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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Ven Aoû, 2007 3:29 am Sujet du message: Lignes de nuit. |
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Prémices... au jour le jour.
Introduction : une histoire d'A...
Patraque.
On ne peut pas en revenir de certaines histoires. Elles nous emmènent, le son d'une plume, la voie de l'être, le bleu du ciel, le chant des anges, elles nous emmènent là où l'on a toujours cru ; ce qu'on a toujours appris à ne faire que rêver en secret, parce que la vie nous dit le contraire. On doit s'en tenir aux faits. Alors, on garde le silence, on laisse les rêves aux fées. Mais on le garde quand même, à l'intérieur de soi, cet espoir d'y voir. Jusqu'au clair de celui qui saura te prendre la main pour libérer de toi tout ce que tu retiens. Au clair de l'une, une histoire qui pourrait s'écrire par millier, mais qui ne saura jamais être écrite. Parce qu'ils nous habitent, plus ou moins selon les âges, ces personnages qui finissent toujours par nous rappeler ceux qui nous parlent.
Je n'ai pas dormi, mais... ton sommeil m'a emporté dans de grands rêves. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci."
Dernière édition par ThY'D le Dim Aoû, 2007 3:06 am, édité 1 fois |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Dim Aoû, 2007 2:03 am Sujet du message: |
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J'arrache les pages.
Sous la tombée des lignes, sa pupille se dilate, elle n'y croit pas. Les pages s'envolent avant de connaître le sol. Elles prennent l'air. Elle batent en mesure et puis se laissent planer au grès des courants. Dans un paysage blanc, du ciel à la plume, un jeté à l'amer de ne pas connaître cette écriture à deux. L'âme d'un adieu. Je les entends comme un appel, elles sonnent à la tombée du soir. Les voix sont chaudes dans un torent de glace. Nos barques frêles fendent tout ce qui durcit l'avenir sur le moment. Pas de voie devant nous, seul un chemin craqué derrière nous comme une première piste ouverte pour que les autres aillent plus loin, puis finissent par atteindre cet ailleurs. Il existe pourtant quelque part, un endroit d'amour, de tranquilité, de paix. Un endroit qui permet aux âmes détruites, à l'image d'un monde brisé, d'être vivant. En grands pionniers, on a perdu. Du moins, je n'ai plus rien à perdre maintenant.
Elle est morte. Je la serrais trop fort contre moi. Nos vêtements épais ne suffisaient pas à lutter. Au début, on ramait. On parlait de temps en temps, juste avant de nous endormir. Parfois, on chantait. On ramait de moins en moins au fil du temps. On parlait moins, on ne chantait plus. On n'avait plus rien, on avait faim. Un ours suivait. Il avait faim lui aussi. Mais sa présence nous tenait compagnie. Il suffisait de le deviner pour que sa silouhette se détache en douceur d'un horizon invisible. Il nous a suivi quelques jours seulement. On regrettait un peu son absence. Nous n'avions plus rien à nous dire. On se regardait à peine. On s'animait comme des robots. Chaque geste était un acte utile, entre la prudence et l'automatisme, on a opté très vite pour ne devenir que de véritables machines à survivre. Seuls la chair et le sang pouvaient laisser à penser que nous étions humains. On économisait tout, même la pensée. On avait froid, c'est pour ça ! Le froid ne nous permettait pas d'y voir plus loin que la réalité de n'être que des corps nés de glace. Proche de la mort, même l'âme finit par disparaître de nos songes. On gèle, on gèle et la métaphysique ne devient plus que de la soupe servit aux bons vivants. Proche de la mort, on ne la voit même pas. Je n'ai pas vu, je n'ai pas vu ! Je l'ai serré juste fort pour la réchauffer. On ne faisait que ça à la fin. Nous étions juste dans les bras l'un de l'autre. Il n'y avait, je crois, que moi qui avançait. Je m'arrêtais un peu pour souffler et pour lui parler. Elle ne se décollait plus de moi. Je n'ai pas vu qu'elle ne respirait plus ! Son visage dans mon coeur. Je ne sais pas si c'est moi ! C'est sûrement moi qui l'ai étouffé ! Je l'ai étouffé contre mon coeur. Elle ne pouvait pas mourir comme ça, elle a toujours été habituée au froid. Et maintenant, allongée dans un monde blanc, elle était devenu un ciel. Ce ciel bleu que l'on cherchait tant.
Elle s'envole aussi comme autant de mots qui s'ajoutent à la mort. Quelque chose qui prend fin. Oui, même la fin est prise par cette chose qui engloutit chaque larme mise au monde par l'espoir. Cette chose ne connait rien, elle dévore. Tout ce qui est beau, elle aime le beau cette chose. Elle mange la beauté sans rien apprécier. Les histoires les plus belles finissent dans la noirceur d'une encre à en faire pâlir la nuit.
Sur ces pages ne sont écrites que des nuits blanches.
Je les arrache et elles tombent. Mais elles ne touchent pas le sol.
Elles s'envolent. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mar Aoû, 2007 1:24 am Sujet du message: |
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le temps et la confiance, c'est égal aux sentiments, ça se vit pour se raconter.
Une ligne échappée d'octobre 2005... comme quoi...
L'écrire et le vivre ce n'est pas tout à fait la même chose.
Vivre le temps c'est ajouter à la confiance pour être égal aux sentiments. Quelques pensées parmi tout ce qui n'arrête pas de déborder, je ne suis qu'un paquet d'enfants perdus, je me raccroche à tort à l'amour. Un idéal masculin inaccessible, autant que des amours impossibles. Et lorsque l'occasion se présente, dérapage incontrôlable. Pas assez de mâturité malgré la traversé du désert. Pourtant, j'ai mâturé les choses pendant longtemps pour vivre l'histoire à la hauteur de l'évènement. C'était sans-doute trop pour elle. Lorsque tout est là, on peut encore le laisser passer. J'ai chuté dans la perte. Je n'ai pas su. Je sais maintenant que je ne serai plus jamais le même. J'ignore quand sera une autre fois. Y songer ne sert à rien.
Le disque dur tourne dans le vide. MSN est ouvert au néant. La palette graphique dort au placard. Le clic-clac ne se met plus en position banquette. Le pc-portable souffle tant il fatigue. Mes doigts frappent pour expirer à défaut d'espérer. Un décors encore emballé. Le dernier sms reçu me rappelle un peu ce qui s'est passé, ou plutôt ce qui n'a pu se produire pour n'en arriver à nulle part. Des nouvelles me sont demandées, des inquiétudes s'expriment. Je ne comprends plus rien. Deux semaines seulement de silence, c'est si peu par rapport à ma souffrance. J'ai envie de disparaître de son monde. De mourir en son esprit. Bien sûr, l'amour et l'amitié sont là. Mais je ne veux pas qu'on en parle quand on aura un autre âge. Je voulais être là, simplement, être là à tous les âges. Vivre ne serait-ce que les quatres prochaines années sans toi, ne pas atteindre avec toi cette nouvelle décennie qui t'attend, c'est ne pas pouvoir t'offrir un cadeau de la vie, c'est tout oublier. J'ai tourné la page, certes, mais ma mémoire me rappelle combien c'était inimaginable, il y a à peine plus de trois mois.
Océan.
Bleu vent, le château de sable peut vite s'écrouler si l'on ne prend pas soin d'y accorder le temps. L'ombre du goeland passe au-dessus des ruines. Les vagues emportent les restes. Rouge, ce fut d'abord un mot d'amour. Maintenant, c'est un caillou coagulé. A l'image d'une thrombose telle que j'ai et qui m'a enlevé "une" vie. J'y reviendrai, cet oeil défectueux m'a profondément perturbé. Certains aléas de la vie sont à maudire. Et plus d'autre mot sont à dire.
Le ressac des dernières vagues parvient à mon écoute. Parfois, un rêve fait surface. Mais je n'ai plus envie. Je plonge mes mains et j'y enfonce ce rêve. Il se débat pour prendre l'air, mais rien à faire, je veux le crever ! Des soubressauts, des mains semblent saisir mes poignées, un fantôme semble me parler, mais rien à faire. Je maintiens fermement le rêve jusqu'à ce qu'il n'en sorte que de l'air, des convulsions aux mortes saisons. Encore quelques secousses et c'est terminé. Plus de rêve.
Quelque chose me parvient encore.
Un cri peut-être, je ne saurai le dire. Des images opaques. Une lumière béante, étouffante, rien de bien très rassurant. Le froid. La vie semble encore être là. Une éternité passe. Je ne peux plus bouger mais le monde vibre à mes oreilles. Un bourdonnement frénétique. Mes lèvres glacées semblent maintenant se réchauffer. Blancheur dure, ce qui d'abord me faisait mal semble disparaître. Plus rien n'entre dans ma chair maintenant. Tout disparait. Mes yeux d'abord, grands ouverts, plongent dans le noir. Ma bouche s'envole. Mon visage s'efface du monde. Plus rien ne vibre autour de moi. La surface de mon bain est parfaitement plane. L'eau semble rougir. Sans-doute les effets à trop haute dose de cet anticoagulant qui me fut prescrit. Les pétales de rose me ressemblent.
Dernières pensées...
"Deux petits oiseaux sont à ma fenêtre. Pends-en soin."
... J'ai qu'une envie c'est de dormir avec toi ! Vivement que tu l'ais cet appart que je vienne un peu avec toi, tu me manques tellement...
... J'ai envie de dormir avec toi ! Vivement cet appart que je vienne avec toi, tu me manques tellement...
... J'ai envie de toi ! Vivement cet appart avec toi, tu me manques...
... envie de toi ! Vivement vienne avec, tellement...
... envie... toi... Vivement... avec... manques... tellement...
... toi... Vivement... manques... tu... appart... envie...
Vivement...
On est bien, là, tous les deux
hi hi hi hi hi... mais arrête, tu me chatouilles
Et si on le faisait ?
hi hi... t'es bête...
Je t'âme...
... _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci."
Dernière édition par ThY'D le Mar Aoû, 2007 1:14 pm, édité 9 fois |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mar Aoû, 2007 1:41 am Sujet du message: |
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Le fardeau à porter au raz de l'eau, peu importe le temps, le vent souffle sur l'instrument qui fait chanter les sirènes, ces vagues à la beauté qui se rebelle contre l'usure des éléments ; vagues à l'humeur humaine, qui passent le temps pour l'éternité, insubmersible surface aux pleins évidents, couleur immarcescible au ciel évadé.
Des lames découpent ces lambeaux de peau marine, les courants communiquent par la vie qui opère, la chair de la mer transpire de l'air et nous sommes enchaînés aux temps. Ces vives étendues que la brume désature vont comme nos pas raconter le futur. J'entre aux abords et je pénètre dans la toile, cette voile qui me guide dans des plaintes libres de s'inachever. Les vagues souffrantes de l'homme sur Terre, le plus grand fardeau d'un grand bleu qui ne cesse d'avoir mal. Une émoragie qui rend le goût amer de constater la vie devenue notre pain.
Les vagues éternelles sont blaissées, et si elle ne meurent pas, elles altèrent les cieux. La mer devenue miope, les nuages émoussés, les suicides collectifs des poissons et les plantes ravageuses. La défense d'un monde qui nous étouffe en silence, doucement, en utilisant la seule arme qu'il faut pour éradiquer notre espèce, nous-même. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci."
Dernière édition par ThY'D le Mar Aoû, 2007 4:29 pm, édité 2 fois |
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B-Lolo

Inscrit le: 24 Avr 2005 Messages: 2707 Localisation: Ben Reims !
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mar Aoû, 2007 2:05 pm Sujet du message: |
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Encore faut-il écrire pour cela
Plus sérieusement (s'il en est) c'est ce que je fais ! Je publie sur Rweb  _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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B-Lolo

Inscrit le: 24 Avr 2005 Messages: 2707 Localisation: Ben Reims !
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Posté le: Mar Aoû, 2007 2:51 pm Sujet du message: |
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Ouvre ton bordel, publie des nouvelles chez un vrai éditeur ! Enfin, je sais pas, fait quelque chose quoi ! _________________
Ce que les Anges ont de commun avec les Elfes, romans et textes en ligne. |
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Esprit

Inscrit le: 22 Mai 2006 Messages: 2490
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Posté le: Mar Aoû, 2007 3:41 pm Sujet du message: |
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| vu tout ceux que tu y écris, ça devient ridicule de se contenter d'un forum...pis dabord on te le repete depuis des années, quand va tu enfin nous écouter, et faire ce pas (au lieu d'y reflechir, comme d'hab, sans prendre de décision...)???? |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mar Aoû, 2007 4:10 pm Sujet du message: |
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Tu parles, la dernière décision que j'ai pris m'est revenue en pleine gueule. Je sais ce que je vaux sur le plan sentimental au moins, pas grand chose. (Mesdemoiselles d'avance passez votre chemin, merci, ça vous fera gagner du temps). En même temps, quand je m'intéresse à quelqu'un, puisque c'est me semble-t-il le plus important... enfin bref, passons. Bon, on va tester d'autres trucs. On va s'occuper un peu. Ca viendra... _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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B-Lolo

Inscrit le: 24 Avr 2005 Messages: 2707 Localisation: Ben Reims !
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mar Aoû, 2007 7:08 pm Sujet du message: |
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Sans-doute samedi à l'appart. Mais ce n'est plus dans mon habitude d'y aller. Si tu as d'autres propositions de nous voir, je suis preneur. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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B-Lolo

Inscrit le: 24 Avr 2005 Messages: 2707 Localisation: Ben Reims !
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Posté le: Mar Aoû, 2007 7:37 pm Sujet du message: |
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Tu peux passer me voir à la fac mais je n'aurais sans doute pas beaucoup de temps à te consacrer, à moins que tu passes pendant midi ! Comme ça tu verras comment je bosse ! _________________
Ce que les Anges ont de commun avec les Elfes, romans et textes en ligne. |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mar Aoû, 2007 7:39 pm Sujet du message: |
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Et un samedi après midi ? Un dimanche ? Sinon pas de pb pour passer à ton boulot... _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Sam Sep, 2007 1:47 am Sujet du message: |
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Un peu de mal, là, mais il faut que je pense à remplir l'estomac. Je vascille un peu. Le décors tangue, une pente, une main, une rampe. Des mots assourdis par le bruit. Rave party. Transe, un rêve parti, la nuit me quitte. Ca court dans le corps. Cieux plissés. Les paupières se déplient pour laisser entrer la douleur en s'y accoutumant. En laissant aller, la douleur change en couleurs. Une image sans fond. Un écran déplumé par le ciel. Le soleil. Esprit lucide, âme à nu. Le soleil brûle. Ecrasé sous la roue nuageuse qui ne cesse de tourner autour du monde. Les anges voyageurs. Les anges. Ange. L'ange que je ne suis plus depuis que je suis redevenu un homme. Cet homme devenu. Revenu là, sur Terre, parmi les blessures qui me mènent, gravées dans la vie. L'eau ruisselle, la pluie abonde, les pas s'en vont. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Lun Sep, 2007 3:44 am Sujet du message: |
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Au début, avec lui, elle se sentait transparente. Il n'y pouvait rien, c'était comme ça.
"Je t'ai lu, comme dans un livre ouvert."
C'était trop violent, quelque part, pour lui. Toute la violence qu'elle a subi, il l'a pris. Il a lu en elle comme un univers. Plutôt que d'en parler, il l'a tu. Ca l'a étouffé. Ce qu'il a réalisé l'a angoissé. Il l'a compris pleinement. Il manquait à la parole quelque chose. Mais tout était là, tout était dit. Ce qu'il a tu l'a perdu. Mais le lui dire aurait été sûrement pire, à moins qu'ils auraient su en rire. Comme elle le lui a dit, il y a des choses pas si importantes. Ces choses qui ne sont pas importantes sont en réalité ce qui compte le plus au monde. Ca, il le savait. Mais il ne savait plus comment aller plus loin. Cette amie qui ne la respectait pas, mais dont elle se sent si proche de part ce qu'elles ont partagé. Et d'autres choses dont il ne pourra que garder en lui. En fait, il a tout compris. Tout qui ne pouvait faire de lui un homme. C'est lui qui s'est senti à poil, finalement. Parce qu'il a tout vu. Sans qu'il ne sert à rien que d'en parler. Il n'a, disons, pas su s'écouter. Un fantôme, voilà ce qu'il est. Il est ces souvenirs que certaines vies gardent. La blessure des âmes lui parle. Il peut les entendre quand il croise un regard. Il peut les voir, parfois. La fissure des êtres, comme une piste ouverte. Il reconnaît sa propre faille. A travers les autres, il pard à la connaissance de soi. Ce fantôme couleur ciel, c'est lui. Et un fantôme, on ne peut pas vraiment l'aimer. Quelque part, il pense l'avoir trompé. On ne peut pas l'aimer, il le sait. Mais aujourd'hui, il a décidé de ne plus créer d'illusion, il ne veut plus faire de magie pour n'avoir lui-même que l'illusion d'être aimé. Il sent qu'il a crée un truc pour vivre une chose qu'il n'aurait jamais du connaître. Il s'est servi d'elle inconsciemment pour se violer lui-même. Il s'est donné des coups de l'âme, des coups de l'âme ! A en faire saigner le monde. Mais il a grandement pris soin d'elle. Il s'est donné sans réserve. Sans pourtant savoir aimer. Ce qui l'étouffait a débordé. Tout cela dépasse l'histoire des êtres. Tout cela, il ne le savait pas. Mais il ne veut plus être un magicien pour ne faire que des tours et puis seulement passer. Il se sent comme un jouet cassé, abandonné. Au creu des mystères, il s'en va pour apprendre à réaliser ses rêves. Quelque chose lui est donné. Avec ce qu'il est, il peut faire naître certains miracles. Comme faire tomber la neige, comme apprendre à se pardonner.
Il bascule, seul, sans personne pour l'enserrer.
Il sent pourtant encore ces mains, parcourant son dos, si délicatement, avec tant de patience et de don, qu'il ne pourra jamais oublier. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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