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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 744
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Posté le: Sam Avr, 2008 8:38 am Sujet du message: La conscience de soi et soi |
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La conscience est un mystère et « soi » est un mystère.
La conscience se confond pour nous avec ses objets. Comme nous l'avons indiqué : un son ne se distingue pas de son audition, un arbre de la vue de l'arbre. Une douleur EST la sensation de la douleur.
Le mot "soi" quand il est question de CONSCIENCE DE SOI fait référence à quelqu'un que nous sommes censés bien connaître : nous mêmes. Mais ce n'est pas parce que notre existence nous paraît évidente et que nous sommes conscients de pensées, sensations, impressions qui nous traversent que nous pouvons dire qui est ce "soi".
D'autant que parfois, nous sommes en conflit avec nous-mêmes. Nous répudions ce que nous avons dit, fait ou pensé.
On aura sans doute noté que la conscience embrasse un nombre plus ou moins important d'objets ou que ces objets occupent une place plus ou moins importante dans la conscience.Il suffit d'être détendu, débarrassé de toute préoccupation, de s'oublier pour que la conscience s'élargisse, embrasse un immense espace où chaque chose est cependant perçue. Il suffit d'être taraudé par un souci pour que ce souci occupe presque tout l'espace de notre conscience.
Ce qu'il faut retenir, c'est que dans le premier cas, soi (ou le sujet) s'allège, s'estompe; alors que dans le second cas, il s'épaissit.
Mais nous ne savons pas répondre à la question : qu'est-ce que la conscience ?
Pas plus qu'à la question : de quoi est-on conscient dans la CONSCIENCE DE SOI ?
La conscience immédiate, avons-nous indiqué, est non-duelle. Ce qui signifie que soi est absent. Entre un son et sa perception, il n'y a pas de place pour vous.
En fait, la conscience, est toujours non-duelle, impersonnelle, on pourrait presque ajouter (cela s'éclaircira) inconsciente.
Dans Karika ( « Comme un cercle de feu » trad. Et commenté par Pierre FEUGA .- Ed. L'Originel) GAUDAPADA déclare :
« Assurément, dans l'état de rêve, le mental, qui est en réalité non duel, revêt l'éclatante apparence de la dualité. Assurément, dans l'état de veille, le mental, qui est en réalité non duel, revêt l'éclatante apparence de la dualité «
Dans le rêve, il y a bien un personnage (nous) aux prises avec un univers, une situation donnés. Dualité. Personnage, et situation sont tous deux issus du même mental, celui du rêveur. Le mental du rêveur produit le rêve avec tous ses éléments. Non-dualité.
Il est évident que le personnage et la situation sont de pures créations, des images fictives. Magnifique exemple d'un sens mis en scène.
Si, percevant le monde, nous lui donnons un sens, si nous l'interprétons, alors il faut admettre que cette image du monde est une pensée du monde. Or, la pensée se constitue à partir du logos, c'est à dire à partir de symboles reliés entre eux logiquement. Le symbole, donc la pensée sont des abstractions. Le sens est un produit de l'imagination.
" Il n'est pas possible de faire l'expérience directe de quoi que ce soit si on court-circuite l'idée de la chose......Il n'y a rien en dehors de la connaissance que vous avez déjà du monde et vous faites l'expérience de cette connaissance elle-même, et pas de l'objet "
(Uppaluri Gopala KRISHNAMURTI .- " Le dos au mur" Ed. Les Deux Océans)
La conscience ou connaissance directe est dépourvue d'expérimentateur ("faire l'expérience")
La perception du monde qui est le résultat d'une élaboration du mental nous inclut pareillement que dans le rêve. Tout ce qui est image familière d'un décor est aussi image familière de nous-mêmes en rapport avec ce décor. La pensée du monde, d'un lieu, d'un objet, ne saurait être pensée de ce seul monde, lieu ou objet, nous y sommes associés.
Penser ou percevoir le monde, c'est se penser dans le monde, comme se penser, ou se percevoir, c'est se penser ou se percevoir dans le monde.
Il y a bien conscience d'une dualité. (Imaginez, par exemple, votre salon. Tout renvoie à vous et, vous êtes présent, subtilement, dans cette pièce que vous imaginez)
" L'action de percevoir est en elle-même pure, c'est à dire impersonnelle et directe. L'interprétation qui s'ensuit introduit le sujet et l'objet, et il en résulte un concept qui est obligatoirement indirect." (WEI WU WEI .- La voie négative .- ed. La différence)
Ainsi, la conscience de soi dépend de la nature de nos pensées, évolue avec elles. Des pensées inquiétantes nous rendent inquiets, des pensées de réussite même imaginaire, nous rendent joyeux. etc
A contrario, un monde large, allégé, suscite une conscience de soi allégée.
La CONSCIENCE DE SOI est le produit des pensées qui nous traversent.
Même lorsque nous regardons devant nous librement, notre regard se porte sur la portion d'espace qui se trouve devant nous. Le regard n'est pas aussi libre que nous pourrions le croire. Il obéit à un centre. Nous sommes donc conscients de nous-mêmes et de cette portion d'espace sélectionné et identifié comme deux choses séparées. (dualité).
Pourtant, ce qui se trouve autour de cette portion n'est pas effacé. Il y a vision, mais ce n'est pas regardé. Lorsque nous écoutons attentivement une personne, d'autres sons nous parviennent sans que nous les remarquions. C'est perçu mais pas écouté. Dirions-nous que ce qui est ainsi vu ou perçu mais pas enregistré est conscient ou inconscient ? ( Voir aussi les images, dites, subliminales, ou plus simplement : un bruit répété ne nous dérange pas tant que nous n'en prenons pas conscience.)
Ce qui est ainsi vu ou entendu l'est sans que la pensée intervienne. C'est pourquoi il n'y a pas de sujet pour cet objet. Conscience impersonnelle. Lorsqu'il y a dualité, en revanche, c'est une pensée de la chose vue ou entendue qui intervient et qui suscite un penseur : la conscience de soi.
La majeure partie de notre conscience est, pour ainsi dire, non consciente. Nous sommes plongés dans le monde. Il nous traverse, nous échangeons sans cesse avec lui, mais nous ne décodons qu'une toute petite partie de ces événements en leur donnant un sens.
Le rapport sujet-objet fait beaucoup de tapage. Ce que nous appelons "conscience" est la conscience d'une pensée, d'un sens, d'un savoir. Au fond, ce avec quoi nous aurons été vraiment en contact, c'est ce qui n'aura pas été notre centre d'intérêt.
" dans le sommeil sans rêve, il n'y a ni monde, ni ego, ni souffrance; mais le Soi subsiste. A l'état de veille, tout cela existe; pourtant le Soi est présent aussi. Il suffit par conséquent de se débarrasser des phénomènes transitoires afin de réaliser la béatitude toujours présente du Soi. Votre nature est félicité. Découvrez ce sur quoi tout le reste se superpose "
( L'enseignement de Ramana MAHARSHI .- Ed. Albin Michel)
" et le reflet de cette lumière frappe le nerf optique, qui va à son tour, stimuler les cellules de la mémoire. Leur stimulation amène sur scène toute la connaissance que vous avez déjà de cet objet. C'est l'activation de ce processus qui a créé le sujet. "
(Uppaluri Gopala KRISHNAMURTI .- " Le dos au mur" Ed. Les Deux Océans)
Conscience non-duelle, c'est à dire non connue ou non-consciente, de ce qui n'est pas décodé.
Mais conscience non-duelle également du sens incluant un objet et un sujet séparés qui créent l'illusion de la dualité. Car de la même manière que l'émission sonore n'est pas séparée de la conscience du son, l'idée de soi n'est pas séparée de la conscience de cette idée.
Finalement, la pensée parle de soi de multiple façons (disant des choses sur soi, assignant un but etc) La CONSCIENCE DE SOI est la conscience non-duelle de ce postulat de la pensée. Si la pensée dit : tu es médiocre, (ce mot étant relié à des affects douloureux dus à la réprobation) la conscience de soi est la conscience non-duelle de sa médiocrité. Si elle dit qu'il y a de quoi s'inquiéter, l'inquiétude est ma conscience. Si elle fait miroiter une réussite, le contentement est ma conscience.
Mais une idée, une opinion, ce n'est qu'une idée, elle dépend d'autres idées ou opinions. Ce n'est qu'une assertion. Le ressenti, par contre, est bien réel. Les émotions, en tant que telles, sont réelles.
Dans le rêve aussi, le rêveur éprouve des émotions, des sentiments qu'il attribue au personnage qui le représente.
Plus il y a de pensées, latentes ou pas, plus la conscience de soi est importante.
En conclusion, peu importe ce qui nous vient à l'esprit, peu importe notre conscience du monde, peu importent nos pensées, nos idées, si elles suscitent un "soi", induisent son existence, alors ce soi est une création du mental, un postulat, une idée. En tant que tel, il n'est ni réel, ni vivant, ni de même nature que notre être; il est fictif
Et la CONSCIENCE DE SOI est la conscience d'une idée, d'un postulat, d'une fiction qui déclenche un plaisir ou un déplaisir, un bonheur ou un chagrin réels.
"Il n'y a rien de faux dans tout ce que vous ressentez. Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises émotions; il n'y a rien de faux avec la colère ou la jalousie ou l'envie. Même si vous ressentez de la colère, elle vient de votre intégrité.... Nos émotions sont réelles ; la voix de la connaissance (la pensée ndr) qui nous fait souffrir ne l'est pas. Notre souffrance est vraie, mais la raison pour laquelle nous souffrons peut n'être pas vraie du tout "
(Don Miguel RUIZ .- "La voix de la connaissance " .- Ed. Trédaniel)
Le petit enfant, en revanche, avant que ses pensée ne se forment - et parmi ses pensées, celle d'être un individu - est dénué de CONSCIENCE DE SOI. Sa relation au monde n'est pas médiatisée par une instance fictive _________________ L'autorité voudrait nous faire croire qu'il existe une façon de bien dire ou de bien faire objective, indépendante du sujet, indépendante d'elle-même, et qu'elle la connaît. |
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Lai
Inscrit le: 05 Jan 2006 Messages: 826
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Posté le: Sam Avr, 2008 4:01 pm Sujet du message: |
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voici deux phrases pris au hasard
| Citation: | | La conscience ou connaissance directe est dépourvue d'expérimentateur |
| Citation: | | Penser ou percevoir le monde, c'est se penser dans le monde, comme se penser, ou se percevoir, c'est se penser ou se percevoir dans le monde |
Voici donc bien , par exemple Orni le genre de sophisme dont je te parlais la fois passée
Il s'agit ici d'un pseudo savoir qui ne résiste pas à la logique !!
La conscience ou connaissance est dépourvue d'expérimentateur , en voilà bien une ineptie !!
Le problème dans tous tes textes sur ce thème Orni à mon sens est la confusion subtilement entretenue entre la conscience et la conscience de soi ,
Entre soi et le savoir de soi, ce niveau de confusion intervient partout ce qui permet le développement de ce genre de... sornettes Ben oui chuis pas gentil !
la conscience de soi qui est un acte, une présence au monde est "sans contenu" sinon cette intention au monde que nous pouvons percevoir à tout instant il est vide de contenu !
Chercher à l'identifier et voilà qu'il échappe et qu'il rentre alors dans le monde du "sens", monde construit s'il en est
Confondre la connaissance de la conscience et la conscience c'est faire une faute de logique grave qui entraine à peu près tout ce dont tu parles
L'idée du temps , celle de l'instant comme différent d'un moment à l'autre et par là concevoir le sujet comme morcelé , s'identifiant par hasard d'instant en instant est encore avoir une idée préconcue du temps
Le temps morcelé est une vue de l'esprit , le temps d'instant en instant n'existe pas , le sujet, c'est à dire soi comme intention au monde n'a pas à se définir par rapport à ce sens du temps qui n'est qu'une conception du temps
Envisager toute perception dans la voie réflexe de la perception est juste bien sûr mais elle permet la survie de l'individu , la nature a pourvu le corps
L'échaffaudage des perceptions en sens , la "neuro=linguistique" du message sensoriel fait intimement partie de nous , nous ne pouvons identifier la conscience d'avec le mécanisme corporel d'où elle émane , qu'elle accompagne et finalement incarne
De la à dire que la perception est dépourvu d'expérimentateur c'est dire qu'une partie peu produire une expérience de tout !
Or cette expérience ne fait sens que pour quelqu'un ! et ce quelqu'un organise et choisi l'expérience qui lui survient , ce quelqu'un est au-delà de son expérience,
NOus pouvons faire des expériences de pensées ou expérience intérieure qui ne passe pas par les sens ce qui indique une chose c'est que penseur il y a indépendamment des sens immédiat mais JAMAIS un penseur ne fut perçu comme méduse sur une vague, ni qu'un neurone à lui même pense
Le corps mort, il y a - a priori- pas de pensée, et je ne connais aucune pensée qui fut émise par une bouche en laboratoire, ou un pied coupé n'a jamais marqué un but dans un match de foot JAMAIS !
D'où vient donc cette idée de l'absence de l'expérimentateur???
Quand à la deuxième citation elle montre la confusion dont je te parle plus haut , penser ce n'est pas -nécessairement- se penser dans le monde
Je m'élève en faux contre cet avis Penser, c'est penser, SE penser ce n'est déjà plus penser le monde , se penser, c'est se penser, c'est à dire penser SE
Ce dernier penser est l'intention dont je te parle à elle même transparente d'où le problème de la connaissance de soi
Mais identifier la connaissance de soi avec soi est un non sens et en baser une philosophie l'est d'autant plus
Sorry Orni mais je ne marche pas
Je ne jette pas tout bien sûr , je préfèrerais intimement beaucoup que tu nous parles du monde découvert au delà des mots, de la joie éventuelle ou de la conquête d'un plus sur soi, que de son mécanisme , perso je suis beaucoup plus intéressé à la fin de la quete qu'à la représentation de son "mécanisme"
Et je persiste donc à t' appeler Orni |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 744
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Posté le: Dim Avr, 2008 2:07 pm Sujet du message: Conscience de soi |
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Intention ? In (en, dans) tension oui.
Nous avons tellement été entraînés à nous autohypnotiser, qu'il nous est impossible de renoncer à la croyance en l'existence d'un auteur.
Le mythe des origines a la vie dure (Au commencement Dieu créa etc et Dieu a fait l'homme a son image).
Origine..? C'est toi, récemment, qui parlait de karma.
Comment comprends-tu cette histoire de karma (réincarnation mise à part) ?
Deux paradigmes, certainement :
- un commencement, une origine et une fin.
- un recommencement, un éternel retour. _________________ L'autorité voudrait nous faire croire qu'il existe une façon de bien dire ou de bien faire objective, indépendante du sujet, indépendante d'elle-même, et qu'elle la connaît. |
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Lai
Inscrit le: 05 Jan 2006 Messages: 826
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Posté le: Lun Avr, 2008 8:14 pm Sujet du message: |
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J'ai beaucoup pensé à toi , enfin beaucoup , j'ai pensé à toi ce week-end en lisant et me délectant dans " La montée au Carmel" de Saint Jean de la Croix
Voilà bien un livre d'une pénétration d'esprit à mon sens remarquable
Ce qui est intéressant dans notre propos c'est cette pensée mystique de la déconstruction de soi
J'ai donc repensé à mon petit Orni !!
En un mot se défaire de soi et de la pensée de soi et des impressions en soi pour voir le tout autre prendre notre place Dieu himself
Dieu a horreur du vide dit-il dès que nous faisons le vide en nous, Dieu vient occuper cette place
Les trois puissances de l'ame, l'entendement, la mémoire et la volonté sont à être "purifié" de tout attachement de ce qui est soi
En particulier en parlant de la mémoire il dit ceci Notre mémoire des objets, des sensations doit être "vidée" car alors seulement nous nous ouvrons au "réel" qui est Dieu celui qui est au delà du connu
Voilà excitant comme lecture pour moi Fin du sujet?!!
Je pense que le "projet" mystique de fusion avec Dieu à mon sens évertue le moi dans sa plus pure présence danc ce donné que nous avons de naissance , cette vitre transparente au rayons divins que nous gravons très vite ensuite de notre histoire, nos expériences, nos sensations, nos pensées , notre notre quoi
Je pense qu'il n'y aurait pas témoignage de fusion s'il y avait dissolution
Le soleil passe à travers la vitre Soi , Soi n'est pas le rayon ni le rayon la vitre
J'en suis encore tout "chose"
Maintenant pour répondre à ta question du karma
Je crois que le karma représente justement l'expérience de l'ame au monde inscrite en soi
Le karma est un concept cumulatif de création de son monde à partir de l'expérience de nos actions sur le monde
Beaucoup croient en la réincarnation pour parfaire le karma de l'ame et l'évertuer en sa vocation de brahma
Perso c'est une mythologie qui n'est pas la mienne
Nos actions nous jugent disait Sartre , et l'existentialisme va vers cette notion de responsabilité de notre etre au monde Ce que nous faisons dans le monde n'est pas rien , nous en sommes responsables!! Nous sommes responsables de nos vies et partant pouvons en changer
Je préfère ceci dit la notion de la grâce chrétienne qui tout en se reposant sur la notion de responsabilité individuelle introduit la gratuité du tout Autre à travers cet invention la plus fabuleuse qui soi à mon sens sur cette terre à savoir le pardon Pardon des offenses, des "mauvaises actions" du mauvais karma sans avoir à refaire un tour de vie
Mais bon ici on entre dans la mythologie supporté dans la foi
Mon intérêt est de voir que les différentes philosophies et religions vont vers ce détachement de soi comme chemin spirituel de premier choix pour trouver en soi son essence , son être là dans toute sa force, toute sa splendeur , son humilité d'être simplement là  |
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Lai
Inscrit le: 05 Jan 2006 Messages: 826
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Posté le: Lun Avr, 2008 8:17 pm Sujet du message: |
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Il est certain que dans la perspective de l'attachement à soi dans l'entendement que toute philosophie n'est qu'un bout de suffisance devant son agir au monde
La philo est de la boue devant l'esprit qui triomphe en force dans le geste au monde, son karma
Une lanterne de faible puissance devant les évidences que sont aimer, partager, construire et désirer le souverain BIen , voire souffrir pour se dissoudre dans ce que l'on est , intimement Soi |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 744
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Posté le: Mar Avr, 2008 8:45 am Sujet du message: La conscience de soi et soi |
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Un mot sur le karma avant d'aller plus loin , en laissant de côté toute croyance irrationnelle.
(Je ne suis ni rationnel ni irrationnel )
côté boudhiste : " C'est la volition, ô Bikkhus que j'appelle karma. Ayant voulu, on agit au moyen du corps, de la parole et de l'organe mental "
" Si vous voulez connaître le passé - la cause, observez votre présent - l'effet. Si vous voulez connaître l'avenir - l'effet, observez votre présent - la cause " (Attribués au Bouddha)
Commentaire : Maintenant est la réalité. Puis, loi de cause à effet. Ca, c'est le principe de fonctionnement.
Côté advaita : " Pour qu'il y ait karma, il faut qu'il y ait un karta (AUTEUR). Cherchez qui est le karta "
" " Le karma qu'elles (les Ecritures) désapprouvent est celui qui est accompli avec le sentiment d'être l'auteur de l'action. Ne rejetez pas le karma. Du reste, vous n'y parviendrez pas. Rejetez plutôt le sentiment d'être L'AUTEUR de vos actions "
" Cherchez à qui est le karma. Vous trouverez que vous n'êtes pas celui qui agit. Alors vous serez libre... Le karma qui se déroule sans effort, c'est à dire sans être volontaire, ne lie pas" (Maharshi) _________________ L'autorité voudrait nous faire croire qu'il existe une façon de bien dire ou de bien faire objective, indépendante du sujet, indépendante d'elle-même, et qu'elle la connaît. |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 744
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Posté le: Mar Avr, 2008 11:14 am Sujet du message: La conscience de soi et soi |
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Pour finir cette histoire de karma, une des plus belles sal...ies qu'on nous ait faite c'est précisément de nous avoir persuadé que ce que nous faisons, là, maintenant, à chaque instant, ne compte pas, n'est pas valable, n'a pas de valeur, est sans importance, est sans effet...etc parce que nous n'avons pas le savoir et les qualités necessaires.
C'est de nous avoir persuadé qu'il nous fallait chercher, ailleurs, chez les autres, les véritables raisons d'agir, c'est de nous avoir habitué à toujours remettre à demain, à compter sur le futur.
Bref : que notre présent est sans valeur. Il n'y a pas d'autre valeur que notre présent.
Je n'ai pas lu Jean de La Croix. C'est certainement très interessant. Voilà un bonhomme qui, d'après ce que j'en sais, est allé très loin dans sa démarche.
Bon, de mon point de vue mécréant, je me demande pourquoi appeler Dieu, l'Inconnu, (sauf à ôter toute référence culturelle à ce mot) pourquoi parler de fusion mystique avec Dieu. Enfin, tu sais, moi je tiens énormément à la vérité ou l'intégrité absolue de la conscience. Ce qui signifie : aucun a priori, aucune direction ou aucun objectif, aucun compromis, aucune sécurité. .
J'exclus donc ce genre de notions dès qu'elles ont un sens .
" Notre mémoire des objets, des sensations doit être "vidée" car alors seulement nous nous ouvrons au "réel"
Ca, ça me parle.
" l'entendement, la mémoire et la volonté sont à être "purifié" de tout attachement de ce qui est soi"
ça aussi. Comme interrogation, pour renvoyer à ce qui n'a pas de mot.
Mais pas comme vérité bien sûr. _________________ L'autorité voudrait nous faire croire qu'il existe une façon de bien dire ou de bien faire objective, indépendante du sujet, indépendante d'elle-même, et qu'elle la connaît. |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 744
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Posté le: Mar Avr, 2008 11:50 am Sujet du message: La conscience de soi et soi |
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Je ne vise pas la fusion avec Dieu , la dissolution du moi dans le "tout" ni même la disparition de tout attachement stricto sensu.
Voilà des lignes que je trouve génialement fécondes :
" Dans l'histoire du temps, il n'y avait aucune confiance en ce que j'ai toujours su que j'étais. J'ai traversé la vie en croyant que j'avais tort, et que les autres devaient avoir raison. J'ai cherché les réponses, là, en dehors.
Ce que j'ai toujours connu, mais à quoi je ne faisais pas confiance était considéré comme un moi SEPARE, qui était contracté et qui était supposé être dans le corps. Dans la reconnaissance de la Vie même, il n'y a pas seulement confiance en cela, mais SEULEMENT CELA, ce que j'ai toujours connu. Alors que les croyances et suppositions étaient mises à nu, il sembla qu'une expansion se fit. Les limites intérieur/extérieur s'évanouissaient.
Il n'y avait JAMIS EU DE LIMITES. EN REALITE, IL N'Y AVAIT AUCUNE EXPANSION, car il n'y avait jamais vraiment eu contraction. Comment puis-je me contracter et me dilater quand je suis tout ce qui est "
(Unmani Liza HYDE) _________________ L'autorité voudrait nous faire croire qu'il existe une façon de bien dire ou de bien faire objective, indépendante du sujet, indépendante d'elle-même, et qu'elle la connaît. |
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Lai
Inscrit le: 05 Jan 2006 Messages: 826
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Posté le: Mar Avr, 2008 7:29 pm Sujet du message: |
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La vision moniste est évidemment tentante , le Tout est audelà de tout et par là invite à ne s'arrêter à rien
Bien sûr qu'il y a une forme de félicité à trouver le présent dans tout ce qui ne le représente pas, le pur présent
Nous pouvons accéder à tout instant à la présence du Tout sans effort certes exaltant et ... reposant
Néanmoins ma compassion va à nous qui ne savons pas et souffrons
Je ne dis pas que je souffre , je ne dis pas que je ne souffre pas Je ne dis pas que j'aspire à un meilleur je ne dis pas le contraire non plus
Mais perso ma foi me porte à croire dans l'évertuation de l'individualité dans le partage du tout et non sa fusion et disparition
Je ne veux pas dire par là que l'image de l'individualité et le malheur qui lui est attaché n'est pas justement une notion mayesque à dépasser
Mais je crois perso essentiellement en l'essence individuelle et cette croyance par là le crée hihi
Tout comme l'inverse je pense avec plus ou moins de félicité
Qui sait?!!
J'achoppe dans notre être au monde sur la notion de responsabilité, traduire l'oeuvre du tout essentiellement mais pour moi tout ne se vaut pas et nous pouvons certes recevoir l'illumination du présent instantanément sans effort
Mais ce sans effort n'est pas rien !! La culture de non responsabilité permet à l'inde d'être sous-developpé J'ai un ami à moi qui a fait une thèse de licence en sociologie dans les années soixante sur le lien entre l'hindouisme et le non-développement
Il faut donc de tout pour faire notre monde et dans ces arrières monde personne sauf le voyageur ne sait !! |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 744
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Posté le: Mer Avr, 2008 11:45 am Sujet du message: La conscience de soi et soi |
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Anyway, on peut peut-être s'entendre là-dessus, et "à la vie" :
cultiver le respect de soi-même en pratiquant la sincérité de l'esprit. _________________ L'autorité voudrait nous faire croire qu'il existe une façon de bien dire ou de bien faire objective, indépendante du sujet, indépendante d'elle-même, et qu'elle la connaît. |
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