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La philosophie est elle vraie, est elle utile?

 
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Auteur Message
Lai



Inscrit le: 05 Jan 2006
Messages: 1351

MessagePosté le: Lun Déc, 2008 10:28 pm    Sujet du message: La philosophie est elle vraie, est elle utile? Répondre en citant

A l'école d'Orni ou de Toutatisse, à la confrontation des textes et en particulier récemment à la lecture de l'article sur Ricoeur il me vient une bien drôle de pensée

Et si la philosophie ne traitait en vérité ce qui est utile à la vérité que pour un penseur déterminé?!!

La philosophie n'est ni universelle, ni vraie , elle est vraie que pour quelqu'un à un moment donné?!!

En reprenant la notion de Dasein, nous sommes déjà jetés dans l'existence (heidegger) , le désir de nos parents nous précède (Freud), nous naissons dans une culture ( Levy-Strauss), une culture qui a une histoire ( Foucault), et qui nous impose des Lois ( Gadamer, Kant) Nous sommes aliénés au discours de l'Autre fondamentalement ( Lacan) L'évidence de notre perception de nous même , cette certitude d'être soi (Descartes) est battue en brèche par l'involontaire, tout ce qui s'oppose en nous même à nos projets conscients ( Ricoeur) Pourtant nous pouvons choisir une autre vision (Nietzsche) et choisir l'altérité l'autre comme base de son être au monde ( Levinas, Buber) nous pouvons décider de ne pas rester sur cette béance de l'involontaire en soi pour décider d'aller vers le meilleur de soi ( Spinoza) et ce meilleur de soi pourrait être fondamentalement l'autre , le couple , la société et se définir par rapport à ce donné déjà là !!

Je veux dire par là que tout homme est un tout (Leibniz) et que toute philosophie ne s'applique à lui que par hasard (moi hihi!)
Nous pouvons décider qu'une philosophie, une vision du monde nous convienne ou nous concerne ou pas !
Rechercher de l'universel , c'est poursuivre une chimère ou vouloir réduire la différence

Qu'est ce qui réunit un mythe Sioux, d'un conte Nordique, d'une croyance en l'Alchimie, d'une croyance en Jéhovah?
Qu'est ce qui autorise le plus de vérité entre la perception de soi hors de tout dictat héritée de la culture (Orni) que de se percevoir comme volonté de puissance en acte sur une scène d'opéra ?
Qu'est ce qui relie la croyance orientale dans les quatre éléments et qui fait de la famille le coeur même du sujet , chaque sujet étant inféodé à la famille plutôt que la conception Malgache où les enfants n'ont pas de père et vivent dans la communauté des mamans?

Rechercher des lois universelles là dedans c'est vraiment le vouloir!!

L'homme cherche t il le bonheur? Qu'en est il du masochiste en manque de coup pour jouir ? qu'en est il du bourreau qui torture à l'heure ou je l'écris en Lybie ou en Egypte? qu'en est il du Taliban qui applique la chariah à la lettre y compris sur ses enfants?

Pourquoi vouloir à tout prix que nos catégories soient les catégories d'autrui?

Probablement je pense de plus en plus en un vitalisme personnel, un vouloir vivre qui aille dans le sens d'un conatus, c'est à dire aller vers le plus de joie en soi Mais cet aller vers ne pourra prendre que la forme de mon équation à être au monde , mon donné, mon histoire, mes informations , ma culture, mon intelligence, mon intérêt

Je pense que nous embrassons des idées parce que nous en sommes proches, elles nous séduisent mais celà n'autorise à conclure en rien à leurs validités au bien fondé de celles-ci , aucunement je crois,

VOilà ma réflexion du jour
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Noka_Samanae
Invité





MessagePosté le: Dim Mar, 2009 12:32 pm    Sujet du message: Re: La philosophie est elle vraie, est elle utile? Répondre en citant

Bonjour,


Lai a écrit:
Rechercher de l'universel, c'est poursuivre une chimère ou vouloir réduire la différence


En quoi la vision globale, réduit-elle les détails, qui sont censés se retrouver pleinement, dans cette vision globale?


Lai a écrit:
Qu'est ce qui réunit un mythe Sioux, d'un conte Nordique, d'une croyance en l'Alchimie, d'une croyance en Jéhovah?


L'être, l'existence, et la vie. Le développement humain. Et puis tu parles de croyances, alors que l'universel est censé rechercher la connaissance, et le cadre des croyances, et non pas leur contenu précis, qui peut être très divers, sans remettre aucunement en cause, le cadre, s'il est suffisamment global, suffisamment souple, suffisamment ouvert.

Est-ce que chaque nouvel artiste, chaque nouvel auteur, remet en cause, par nature, toute l'existence?


Lai a écrit:
Qu'est ce qui relie la croyance orientale dans les quatre éléments et qui fait de la famille le coeur même du sujet, chaque sujet étant inféodé à la famille plutôt que la conception Malgache où les enfants n'ont pas de père et vivent dans la communauté des mamans?


Le même manque de réflexion, de raisonnement, et d'analyse, sur l'individualisme, sur l'indépendance, et sur la souplesse et la légèreté?


Lai a écrit:
Rechercher des lois universelles là dedans c'est vraiment le vouloir!!


Ah ça... :)


Lai a écrit:
L'homme cherche t il le bonheur?


Il peut le décider. Dans le matérialisme pur, il n'y a évidemment pas de «nature», de «but».


Lai a écrit:
Qu'en est il du masochiste en manque de coup pour jouir?


Qu'en est-il du pourquoi de cette recherche, généralement très superficielle et limitée, quand elle est extrême et exclusive? Qu'en est-il du stress, de l'oppression, et de la frustration, au quotidien, et de la volonté de chercher un peu de contrôle (à décider, peu importe la décision), d'attention, de libération («bris des tabous», «opposition à ceux qui sont la cause de mes problèmes»), de «sensations fortes» (y compris par pression sociale, et pornographie), d'envies plus ou moins suicidaires («abandon de soi», «rien n'a d'importance»), de manque de réflexion, de raisonnement, et d'analyse, autour du plaisir, de l'idéal, de la lumière, de la tranquillité, de l'exaltation pure?


Lai a écrit:
qu'en est il du bourreau qui torture à l'heure ou je l'écris en Lybie ou en Egypte?


Prostration autour de la violence, et de ses conséquences sur les autres, et sur lui-même, qu'il fasse ou qu'il refuse, et puisqu'il a déjà commencé, d'où «déconnexion» plus ou moins complète de la «réalité», sans pour autant vraiment intérioriser, puisque prostré, et peu de fond de réflexion, d'où «entre les deux», en équilibre très instable, qui renforce toujours la prostration, d'où folie plus ou moins complète, «creux», «vide», «mécanique», aussi bien directement (prostré), que pour essayer de se protéger (ne pas ressentir trop fortement ce qu'il fait et les conséquences).


Lai a écrit:
qu'en est il du Taliban qui applique la chariah à la lettre y compris sur ses enfants?


Peur de «Dieu», habituation, prostration de par violence et peur, pression sociale, manque de diversité et de vision globale, manque de réflexion, de raisonnement, et d'analyse, sur les effets et conséquences, y compris très immédiates. Textes anciens, locaux, pas forcément toujours erronés en soi, mais avec un manque très souvent assez clair, de vision globale, d'où problèmes, sur le long terme, et notamment à notre époque «moderne», avec une diversité, des connaissances, et des techniques, bien plus développées, parce que ces textes anciens ne sont pas adaptés (ou très peu, par les «progressistes», qui de toutes façons prennent généralement pour référence, «le reste du monde», qui est bien entendu pas beaucoup moins négatif, peu importe la religion, ou l'absence de religion).


Lai a écrit:
Pourquoi vouloir à tout prix que nos catégories soient les catégories d'autrui?


Il ne s'agit pas aucunement de pousser, ou pire, forcer, les choses. Ce serait bien évidemment négatif, pour tous, et aurait peu de chance de réussir, et laisserait, dans tous les cas, des marques importantes, pour tous.

Il s'agit surtout de découvrir la vérité, l'absolu, pour pouvoir s'épanouir pleinement dans l'individualité, et dans la diversité. Les catégories erronées, sont généralement très problématiques, pour tous. Et nous n'avons, actuellement, depuis 7000 ans, à peu près que ça.

Mais la question que tu poses, est vraisemblablement orientée vers les gens actuels, qui cherchent effectivement à pousser et forcer à peu près tout et n'importe quoi, sans en avoir, très souvent, la moindre vision précise eux-même, encore en plus.

Dans ce cas, il s'agit simplement de chercher à se rapprocher des autres, à réduire les différences, à être compris, à réduire les risques autour de la différence, l'incertitude, l'insécurité, l'instabilité. À croire que nos catégories sont meilleures, et à chercher à en faire profiter le reste du monde. À ne pas se sentir trop «inférieur», à n'avoir «qu'une vision du monde, parmi tant d'autres». Pression sociale actuelle, autour du «défendre nos idées» (rappel sélectif, puisque l'idée inverse, dont tu parles, le préjugé autour de «la vérité multiple» et «faire sa propre opinion»), ou, au «mieux», «échanger/transmettre nos idées, parce qu'elles peuvent peut-être être utiles à d'autres».


Lai a écrit:
Probablement je pense de plus en plus en un vitalisme personnel, un vouloir vivre qui aille dans le sens d'un conatus, c'est à dire aller vers le plus de joie en soi Mais cet aller vers ne pourra prendre que la forme de mon équation à être au monde, mon donné, mon histoire, mes informations, ma culture, mon intelligence, mon intérêt


Si cela était le seul élément de «but», alors l'équation générale serait la même pour tous, par définition. Ce qui varie, avec ton expérience personnelle, c'est les valeurs des très nombreux et divers paramètres, qui forment ton individualité.


Lai a écrit:
Je pense que nous embrassons des idées parce que nous en sommes proches, elles nous séduisent mais celà n'autorise à conclure en rien à leurs validités au bien fondé de celles-ci, aucunement je crois


Sauf à réfléchir, à raisonner, et à analyser, pour découvrir l'idéal absolu, la vérité, la logique, la raison. La psychologie, la philosophie, la sociologie, la politique, la technique.

Globaliser, assouplir, équilibrer, ouvrir, simplifier, détailler, organiser, structurer, améliorer, stabiliser, sécuriser, tranquilliser, diversifier.

Dans cette pensée, tu nies la logique, il y a beaucoup d'anti-intellectualisme, là-dedans (bien entendu, assez inconscient, et très lié à la société actuelle, à tous nos problèmes, à la vision si floue, qu'on a tous, actuellement, du monde qui nous entoure, et de nous-même, prostrés, apeurés, fatigués, stressés, oppressés, frustrés). Il ne s'agit même pas d'une croyance. Il s'agit simplement d'une erreur, et il est primordial, d'accepter de le reconnaître (chez soi, et chez les autres, bien évidemment), pour pouvoir résoudre les problèmes, et ainsi avancer, tous, sérieusement, rapidement, complètement, et définitivement, vers l'idéal :)


Lumière, lumière!


Meilleure journée.
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Lai



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MessagePosté le: Dim Mar, 2009 3:22 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ben salut Noka , benvenuto icon_wink.gif

C'est marrant que tu sois allé cherché ce texte qui est pour moi un peu mon testament philosophique dans ce forum C'est marrant que tu sois allé le chercher

Tu sais un testament par définition c'est quand on est mort donc il y a une vie après un testament et heureusement je pense que je suis vivant
Donc foin des marbres de carrare et vive la source qui s'invente au quotidien

Ecoutes je ne sais pas si je vais répondre à tes questions mais j'aimerais te faire part de ceci J'ai entendu récemment l'écrivain Van Cauwelaert qui vient de sortir un bouquin sur un sujet fantastique captivant Les NDE
L'histoire est celle d'un type qui tombe en syncope devant le tableau l'empire des lumières de Magritte et qui se trouve happé dans le tableau et vit l'expérience sensorielle la plus excitante de sa vie
Il se réveille à l'hopital et on lui fait savoir qu'il a connu une mort clinique
Ce tableau en réalité était le tableau qui était accroché dans la chambre conjugale et il vient juste de se séparer de sa femme
TOute la quête du livre est d'essayer pour lui de retrouver le moyen "d'enter dans cet état dans la peinture" voilà un essai à la Edgar Poe

Si je te raconte cette histoire c'est parce que dans l'interview VCauwelaert disait que nous avons besoin d'imaginaire pour pouvoir vivre dans le réel

Et bien d'expérience je peux t'affirmer que c'est une pensée juste Lacan a proposé la cure psychanalytique pour "désimaginariser" l'autre , aller vers plus de la "vérité" crue Moi qui ait vécu une cure il y a fort longtemps (je ne m'en plains pas ) j'ai vécu cette "déréalisation" de l'imaginaire, ce rapt de l'imaginaire, la déhistorialisation de soi que j'admet aujourd'hui etre une déshumanisation de soi

Nous avons besoin d'imaginer le monde pour pouvoir l'habiter

Donc la quête est profondément individuelle et par là riche car démondialisée , unique car entière propre à soi

Ce qu'il ne veut pas dire qu'il n'y a pas de lois communes pour les hommes mais celà veut dire que ces lois communes ne "forment" aucun homme

Donc vive tout idéal je dirais pourvu qu'il augmente en soi la puissance de la joie et ma valeur est celle qui augmente le partage de soi au monde et donc idéal qui augmente mon échange avec le monde et me transforme en cette pierre unique et qui est moi
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Lai



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MessagePosté le: Dim Mar, 2009 3:28 pm    Sujet du message: Répondre en citant

A ton âge et j'en ai 45 aujourd'hui j'avais soif de tout , tout lire tout connaitre et en particulier les sciences humaines car la "littérature" ne m'intéressait absolument pas

Donc je te comprends parfaitement et t'encourages dans cette voie ... mais intègre aussi la littérature , la poésie et la musique aux mathématiques et sciences de l'esprit

L'individuel et le particulier sont aussi des miroirs de l'universel et la beauté littéraire la force poétique parfois valent d'immenses discours "objectifs"

Vivre et jouir , échanger , devenir autre et riche de nos rencontres quelles soient "positives" ou négatives Je pense qu'oser la rencontre s'est s'exposer , mais cette exposition douloureuse à mesure du chemin devient un vrai tableau une saveur particulière qu'on appelle soi

Le tout alors s'est de se déprendre de ce tableau et ne pas s'attacher à cette chose si particulière qui s'appelle soi, un rien , une vétille et chercher encore à apprendre à s'inventer oser vouloir devenir autre
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Lai



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MessagePosté le: Dim Mar, 2009 3:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je pense comme toi qu'il y a de l'universel ( je sens Orni qui bouillonne hihi!)

Notre discussion récente sur Malebranche m'a fait beaucoup réfléchir sur une notion "nouvelle" en philosophie ( elle n'a que 300ans hihi! ce qui est fort jeune dans le monde de la culture) à savoir le bruit de fond de l'univers de l'etre qui sourd en nous

Il nous faut je pense pouvoir amplifier en soi ce signal pour pouvoir en prendre conscience mais ce signal existe
Malebranche l'appelait la volonté divine qui est moteur de la volonté de tout homme
Je t'avoue que cette idée me séduit beaucoup Comme Platon je crois que l'homme a contemplé les sphères éternelles et qu'il a dans son microcosme les traces de ce qu'il a vu-senti-entendu

Je crois en ce bruit de fond divin en nous et je crois profondément en la recherche individuelle qu'il appelle liberté vers tous ces biens individuels qui fait la richesse de l'humanité et ce Bien suprême qui vient fondre la liberté en ultime soumission, ultime humilité de la reconnaissance de ce qui est le plus ténu en soi est probablement aussi , en principe homéopathique, ce qui est le plus puissant
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Lai



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MessagePosté le: Dim Mar, 2009 3:37 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Tu parles de prostration et de douleur Je suis justement en train de lire un livre sur la musique ( je suis musicien) concue comme né dans la douleur

Un livre très irritant mais qui a un esprit vif La musique est là pour couvrir les bruits de terreur du monde , la musique né de la terreur

Je ne partage pas tout à fait , même si je pense que l'exercice de la pensée fait taire en soi, le temps d'un moment la prostration devant l'angoisse
Cette méduse qui fige, la terrible Sirène aux sons angéliques
Vive la culture Aie mama mia ! icon_wink.gif
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Lai



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MessagePosté le: Dim Mar, 2009 3:45 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Un sujet qui est très peu débattu en philosophie est la notion d'estime de soi

Ce sujet semble futile Il est pour moi central Nous sommes au monde en fonction de notre histoire qui crée pour soi plus ou moins d'estime ou de mésestimation de soi

Nous devons parler du par-don , le chemin qui répare l'image et l'estime de soi comme chemin pour trouver de la joie en soi

Le pardon est un thème religieux je pense qu'il est aussi un thème philosophique

Pardonner signifierait renoncer à punir A se punir et à punir

Le pardon philosophique passe par la création en soi de la parole C'est à dire la fondamentale croyance en ce que JE dis pour soi a de la force
Quand je dis, c'est je fais alors la force de SA parole nait pour soi

Cet espace est fondamental pour le pardon

Ensuite vient l'engagement L'engagement de soi dans un projet Un projet de réparation de soi envers autrui mais fondé dans sa parole

Et puis joindre le geste à la parole et dire à qui importe les paroles de pardon, dire les paroles d'amour qu'il faut Dire et s'engager pour autre chose , s'engager dans un projet , un projet de soi , un projet pour soi avec autrui

On parle trop peu de l'estime de soi en philosophie pour moi c'est un préalable pour pouvoir entrer dans le chemin de la joie

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Noka_Samanae
Invité





MessagePosté le: Lun Mar, 2009 6:41 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir,

Lai a écrit:
Donc vive tout idéal je dirais pourvu qu'il augmente en soi la puissance de la joie et ma valeur est celle qui augmente le partage de soi au monde et donc idéal qui augmente mon échange avec le monde et me transforme en cette pierre unique et qui est moi


L'idée de «partage» est un peu problématique, niveau individualité et indépendance (enfin à titre individuel, on peut bien entendu ressentir ça comme ça, mais globalement, il s'agit simplement d'expérimenter la diversité, intérieure et extérieure, comme on veut), mais globalement, on parle bien de la même chose. L'idéal n'est pas froid et systématique, tout au contraire, par définition, sinon ce ne serait pas l'idéal, qui est, pour simplifier, «la meilleure solution».

Et l'imaginaire y a bien entendu une grande place, de par l'expérience, la diversité, et le jeu, qu'il fournit.

Je n'ai pas vraiment d'avis sur les «expériences de mort imminente», mais je fais pas mal de rêves lucides (enfin, assez peu, ces temps-ci, parce que je n'y pense plus trop pour l'instant), et la plupart des mes rêves sont semi-lucides, chaque nuit, au moins deux ou trois, et certains sont particulièrement forts (même si rarement bien positifs, mais c'est bien entendu lié à la société actuelle). J'ai aussi pas mal d'amis imaginaires, et un paquet de notes sur le sujet, et sur la visualisation, et divers sujets liés.

Il n'y a aucune raison de rejeter ça, bien évidemment. C'est très positif, quand bien géré, et ça le sera encore bien davantage, dans la société idéaliste, tranquille, calme, paisible, diversifiée, en étant bien réfléchi, raisonné, et analysé, donc en évitant/limitant les préjugés/tabous/ignorances, qui limitent toute expérience.


Lai a écrit:
[...] mais intègre aussi la littérature, la poésie et la musique aux mathématiques et sciences de l'esprit


J'ai quand même parlé un peu de souplesse, d'ouverture, et de diversité, dans mon premier message. Tu schématises trop rapidement, même si je comprends bien que c'est un schéma très classique :)

Je suis notamment assez orienté fantasy, et dessins animés japonais (ceux pour adolescents/adultes, bien entendu), et même si je n'ai pas beaucoup lu de littérature «classique», j'ai une très bonne vision globale et détaillée, de beaucoup de sujets. Je n'ai pas dit que j'étais un idéaliste généraliste, sans avoir pleinement conscience de ce que je disais ;)


Lai a écrit:
L'individuel et le particulier sont aussi des miroirs de l'universel et la beauté littéraire la force poétique parfois valent d'immenses discours "objectifs"


Dans tous les cas, le poème n'ira pas bien loin, niveau détails. Peu importe s'il est raisonné (et encore faut-il qu'il soit bien compris), il y aurait ensuite à réfléchir à tout le reste, pour avancer sérieusement, individuellement, et sociallement.

Mais encore une fois, tu vois «l'objectivité», comme froide, à cause de tous les problèmes passés et présents, autour du systématisme erroné, par des gens qui, finalement, n'étaient donc pas si «objectifs» que ça.


Lai a écrit:
Je pense qu'oser la rencontre s'est s'exposer , mais cette exposition douloureuse à mesure du chemin devient un vrai tableau une saveur particulière qu'on appelle soi


Cette exposition n'est, bien justement, pas censée être douloureuse, dans l'idéal. Il suffit d'être bien réfléchi, raisonné, et analysé, et d'avoir un bon cadre de tranquillité, de sécurité, de stabilité, et de certitude. Alors, enfin, on peut s'épanouir pleinement dans l'expérience de la diversité. C'est le fondement de la société idéaliste: permettre et faciliter l'épanouissement de chacun, librement.


Lai a écrit:
La musique est là pour couvrir les bruits de terreur du monde , la musique né de la terreur


Dans la société actuelle :)


Lai a écrit:
Un sujet qui est très peu débattu en philosophie est la notion d'estime de soi


Ça vient avec une très bonne vision globale de l'être, de l'existence, et de la vie, d'où pleine acceptation, en permettant le détachement, l'indépendance, la force, l'individualité, avec la stabilité, la sécurité, et la certitude, dans un environnement bien tranquille, globalement (i.e., pour tous), en étant bien réfléchi, bien raisonné, et bien analysé, en étant libre, en pouvant vivre pleinement, sans causer de problème significatif, ni pour soi, ni pour les autres.

Ça ne peut venir pleinement, qu'avec la société idéaliste. Il y a actuellement trop de stress, trop d'oppression, trop de frustration, trop d'instabilité, trop d'insécurité, trop d'incertitude, pour même rien que se considérer vraiment profondément. Toujours au bord de la falaise, près à tomber, poussé, forcé... sauter.


Merci pour ta réponse, je vais reprendre quelques autres messages avec pas/peu de réponses, au cours des prochains jours. Si tu veux discuter d'un sujet précis, n'hésite pas. Je pourrais préciser un peu mes connaissances actuelles autour de l'idéal, progressivement.


Bonne soirée.
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Lai



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Messages: 1351

MessagePosté le: Lun Mar, 2009 9:28 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ben la première question bateau évidemment est de connaitre quel est ton idéal dans la vie of course icon_wink.gif tu cours après quoi?

Deuxième question , le virtuel est il l'irréel , l'imaginaire est il aussi une fuite vers ce qui m'empêche de réaliser les actes planplan de la vie quotidienne, le devoir être

Perso je pense que la joie ne peut venir à mon sens que d'un accomplissement de son devoir être donc fuir super si c'est pour mieux affronter , si fuir et créer l'imaginaire c'est pour y demeurer alors je dirais

Achtung minen!! icon_lol.gif icon_lol.gif


Dernière édition par Lai le Lun Mar, 2009 9:35 pm, édité 1 fois
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Lai



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MessagePosté le: Lun Mar, 2009 9:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je pense que le couple soi/ordinateur est un couple à caractère psychotique s'il est exclusif, déréalisant si tu veux

Je ne peux voir perso l'idéal que comme un aiguillon à aller affronter les moulins, prendre sa monture et parcourir les villes et les montagnes et les êtres et les gens mais ... habillé du rêve qui aiguillonne et qui transporte absolument

Il faut parfois de mauvaises bonnes raisons pour pouvoir faire de bonnes choses icon_rolleyes.gif
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Lai



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Messages: 1351

MessagePosté le: Lun Mar, 2009 9:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Vu que tu cherches à refaire émerger d'anciens sujets qui ont connu peu de succès .... des sujets vierges , es-tu un peu un sauveur des causes perdues? un Saint Rita?! icon_wink.gif icon_lol.gif icon_lol.gif icon_lol.gif
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orni



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MessagePosté le: Mar Mar, 2009 11:15 am    Sujet du message: Philosophie Répondre en citant

T'en va pas Lai, des pages comme ça, où veux-tu que je les trouve ?

" Je pense comme toi qu'il y a de l'universel ( je sens Orni qui bouillonne hihi!) "

Il y a de l'universel partout. Déjà, les mots :
Valéry disait : "Ce qui obscurcit presque tout, c'est le langage – parce qu'il oblige à fixer et qu'il généralise sans qu'on le veuille. "
Généralise. D'où j'en veux pas à Debray et Darcos, causer, c'est se mettre induement à la place de l'autre. C'est après que ça se gâte, quand on en fait une vérité, une institution.
Donc je nie que mes mots soient pour toi, même s'ils résonnent en toi comme des mots à toi que tu n'aurais pas utilisés.

Universel : quant à l'espèce humaine, quant à la conscience...c'est peut-être aussi de l'universel.

(Tiens, à propos de musique et d'opéra : une question qui fait suite à...peut-on bien chanter, en articulant ?)

" Qu'est ce qui autorise le plus de vérité entre la perception de soi hors de tout dictat héritée de la culture (Orni) que de se percevoir comme volonté de puissance en acte sur une scène d'opéra ? "

En quoi la volonté de puissance en acte sur une scène d'opéra pâtirait-elle de l'existence d'une conscience désencombrée ?

" ce meilleur de soi pourrait être fondamentalement l'autre , le couple , la société et se définir par rapport à ce donné déjà là "

Le seul inconvénient, icon_wink.gif , c'est que cela pourrait être une façon de ne pas exister ou de douter de son existence.
Tout ce qui rend conditionnel, dépendant de quelqu'un ou quelque chose l'être, ne revient-il pas à en faire une simple conséquence ?
_________________
Le sujet - de la grammaire, de la langue, de la pensée - n'est personne. http://inconnaissance.unblog.fr/2009/12/25/le-sujet-de-la-grammaire/
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Noka_Samanae
Invité





MessagePosté le: Mar Mar, 2009 11:23 am    Sujet du message: Répondre en citant

Lai a écrit:
Vu que tu cherches à refaire émerger d'anciens sujets qui ont connu peu de succès.... des sujets vierges, es-tu un peu un sauveur des causes perdues? un Saint Rita?!


C'est qu'une question de facilité, de pas avoir à lire de longues discussions déjà avancées, dans un premier temps. Et puis une large majorité des sujets, sont des demandes d'aide de lycéens, avec trop peu de contenu, pour que je puisse répondre en me basant dessus.

Il n'y a pas l'air d'y avoir de topic existant, sur le virtuel/«irréel», ni sur l'idéal.

Dans les sujets que j'avais gardé en réserve, j'avais:



J'y répondrais probablement un peu ensuite. Pour l'instant, pour accélérer un peu, je vais commencer par en poster un nouveau, sur l'idéal, en restant le plus synthétique possible, au moins dans un premier temps.
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Lai



Inscrit le: 05 Jan 2006
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MessagePosté le: Mar Mar, 2009 7:59 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
(Tiens, à propos de musique et d'opéra : une question qui fait suite à...peut-on bien chanter, en articulant ?)

" Qu'est ce qui autorise le plus de vérité entre la perception de soi hors de tout dictat héritée de la culture (Orni) que de se percevoir comme volonté de puissance en acte sur une scène d'opéra ? "

En quoi la volonté de puissance en acte sur une scène d'opéra pâtirait-elle de l'existence d'une conscience désencombrée ?

" ce meilleur de soi pourrait être fondamentalement l'autre , le couple , la société et se définir par rapport à ce donné déjà là "

Le seul inconvénient, c'est que cela pourrait être une façon de ne pas exister ou de douter de son existence.
Tout ce qui rend conditionnel, dépendant de quelqu'un ou quelque chose l'être, ne revient-il pas à en faire une simple conséquence ?


Le cantando parlando est la technique clé de base des chanteurs d'opéra italiens , ce qu'on a appelé ensuite le belcanto Celui ci s'est dévalué en une sous catégorie appelé gloussade de vocalises creuses
Le bel canto est tout autre chose il s'agit d'articuler la parole clairement dans le chant , c'en est l'art consommé et si difficile comme la peinture à l'huile d'ailleurs

La volonté en acte dans l'opéra retrouve la spontanéité de l'etre dans un monde débarrassé du diktat du signifiant , le cadre du rôle d'opéra (texte et musique) permet l'incarnation par le chanteur d'une vision , un ressenti primaire du personnage , et par là l'aide à produire l'extériorisation d'un sentiment intérieur, à le vivre et à le faire comprendre L'acte du chant n'est alors plus qu'un cri expressif, une "spontanéité" seconde souchée dans le vrai

L'ouverture à l'autre peut être un pur choix Dans ce choix l'ancrage en soi est fort L'idée du partage comme souci de l'autre à partir de soi, est en réalité un défaire de soi voulu ou spontané mais qui paradoxalement pose le soi comme justement se défaisant de soi , un soi donc particulièrement actif dans sa disparition Un paradoxe fécond qu'on appelle peut être l'amour icon_wink.gif
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