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Ma peau aime.
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ThY'D



Inscrit le: 10 Mar 2005
Messages: 4335

MessagePosté le: Sam Avr, 2005 3:01 am    Sujet du message: Ma peau aime. Répondre en citant

D'émotions, quelques mots. Bah, je soumets que peu de choses, il me vient cette envie de vous partager ces quelques vers, rares chez moi.


Me taire d'amour,

Ma bulle luit des larmes et tombent,
des perles de vies et les âmes fondent,
Sur la surface cramée de bombes,
Sur la surface enflammée d'ombres.

Maculées de charme et blondes,
Les flammes oublient et les corps sondent,
Sous la surface gelée de tombes,
Sous la surface croisée des ombres.

Un monde ne sachant plus rire,
souffre pour un monde cru dans les voix,
Sous les pétales, se retrouvent seules,
Toutes les cigales, elles sèchent et voient.

L'immonde rêche et mes plumes doutent,
L'encre coule comme le mot soit,
Sous les chenilles, tisse la foi,
Sur la surface, elles prêchent et croient.

Ecrire, un mot ne sait plus dire,
C'est être bête et solitaire,
Sous mon amie qui meurt de pire,
Sous une femme, l'amour me terre.

ThY'D.
_________________
"Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci."


Dernière édition par ThY'D le Ven Avr, 2005 2:03 am, édité 1 fois
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BORIS 1974



Inscrit le: 05 Jan 2005
Messages: 262

MessagePosté le: Sam Avr, 2005 7:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Jolie plume, légère et puissante à la fois. Merci.
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ThY'D



Inscrit le: 10 Mar 2005
Messages: 4335

MessagePosté le: Dim Avr, 2005 3:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci à toi, Boris.
---

«Lettre interdite,

Une lettre froissée s'échappe sur le pavé.
Les souvenirs meurent et les mots débordent dans la pluie. Les ailes déployées, je me suis envolé aux souvenirs. Les gouttes tombent, elles prennent l'écrit.

Ca clappe sur mon silence un peu de toi. Une destination inconnue me renvoie à mon être. L'écriture elle même boit et danse dans ces larmes de vie. Les mots débordent dans la nuit. Mon coeur abonde pour toi tant d'amour et de pluie. L'être interdit.»
_________________
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Dernière édition par ThY'D le Dim Avr, 2005 4:31 pm, édité 1 fois
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ThY'D



Inscrit le: 10 Mar 2005
Messages: 4335

MessagePosté le: Dim Avr, 2005 4:15 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Entre plusieurs émotions. Là, du bout des doigts, l'excitation me ravive. Un jaune certainement empreint absorbe les mots. Ils fusillent le papier en lambeaux. Le clavier les compte par touche. Mais ce ne sont que chaque instant de puissance, une force surgit pour mourir dans la densité brumeuse qui me revient. Fou, aveugle, muet, sourd. Il est seulement ce corps, un corps pensant, un corps qui me permet, ce corps qui me trahit ou l'inverse. Le corps de mes pensées, ce corps là, trop lourd pour moi, de trop pour les autres. Il m'envahissait, me dominait. Ce décors ne me racontait plus, il tissait seulement des histoires autour de moi, et malgré moi. Il dirigeait les autres dans leur mépris à mon encontre. Leur ignorance puis la haine qui les alimentait, cette haine qui me nourrissait aussi. Contre moi la négation d'être. Le négatif de soi est un cliché. Une partie de moi, monstrueuse. Pas envie d'avoir mal, il est dévastateur. A tâtons sans m'enfoncer. «Je», ce qui tente de refaire surface, oui celui qui s'aime au fond, plein d'humour et de tendresse, il veut crier au monde. Il vient vers moi, parfois il croit me saisir à pleines mains, mais quelque chose, une bien mauvais chose, le cordon du temps, la corde m'enroule et l'étouffement, je tremble, ça m'étrangle.

Bleu. Cette peau de chagrin, cette souffrance lèche la couleur du ciel. Etonnant comme certaines couleurs du mal respirent la paix. Les autres, ils ne voient pas, ne remarquent rien. Cette vie m'a porté dans la transparence ; un fantôme devenu ciel. Les mots morts de vivre en plusieurs temps. Celui qui écrit en ce présent est un corps. Des flots de pensées qui ne cherchent rien, ne m'apportez rien, je me lance et ne sais rien. Bien sûr, connaître, croire reconnaître en moi et lorsque les phrases naissent, tant d'isotopies communes et lumineuses comptent. Nombre d'écrits dispersés dans le réel ; sortis de nos réalités aussi éloignées les unes des autres. Non des voix mais des gestes, ces mouvements qui meurent dans l'esprit lorsque la forme ne renvoie aucune onde. Nulle couleur n'abîme la nuit. Comme une nature, notre condition, celle de puiser dans la mort pour se donner à vivre. Comme des chances, de l'espoir, une rage de vaincre. La parole grava des ombres. Lire se demandait à être plus proche en nos démons. Ceci me vient sur l'instant. La colère noire s'effile bien plus encore dans le livre et se devient par ici nulle ombre de pierres, mais la pure nuit des enfers.
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Dernière édition par ThY'D le Lun Avr, 2005 8:49 pm, édité 1 fois
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ThY'D



Inscrit le: 10 Mar 2005
Messages: 4335

MessagePosté le: Lun Avr, 2005 6:47 pm    Sujet du message: Répondre en citant


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ThY'D



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Messages: 4335

MessagePosté le: Jeu Mai, 2005 11:38 pm    Sujet du message: Répondre en citant

D'outre vie, je t'aime.

****

Je sais,
Je suis mort,
Libéré du corps,
Mais au fond de toi, je suis, c'est comme ça,
C'est une voix vive en toi, "ne m'oublie pas"
Pour toujours, jusqu'à la fin,
C'est l'amour, pas le destin.

Le temps déplace les sentiments,
A la tournée des ouragans.

Parce que l'envie d'être avec toi,
Parce que la vie vaut plus que ça,
Ne t'arrête pas.

Parce que la nuit rêve avec moi,
Parce que le jour manquerait de toi,
Ne t'arrête pas.

Je ne suis plus de ce monde,
Et depuis, tu vagabondes,
Râcle les murs des quartiers,
Te noie de larmes d'une vie passée.

Crois-tu que ça me ressuscitera ?
Non, alors oublie-ça, oublie-toi en moi,
Comme avant, ensemble, rappelle-toi,
Appelle-moi et pleure, sans mourir comme ça.

Je sais,
Je suis mort,
Libéré du corps,
Mais au fond de toi, je suis, c'est comme ça,
C'est une voix vive en toi, "ne t'oublie pas"
Pour toujours, jusqu'à la fin,
C'est l'amour, pas le destin.

le temps dépasse les sentiments,
A la tournée des ouragans.

Reste-là, ne viens pas encore,
Je suis ce souffle en toi,
Qui soulage la peine du corps.

Reste-là, la vie c'est mieux,
Je suis ce souffle en toi,
Pas la peine de croire en Dieu...

Avec moi, tu verras,
nous vivrons le monde, de ce bout qui sera ton roi,
Cette planète ronde, celui qui la découvrira bientôt, ton roi,
Qui a besoin de toi, pour me connaître,
Pour naître.

D'outre vie, je t'aime.

*****

une version pas finie, à refaire mais bon, je partage ici.
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Dernière édition par ThY'D le Dim Mai, 2005 8:26 am, édité 2 fois
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B-Lolo



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MessagePosté le: Sam Mai, 2005 4:34 am    Sujet du message: Répondre en citant

Toujours aussi puissant ThY'D ! J'admire ta plume !
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Ce que les Anges ont de commun avec les Elfes, romans et textes en ligne.
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ThY'D



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MessagePosté le: Sam Mai, 2005 4:55 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Pas moi, j'écris trop peu.
J'aime ta plume bien plus affutée, tes textes sont forts, je suis ravi de parcourir tes lignes.

"La lune au clair,

La lune au clair, ronde décolle,
Comme chante l'air des écoles,
Les rongeurs sentent ; l'hulotte est folle,
Les odeurs fendent ; la chouette raffolle.

La brune à l'air, le mot bémol,
Comme ce chant clair des écoles,
Les herbes fraiches ; les antennes molles,
Les vertes pêchent ; les pleines casseroles.

La lune éclaire, Pierrot en Sol,
Comme chante l'air des écoles,
Les insectes chantent ; les notes racolent,
Les minettes dansent ; les quenottes collent.

La blonde à Terre, la porte isole,
Pas comme le chant dans les écoles,
Les mouvements sondent ; la chair idole,
Les corps en tremblent ; l'amour cajole.

ThY'D."
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ThY'D



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Messages: 4335

MessagePosté le: Mer Mai, 2005 3:02 am    Sujet du message: Répondre en citant

Nul sentiment éminement meilleur, je cesse cette expérience bidon, sous cette forme.


Quelques notes et d'autres larmes.
Ecriture instantanée juste au fil de mes idées sur le forum, à poursuivre...

Je craque la flamme de mes désirs, et brûle l'ajout de mon plaisir.

Quelques notes délivrées, du bout de mes larmes asséchées.
Cette nuit, rien à défaire, ni personne à qui déplaire. Trouver à s'accorder, avoir besoin de l'autre. Un lecteur au bout, comme un lancé de dés. Au fond se trouve un bel instrument à partager, lorsque l'histoire est belle et pleine. Mais rien à raconter. Par ces mots, rien à écrire de bien joli. On verra, lorsque je reviendrai ci et là pour chanter avec ma vie ou bien mes songes, pour voler au bout de chaque mensonge. La surdité de mon esprit est devenue assez profonde. Chaque pas ajouté me donne un mal qui vous passe et qui persiste comme des pieds nus sur le gravier brûlant. Petits cailloux, mais suffisament là pour bien trouer la plante jusqu'au cerveau. Ca lance des cris dans mon esprit, des "ouilles", des "aïïïïe", des "ça fait mal" ! Voilà, le fond de mes pensées. Une souffrance à ravager.

Je craque la flamme de mes désirs, et brûle l'ajout de mon plaisir.
Et chaque goutte nue que ta peau aime naître au monde, lue de mes délires, lance les doutes crus d'un avenir. La moindre loupe de tes soupirs, ces naissances d'eau suave mènent la barre de mon navire ; jusqu'aux ports épidermiques de ton corps, et tes souvenirs de femme devenus mes larmes idylliques. Ces mondes injouables, point céans ne se racontent. Quelques mouvements déchaînent mes peines et vont et viennent comme des fantasmes au fond du trouble. Aucune parcelle de mes aveux chastes et forcenés ne trahit le goût de ces orgasmes ; jusque dans ce silence flou et fort ancré, grave mes coraux d'homme tout abîmés.


Les femmes. Au bas mot, je me moque de prêter à faire hurler de rire les érudits sur la question. Mes lignes n'ajouteront rien à la littérature, soyez-en soulagés. Ils termineront sur un forum au bout du net comme ils ont commencé. Le temps dénoue à mon rythme la corde qui me lie encore à la naissance de mes maux. Il me faudra écrire une introspection, la mettre en oeuvre. Mais la venue autobiographique n'est pas souhaitée, ces lignes épargneront cette chianlie. Rien à dire ni à faire croire, le prince endormi depuis des années ne connaîtra pas la princesse charmante. Elle ne sortira pas non plus son glaive pour vaincre la sorcière et venir me réveiller par un doux baiser. Alors, ne vous apprêtez pas à lire un conte de fée. On va parler un peu de tout, de quelques mers communes comme des égouts.
Plus que des instants de pleurésies, tant la souffrance empreinte chaque alvéole pulmonaire de l'autre, celui qu'on écrit en soi pour le détester. Celui qui vient au monde de notre propre cri pour ensuite nous laisser condamner. On lutte pourtant. On lutte, on résiste, on veut vivre malgré tout. Cet Autre nous accule au fond des fautes que nous aurions commis. Celui qu'on pense ne pas être, celui qui est là, presque sous nos yeux. Celui nait de la source qui alimente les mauvaises racines, celles qui lèvent un arbre carbonisé. La mort n'est jamais arride vraiment. La source est présente, elle court sous le sol dans nos espoirs intraveineux, cette eau.
Le silence me laisse entendre cette eau goûter le fond du lavabo. Voilà ce qui se passe lorsqu'on ne va jamais au bout du geste. Lorsque le poignet ne tourne pas à fond les choses pour éviter cette fuite comme une lâcheté de notre esprit dans les tuyaux crasseux de tout un monde qui nous encloisonne bien fermement. Et "clap... clap... clap...", puis ça trace comme des petits escargots. Je m'amuse à tourner le levier d'eau pour varier les endroits. Ainsi, plusieurs chemins, plusieurs gouttes s'affrontent. Elles glissent chacune en profitant des larmes de gouttes précédentes, des phéromones laissés sous le passage des fourmis, ou bien encore pour affiner cette image, de la bave voisine d'une limace pour indiquer aux autres ce qui est bon à suivre. Cependant, ce ne sont que de petites gouttes dans un lavabo, rien de plus. Mais elles font la course et ça me renvoie dans cette imagination qui porte la douleur à chercher l'arrivée. Parfois, la douleur éclate en autant de couleurs, qui traversent les gouttes heureuses parmi les autres, pour me donner un arc-en-ciel. Comme ceux qui me prennent par quelques soirs, ceux qui me révèlent quelqu'un sous un chuchotement chromatique, une femme, une présence à aimer.

Ces gouttes sont l'affaire de toutes les attentions, cela en tout à chacun. Dans l'instant, ces gouttes qui tombent dans mon lavabo pour affronter les égouts, et celles qui tombent du ciel pour permettre à l'arc-en-ciel de naître les fortunes, sont-elles si différentes ? Elles rejoignent pourtant les mêmes égouts... pas toutes, c'est vrai, et non forcément les mêmes égouts, c'est vrai. Mais, à peu près certain qu'elles parviennent à s'accorder, constituées de la même composition. Cependant, aussi bien soient-elles sous le moule d'une constitution universelle régit des mêmes lois naturelles, elles ne finissent pas dans la destinée idéale. Vous le savez, chaque goutte tendent vers l'absorbsion. Il ne faut pas ommettre l'évaporation, ou bien encore la cristalisation, encore pire l'assèchement. Des facteurs supplémentaires qui rayent l'égalité, cette grande et belle illusion pour laisser place à l'équité. Encore faut-il que la chance soit réelle entre chaque goutte. Nous remarquerons que ce cas de figure n'existe pas plus, si nous portons notre attention à l'origine de ces petites gouttes. Dont les unes naissent du ciel, d'autres des robinets, et bien entendu nous pourrions tenir compte de multitudes d'autres qui préfèrent baigner dans la masse pour ne devenir qu'un mouvement sous le regard. Les gouttes ne tombent pas à la même vitesse, dans la nature tout comme sous les robinets. Mon esprit dans cet égard se pose sur une réponse et la traverse presque voluptueusement. Les nuages s'accordent avec terres et mers. Et peu importe si les robinets sont la mécanique de l'être humain, ils dépendront toujours d'une fusion de la nature avec la... nature.
Mais non, ce n'est pas un écologiste qui vous frappe, c'est une goutte entre le ciel et les égouts, peut être entre le robinet et l'évacuation. Toujours du mal à me situer dans le ruissellement des choses. Le sujet ignore jusqu'où ira sa jetée, si point n'en tombe trop à la fois dans son esprit. Dans le cas inverse, si la goutte s'accroche, refuse de tomber ou bien encore ne peut s'écouler comme les autres, l'assèchement est un risque majeur. Avec l'indélicate conséquence d'ajouter à la mauvaise odeur si l'éponge tarde. Dans ce cas l'absorbsion spongieuse nous redonne un corps plus fluide sur l'instant, mais on finit toujours par sécher de nouveau. Sécher dans une fibre synthétique, dans une éponge qui ne provient pas des mers, c'est un comble pour une goutte !

Les femmes, disais-je. Inutile d'en faire une thèse, il me faudrait d'abord apprendre à rédiger un mémoire, donc vivre en dehors de mes propres questions. Rencontrer le sujet, enrayer les préjugés, découvrir la personne. Voilà une bonne réponse, pour ne pas répondre par la généralité de vouloir, en ces temps sous le règne des pigistes, définir un homme et une femme. Autant de temps écoulé, autant de gouttes ajoutées dans nos mémoires, et pourtant aujourd'hui nous oublions l'essentiel : Adan et Eve n'ont jamais vu le jour, et ne connaîtront pas les nuits. Pourtant, cet Adan persiste et Eve signe encore, tant qu'ils le valent bien. Tout est si enfantin dans la société, comme dans une grande cours de récréation. C'est trop facile pour celui qui n'est attiré que par le profit. Au plus moindre, nul besoin de dîplome, ni même d'une grande intelligence en soi, il faut être bon imitateur et travailleur, c'est certain. L'esprit d'un gagnant n'est pas bien compliqué à saisir. Il existait à un moment ou bien un autre dans notre vie. A vie pour certain, le besoin de s'affirmer, de reconnaissance, de possession, ce sentiment d'avoir quelque chose, d'avancer toujours pour aquérir d'avantage. La compétition bien martelée dans l'éducation avec ce petit plaisir lorsque l'autre se trouve entre ses doigts, son sort à la merci de votre geste. L'écrasement défoule et masse les esprits de course.
Nulle envie d'en écrire d'avantage, ces bassesses mutilent mes prochaines pensées, paralysent même ma propre souffrance. Il me faut revenir en mon état, réincarner un monde plus quotidien, quelques corps en avant et des mots suivants les miens. Comme ces petites gouttes qui ne s'écoulent plus, même si la pluie échappe à mon contrôle.


(à suivre...)



[ci dessous : quelques notes pour pas oublier]

Fautes à corriger...

J'embarque la femme de mes désirs, et brûle la joute qui ne peut s'écrire. Aucune éclair craque la gène, naître à sonder nu de tout mon pire. La moindre coupe de tes sourires, ces délivrances d'autre part mènent le charme au bout du fuir ; jusqu'aux sommets, le col de tes habits, et les nuages découpent le ciel des hérésies.
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ThY'D



Inscrit le: 10 Mar 2005
Messages: 4335

MessagePosté le: Dim Mai, 2005 6:30 am    Sujet du message: Répondre en citant

Ta main sous ma peine, des larmes sur la peau,
Ne sèche rien, laisse le granite fuir et m'engloutir,
Ca reste utopique, comment nous découvrir ?
Un être accessible seulement dans mes souvenirs,
Ma main sur la tienne, des larmes sur le beau.

---

En moi, sans larme,
Je pleure, pleure,
Au plus profond de ma chambre,
En moi, sans arme,
Je meurs, meurs,
Serré à fond dans mes sangles,
En moi, sans âme,
J'ai peur, peur.

---

"Je n'aimerai qu'elle.

J'aimerais qu'elle me tienne la main, parfois ; et adoucir la mienne sur son visage. Aller partout ensemble sur le corps, aller au bout de nos doigts d'or. Aller partout ensemble ! Egratigner quelques peaux mortes, et divaguer jusqu'à nos côtes, et puis trouver le fruit de mère, l'amie, l'amante au visage brûlant sous la vague de mes paroles ; sans aucun mot, la langue vole au ras de la marée. Elle se pose et son oeil luit, humidifié. Les yeux se closent à demie lune, mon désir ouvre la voie, sa voix ouvre la porte. Tout s'accorde et nous emporte."
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maJie



Inscrit le: 14 Mai 2005
Messages: 605
Localisation: Bretagne

MessagePosté le: Dim Mai, 2005 2:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant

je découvre ici de bien belles caresses.


"J'aimerais qu'elle me tienne la main, parfois ; et adoucir la mienne sur son visage. Aller partout ensemble sur le corps, aller au bout de nos doigts d'or. Aller partout ensemble ! Egratigner quelques peaux mortes, et divaguer jusqu'à nos côtes, et puis trouver le fruit de mère, l'amie, l'amante au visage brûlant sous la vague de mes paroles ; sans aucun mot, la langue vole au ras de la marée. Elle se pose et son oeil luit, humidifié. Les yeux se closent à demie lune, mon désir ouvre la voie, sa voix ouvre la porte. Tout s'accorde et nous emporte."

Tu as la richesse ThY'D, non pas par la puissance des mots, mais par cette réalité si bien exprimée. Oui, la femme et l'homme c'est aussi cela.

amitié
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ThY'D



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Messages: 4335

MessagePosté le: Lun Mai, 2005 8:08 am    Sujet du message: Répondre en citant

Oui, j'aimerais m'éloigner de certaines choses moins jolies pour me retrouver dans une histoire plus vécue. Lorsque l'esprit ne s'accompagne pas de gestes, il faut bien mûrir autrement... et tout est à l'envers lorsque la rencontre n'existe pas. Et puis on s'enlise en soi même plus que d'enlacer un(e) Autre. Lorsque l'inatendu survient, ça chamboule tout, l'enfant revient avec une âme piégée dans un adulte. Pour se libérer, tout est à vivre. Merci et Amitiés.
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ThY'D



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Messages: 4335

MessagePosté le: Lun Mai, 2005 8:56 am    Sujet du message: Répondre en citant

Lettre à l'ange de mon quartier,

Obscurité saisissante.
La fronde évapore les moments, ces lueurs brillent lorsqu'elle tourne. Eclosion des mondes.
Le dessein désire projeter le silence que nul ne voit, dans l'Autre bout d'un regard. Je découvre le vôtre.
Je suis absent, devant vous. Derrière le bureau.

Ce face à face me perd, les forces louent avec douceur le tête à tête. Encore celle de laisser l'amour me bercer dans l'Autre, mes joies de vie pour vous.

Vous m'apparaissiez plus que même l'aurore rougeoie l'étreinte ; jusqu'à la nuit picorée dans un ciel entoilé. Allonger quelques traits, saisir mes premières impressions au coin d'un été ; votre reflet autour d'un soleil fruité sous une paille commune. Le rond sucré descend dans l'aire glacière pour rafraichir les corps, ça désaltère. Cette proxime distance entre les mots d'une connaissance.

Les versants divers sans vers s'échappent de ma conscience. Ne plus venir. Insupportables circonstances. Ecouter, entendre ma fidélité. Voeu d'un jour particulier, c'est ce qui me parle. Vous saisirez tout de moi et je me jetterai à l'imprévu. Apprenez moi, mon croquis aimerait improviser. Au fond, j'en suis capable, en venir dans une solitude nouvelle et apaisante.

Au delà de là, je vous désire au bout de l'univers pour avancer d'un mètre et empreinter votre soupir. Et puis continuer... dans le sourire. C'est duel, en moi, mais c'est lié ; nulle envie de tout laisser mourir.

Je m'en veux d'être fou... mais j'assume tout.

"Ne m'appelez pas, écrivez-moi."

Si vous le souhaitez, si vous m'aimez ou pas, peu emporte les instants. De grands temps.

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ThY'D



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Messages: 4335

MessagePosté le: Ven Mai, 2005 10:07 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La vie m'a porté à vieillir,

Le désir me portera à rajeunir.

A Karen.
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ThY'D



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MessagePosté le: Dim Mai, 2005 2:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant

"Un souvenir,

C'est une petite goutte de rosée, la fraîcheur matinale d'un naissant printanier. Elle glisse sur ma peau et trace le plus beau souvenir qu'elle puisse me donner. Cette demoiselle. Croyez-moi, je n'en sors jamais indemne. Pris entre l'élan d'un jour nouveau et l'étang de ma solitude. Sombre étendue dans un ciel écaillé comme un vieux vécu posé sur un tableau. La peau et le silence, le beau et la foi restaurent chaque geste posé du peintre. Laisser faire la vie et se défaire le monde. Danser l'univers, naitre un regard, saisir la grâce incarnée dans le geste d'une rencontre, le vent soufflant sur chacune des blanches espérances. Ton visage, celui d'une femme sous l'expression d'une grande Bonté. Une mansuétude apparaît, non dans la trop grande pitié, mais vraiment dans une très grande caresse sur mes blessures, toutes mes blessures. Oui, chacune de tes notes compose la mélodie d'un temps lointain. Un souvenir."
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