à la bêtise collective de conformer l'être plutôt que de comprendre les rouages d'une société atteinte et destructrice en aval du trop plein des amonts.
J'irai... _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Dim Oct, 2005 8:37 am Sujet du message: |
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Ah ce n'est pas ce lundi, c'est le prochain. Les distances se réduisent. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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